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Au Théâtre Ouvert, le texte d'Hakim Bah revisite le mythe des Atrides, l’un des plus violents que nous ait légué le théâtre grec, en le transposant dans l'ordinaire d'un futur proche monstrueux. « Convulsions » montre toutes les violences, tour à tour insupportables, grinçantes, abjectes, soubresauts d'une humanité à l’agonie, la nôtre.
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Au Musée de Lodève, l'exposition "Et le bleu du ciel dans l'ombre" rend compte du travail réalisé par Manuela Marques lors de la première résidence de territoire de l'institution. Derrière ce titre aussi poétique qu'énigmatique, la photographe convoque la trace, le prélèvement et le déplacement, invitant au voyage dans un paysage chimérique imaginé à partir de ceux arides, des Causses du Larzac.
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Reprise au Théâtre de la Bastille de «Doreen» imaginée par David Geselson à partir de la bouleversante «Lettre à D.» d’André Gorz. C’est depuis l’intimité de leur salon qu’est contée, dans une intensité rare, cinquante-huit ans de la vie d'un couple. L'histoire d'un amour fou, un amour dont la nécessité vitale est contenue dans cette lettre d’adieu au monde. Eblouissant.
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L'artiste Lydie Jean-Dit-Pannel répond à l'invitation à piocher dans les collections du Musée des Beaux-Arts de Dole par un cri d'alarme en faveur du climat où œuvres muséales et travaux récents d'artistes invités retracent la genèse d'une catastrophe à venir. “La fin des jours”, voyage artistique dans l’inquiétude environnementale, rappelle que la nature est le bien commun de l'humanité.
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Retour sur les «Palmiers sauvages» de Séverine Chavrier à l’occasion de son escale au Monfort à Paris. La metteuse en scène entraine le public dans la frénésie amoureuse qui s'empare de Charlotte et Harry. De la fuite à la chute, cette passion sans retour possible déborde et engloutit tout. Une tragédie moderne sur la folie de l'amour réprimé par la morale bourgeoise.
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À Metz, le FRAC Lorraine réunit autour du travail de l’artiste conceptuel britannique John Latham œuvres et documents évoquant les pratiques d’artistes d’âge et d’origine diverses. Ils ont pour point commun de penser autrement les enjeux de la répartition de la connaissance en détournant les processus de la transmission de l’information pour mieux les libérer.
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La 22ème édition du Festival Ardanthé, temps fort de la saison du Théâtre de Vanves, n'aura duré qu'une dizaine de jours, le temps de quelques spectacles, avant d'être terrassé par la pandémie mondiale de Coronavirus. L'occasion de revoir « Le grand sommeil » de Marion Siéfert, né d’un spectacle qui n’a pas eu lieu, interprété par l'époustouflante Helena de Laurens.
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Au Transpalette à Bourges, l'art textile se fait politique. "Soft power" sort le tissu de son champ domestique en évacuant les charges fonctionnelles et décoratives, préalables à son entrée en résistance. Rassemblant des œuvres supports de lutte et d'affirmation réalisées à partir de techniques artisanales ancestrales, l'exposition tisse une histoire populaire de la condition humaine.
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Au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, la nouvelle création de Jean Bellorini transporte le public dans l'intimité proustienne d'une conversation à deux voix mêlant le récit de la recherche aux souvenirs personnels. "Un instant", bouleversante promenade avec la mort, questionne les mécanismes de la mémoire en une intense réflexion sur la vie.
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A Lausanne, le MUDAC pose un regard inédit sur l'univers de la pâte à modeler et sur les usages multiples qu'offre ce matériau coloré et ludique, généralement associé au monde de l'enfance et à l'éveil créatif. Réunissant près de 80 œuvres exécutées entre 1950 et aujourd'hui, "Histoires à modeler" est la première exposition du genre à considérer la plasticine dans le champ la création artistique.