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A l'affiche du onzième Festival Jerk Off, Julia Perazzini réunit des fragments de vie dans un seule en scène qui interroge avec humour les frontières mouvantes de l'identité et du genre. Dans "Holes and Hills", la comédienne suisse esquisse un vibrant portrait de groupe en équilibre précaire. La quête existentielle est une conquête permanente.
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A Béthune, le troisième volet de « la traversée des inquiétudes », pensée par Léa Bismuth en référence à l'œuvre de Georges Bataille, vient clôturer la trilogie par une promenade aérienne qui mène au "bleu du ciel" cher à l'écrivain. Ultime voyage au bord du vide, « Vertiges » offre une échappée sensorielle ouvrant sur un dépassement et une exaltation des corps.
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Nommée au Prix MAIF avec "Special Guest", projet de sculpture-architecture qui réunit des notions contraires pour révéler les incohérences de notre époque, Aurélie Slonina poursuit son infiltration d'éléments indésirables dans l'espace urbain. Ses œuvres aux formes hybrides témoignent de la tentative illusoire d’une domestication maîtrisée du vivant.
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Lauréate du prix Découverte en 2007, Laura Henno revient à Arles avec un récit photographique sur le quotidien de Slab City, campement de caravanes ensablées dans un désert californien où se croisent des vies en déshérence. « Redemption » propose un voyage au cœur de cette autre Amérique blanche, loin des circuits touristiques, à la rencontre des oubliés d'un rêve devenu cauchemar.
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Aux Rencontres de la photographie, Taysir Batniji compose un portrait intime de la diaspora palestinienne à partir du récit de son voyage aux Etats-Unis à la rencontre de ses cousins. Dépassant le simple album de famille, « Gaza to America. Home away from home » interroge la construction des identités en situation d’exil et signe l’une des propositions les plus captivantes de cette édition.
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A Avignon, l'œuvre de Claire Tabouret se déploie en majesté tout l'été. Des grands portraits d'enfants en groupe à la collection Lambert aux troublantes représentations d’êtres masqués de latex à l'église des Célestins, les personnages qui peuplent les toiles de l'artiste nous regardent, nous auscultent, nous sondent, comme autant de miroirs réfléchissant.
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A Paris, le Centre culturel canadien célèbre l'art post-colonial de Kent Monkman dans une magistrale exposition où de grandes toiles de facture classique, s'inscrivant dans une histoire de l'art occidentale, sont détournées pour mieux interroger la domination qui sous-tend les rapports de race et de genre.
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Pour sa première grande exposition en France, l'artiste autrichien Martin Beck compose une partition où se croisent des temporalités différentes, préoccupation majeure dans son travail. "Dans un second temps" rassemble des œuvres récentes aux formes changeantes et évolutives qui transforment les espaces d'expositions du FRAC Lorraine à Metz en une œuvre d'art à part entière.
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Pour le festival des écoles de théâtre public, Tiago Rodrigues met en scène les étudiants de la HEADS de Lausanne dans seize lettres de rupture qui sont autant de variations pour seize comédiens, un voyage où rien ne se passe comme prévu. Drôle, poétique et kafkaïen, le conte se fait politique lorsque il évoque Lisbonne après la crise, où les touristes ont remplacé les habitants.
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Artiste rare, figure majeure de l'hyperréalisme américain, John DeAndrea présente une dizaine de sculptures à la Galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois. Pour sa première exposition parisienne depuis trente ans, il crée le trouble par la seule présence de ces corps sculptures. Ces leurres au réalisme confondant sont-ils des utopies ou des vanités?