Parmi les ministres de l’Education nationale ayant utilisé les services de l’Ecole alsacienne, on a failli oublier le troisième, à savoir Jean-Pierre Chevènement, même s’il semble que ce fut transitoire. Mais il a bien été le héraut de la formule « élitisme républicain » rapprochée abusivement d’une formule attribuée à Langevin.
Il a fréquenté la prestigieuse « Ecole alsacienne » avant d’obtenir un master en affaires publiques à l’IEP de Paris. Il fait ainsi partie de la moitié des huit ministres de l’Education nationale qui l’ont précédé ayant fréquenté une école privée, le plus souvent prestigieuse. Une « nouvelle période » qui se confirme.
Selon Le Figaro du 8 juillet, c’est ce qu’a « tranché un ministre de poids : « L’Éducation nationale est un naufrage ; il va falloir se montrer radical ; il faut tout désétatiser ». A priori, cela ne saurait surprendre puisque l’on sait que le Président de la République se situe volontiers dans la mouvance « libérale ». Mais pourtant....
Il y a de quoi si l’on mesure le glissement progressif vers une focalisation nationale emblématique. Dès 2024, le « service national universel » consistera en une période de deux semaines pour les élèves de seconde volontaires, avec lever de drapeau et Marseillaise chaque jour.
Dans le registre des propositions rétro sur l’Ecole portées généralement par la droite, on peut enregistrer celle que vient de faire le député LFI Jérome Legavre qui « plaide pour le retour de l’école normale et des IPES ». Avec des approximations historiques afférentes à ce genre de propositions restauratrices.
Selon un sondage réalisé par Cluster17 pour Le Point à la mi-mai auprès d’un panel de 1864 personnes , « la question du financement public des écoles privées reste particulièrement clivante : 42% des Français sont favorables à la suppression de ces financements de l’Etat [...] alors que 49% sont contre leur suppression ».
On a actuellement le trio constitué par la première ministre Elisabetth Borne, le président de la République Emmanuel Macron et le ministre de l’EN Pap Ndiaye, bien discret. On a eu il y a une génération le trio constitué par la première ministre Edith Cresson, le président de la République François Mittterrand et le ministre de l’EN Lionel Jospin, bien discret sur le sujet lui aussi.
Il s’agit pour l’essentiel des écoles privées dans l’enseignement supérieur dont on parle peu. Elles reçoivent pourtant actuellement un taux d’étudiants qui a doublé depuis vingt ans alors qu’il était resté stable dans la dernière décennie du XX° siècle. Et Martin Hirsch est à la manoeuvre sur France Info..
Selon son principal auteur, Max Brisson, la proposition de loi LR discutée au Sénat « porte des marqueurs de droite ». Ils sont en effet évidents, et ils ont la particularité de n'avoir finalement jamais été actés lorsque la droite (RPR ou UMP et leurs alliés) était majoritaire au Sénat et/ou à l’Assemblée nationale…
On connaît Eric Zemmour pour ses raccourcis idéologiques et ses références historiques approximatives. Mais là il vient de faire fort à propos des musulmans et du Coran