Hebdo du Club #74: les nouveaux visages de la grève

Le mouvement de contestation sociale né du projet de «contre-réforme» des retraites attise la verve des contributeurs du Club. Des nombreux enjeux qui traversent cette mobilisation naissent une critique acérée et une espérance de convergence. De cette lutte émergent de nouveaux profils et des engagements inédits. Retour sur une semaine mouvementée.

Est-ce un mouvement social né pour durer ? Un coup d’arrêt possible au néolibéralisme ? Ou se profile-t-il une inévitable énième défaite à l'horizon ? Des enjeux qui traversent cette mobilisation : le financement des retraites, les difficultés particulières de l'éducation nationale, le discours public à double face, de l'engagement de la jeunesse au prix de la liberté de manifester et d'informer, le Club est traversé par des prises de parole rares, donc précieuses. Peut-être est-ce aussi tout simplement un mouvement pour se retrouver ensemble, le besoin de dire par les images, d'immortaliser les promesses d'un lendemain qui ne déchante plus ? Retour sur une semaine de mobilisation.

 

5 décembre, et ce n'est que le début, dessinée en manifestant © Laura Genz 5 décembre, et ce n'est que le début, dessinée en manifestant © Laura Genz


«C'est Nabum», en amoureux des mots, s'amuse de l'étymologie latine du mot grève qui vient de grava, sable, gravier, pour tisser un billet à la fois grave et poétique, semer « Un petit caillou ou même un plus gros dans la chaussure des marches immobiles et souvent rétrogrades de la clique qui gouverne. » un petit caillou formé par  « ceux qui restent sur le sable et se mettent à battre le pavé » pour que la journée de grève soit : « un gros pavé dans la mare, un caillou lancé aux marchands de sable qui nous endorment en vaines promesses, fausses mesures et honteuses régressions de nos droits. » Au lendemain d'une journée de grève massive, Jean-Claude Charrié note que Ce n'est pas assez et la division est l’écueil à éviter : « il ne suffit pas de s'indigner, il faut se mobiliser solidairement. Il faut investir nos colères individuelles légitimes dans le combat collectif qui est LA condition du succès. La division est le pire des ennemis. » 

C'est également de solidarité et de division dont il est question dans le témoignage de Sylvain Pattieu qui narre l'AG de cheminots Au Bourget : « Il y a une collègue qui fait toujours grève, toujours, et le week-end dernier, elle a dit moi je bosse, c’est le week-end alors je bosse, elle est venue samedi matin, ils lui ont dit tu ouvres le poste, et quand tu pars tu le fermes, alors elle a compris, ça veut dire qu’elle était la seule à bosser, et ils lui ont dit demain dimanche pareil, tu ouvres et tu fermes, ça veut dire que si les trains roulaient, c’est parce qu’elle était là, elle et elle seule. Alors elle a réalisé, elle a pleuré, elle a appelé un collègue, elle lui a dit, tu te rends compte. Aujourd’hui elle est en grève.»
Et de s'interroger : peut-être qu'à postériori « décembre 2019 » sera un mouvement historique, un coup d’arrêt au néolibéralisme, ou peut-être que cela sera « la curée », la défaite. Peut-être que cela sera plus nuancé mais l'essentiel est de : « Ne pas rester seul, c’est l’idée. Tout le monde sait que ça va être dur, ça va durer. Mais cette fois il y a l’espoir de gagner. »

Financer les retraites © Baptiste Dupin Financer les retraites © Baptiste Dupin

Si de nombreux contributeurs se sont attelés à couvrir avec constance les manifestations par des reportages photographiques, parmi lesquels Georges à Clermont, Jean-Pierre Favier, ou encore Alain Bonneau, plusieurs ont privilégié un décryptage des mesures envisagées. C'est le cas de Maxime Combes, qui souligne qu'un des arguments majeur du gouvernement est d'affirmer que la retraite par point améliorera la situation des plus précaires en introduisant une retraite minimale de 1000 € par mois. Mais l'économiste, porte-parole d'Attac France, relève que cette promesse n'est qu'un simple recyclage inscrit dans la loi de 2003 et déjà portée à l'époque par Jean-Paul Delevoye : « Appliquer la loi existante suffirait donc à appliquer cette promesse ». De son côté, le collectif Nos retraites analyse un aspect peu abordé, la question de la retraite en tant qu'enjeu féministe crucial. Pour ce collectif de citoyens engagés, la réforme envisagée met en jeu la question des inégalités économiques de genre et interroge fondamentalement l'autonomie financière des femmes.

En s'inspirant de Jérome Baschet, Glorieux soupçonne que pour une majorité de français, la retraite à points met à mal le sens qu'ils donnent à leur vie : « Chacun sait bien qu’une fois ce point dans les mains de fonctionnaires qui naviguent entre banques et ministères, l’objectif sera de le réduire jusqu’à ce que l'on ne puisse plus compter que sur l’épargne en banque, à la merci d’une crise boursière » Puis il poursuit, lucide : « Avec des points, sans les points, un âge pivot, ou plancher, peu importe ; le problème, c’est la vie avant la retraite. »
Même souci du comptage des points inutiles pour Sébastien Villemot qui explique que le passage à un tel système de retraites n’est pas qu'un simple « artefact technique ». Pour lui, la réforme proposée, au-delà de la baisse prévisible du niveau des pensions, engendre une logique d’individualisation, de capitalisation, destructrice des principes de justice et de solidarité actuel qui créent du lien entre les générations : « Une perspective nettement plus enthousiasmante que celle de se résigner, chacun·e dans son coin, à compter ses points. »

Décrypter les « garnousettes » gouvernementales

Alors que Martine Orange dévoile comment le fonds américain Blackrock souffle ses conseils pour la capitalisation à l'oreille du pouvoir, les contributeurs du Club se sont attachés à opérer un décryptage du « discours public » et à un décodage en règle des « arguments » délivrés par les représentants ministériels. Henri Sterdyniak revient sur l'interview « atterrante » de Gérald Darmanin dans le JDD où l'économiste, fin spécialiste de la question, rectifie méthodiquement les mensonges promulgués par le ministre et conclue : « La retraite constitue un droit social, un partage entre les actifs et les retraités, issu d’un ensemble de compromis sociaux. Elle est essentiellement financée par les salariés, sous forme de cotisations sociales ; les organisations syndicales devraient donc avoir le droit de la gérer. Il n’est pas acceptable que la technocratie et les politiciens bateleurs la dégradent à leur guise. ». Luc Bentz s'attache de son coté à la différenciations entre les règles des retraites de la Fonction publique et celles du secteur privé qui se sont selon lui progressivement alignées depuis 2003 et l'image des « fonctionnaires budgétivores privilégiés » ne seraient qu'un travestissement illusionniste d'une réalité plus complexe. 

Pas d'annonces magiques mais un escamotage pour les retraites © Christian Creseveur Pas d'annonces magiques mais un escamotage pour les retraites © Christian Creseveur

C'est à partir des carabistouilles, dites « garnousettes » qu'Yves Faucoup réalise un compte-rendu des prestations télévisuelles des ministres en charges de défendre le projet. L'aspect sur lequel s'attarde le chroniqueur social et qui le « débecte », c'est leur façon d'utiliser leur histoire personnelle à des fins de communication : « Cette façon de faire est en réalité révélatrice de leur incapacité à convaincre avec des arguments sérieux. Ils comptent sur le fait que l’on puisse être sensible à ce que leur père ou leur grand-mère a vécu ou a dit. Un besoin irrépressible de montrer qu’ils sont des êtres humains. Quitte d’ailleurs à enjoliver le tableau. » Comme l'analyse Paul Cassia, c'est toute la parole d'Emmanuel Macron qui révèle à chaque discours sa superficialité, du « Congrès de Versailles » au « Monologue du grand débat». Le professeur des Université en droit relève, nourri d'innombrables exemples, le champ sémantique incantatoire et creux qui préfigurait ce qu'il s'est passé pour la réforme des retraites : plus de deux ans de réflexions, de réunions (inter-)ministérielles diverses pour qu'au final personne, pas même le gouvernement, n'arrive à expliciter clairement la réforme qu'il propose : « Cet amateurisme a, entretemps, coûté aux contribuables nationaux un "pognon de dingue". »

C'est peu dire que dans ce contexte de conflit social et de décrédibilisation de la parole publique, « l'omission déclarative » d’un possible conflit d’intérêts de Jean-Paul Delevoye sème - comme le souligne François-Xavier Berger, avocat et Wael Mejrissi, salarié de la RATP - le « nouveau poison du doute », de nature à saper la confiance des citoyens dans leurs institutions : «L’on reste interdit, à ce niveau de responsabilité, par la notion d’erreur alors même que la possibilité d’un conflit d’intérêts existait puisque le haut-commissaire a depuis indiqué qu’il démissionnait immédiatement de ses fonctions d’administrateur au sein de cet institut de formation».

Lycéens agenouillés, Mantes-la-Jolie - Modèle éducatif ? © Baptiste Dupin Lycéens agenouillés, Mantes-la-Jolie - Modèle éducatif ? © Baptiste Dupin

Très présent dans le Club par l'entremise de nombreux contributeurs, l'éducation nationale est un secteur particulièrement touché par le projet, comme l'explique ironiquement Pascale Fourier qui s'amuse à calculer la future augmentation promise par Jean-Michel Blanquer pour compenser la perte de pensions induites par la réforme des retraites. Très mobilisés, les enseignants le sont à double-titre, en premier lieu dans la continuité de la réforme du Lycée, comme le rappelle le collectif  Balzac Paris Mobilisé dans Réformes iniques, réformes cyniques: Saison II : « La réforme des lycées était motivée par une pure et simple volonté de réduire le nombre d’enseignants au sein de l’école et de faire ainsi des économies budgétaires, dans le total mépris du travail et du bien-être des élèves et de leurs professeurs. » Le collectif estime que la mise en place de cette réforme a été menée « tambour battant » et s’est faite sans considération pour l’opposition exprimée par la communauté éducative. Pour eux, l’anxiété croissante des élèves, les effectifs pléthoriques, sont les preuves tangibles qu’aucun souci pédagogique n’a présidé à son élaboration : « Quelle vision d’avenir pour le pays faut-il bien avoir pour brutaliser ainsi la jeunesse en formation ? » C'est également les effets réels de cette réforme mise en place depuis la rentrée que décortique également un groupe d'enseignant de Lettres du Lycée François Truffaut à Challans, relayé par Anne Mongodin dans On grève! Des profs de français entre désespoir et colère.

Les nouveaux visages de la contestation

Tous, pris dans la roue, comme un hamster © Jean-Pierre Favier Tous, pris dans la roue, comme un hamster © Jean-Pierre Favier

Si les acteurs accoutumés aux mouvements sociaux sont bien présents, plusieurs prises de parole et engagements assez rares en temps de mobilisation traditionnelle soulignent l'importance du moment. C'est par exemple Peioroth64, ingénieur en développement logiciel, qui se voit comme un privilégié et narre dans Le premier jour de grève de ma vie avec honnêteté et franchise les raisons qui l'incitent à faire grève. C'est ensuite tous ces témoignages d'indépendant ou de salarié du privé qui expliquent l'importance de se signaler comme gréviste malgré les difficultés que cela engendrent, comme Vincent G dans Retour sur une journée tout sauf ordinaire : « Défiler ne m'a jamais couté un jour de salaire, n'a jamais nécessité que je déclare publiquement à mes supérieurs que j'ai mieux à faire ce jour là que de venir travailler pour eux. Bref, si j'ai déjà participé à des manifestations, je n'ai jamais vraiment eu à me mouiller pour le faire. Car quoi qu'on en dise, la grève est un droit, mais faire la grève dans une entreprise privé reste délicat. » Régis Portalez en fait de même dans un texte qui revient lui aussi sur sa position de cadre privilégié dans un monde néo-libéral absurde où il affirme que se retirer du monde ne le change pas et donne rendez-vous : « à s'unir en destin aux classes populaires qui ont les mêmes désirs: vivre libre et dignement. C'est ce qui se joue demain. Le présent est monstrueux d’absurdité, mais si le monde nous hérisse, ne nous contentons pas de le quitter, battons-nous pour le changer, car la démission ne sauvera pas le monde. A demain, Aux jours suivants. »

C'est encore, plus d’une centaine d’actrices et d’acteur du numérique réunis dans le collectif On est la tech qui publie un appel commun aux travailleuses et travailleurs du numérique à se mobiliser pour dire non à la réforme des retraites du gouvernement et pour proposer une alternative : « réduire le temps de travail en mettant la technologie au service du bien commun. abaisser l'âge de départ à la retraite et réduire le temps de travail en mettant l'automatisation au service du bien public plutôt qu'à celui de quelques milliardaires. » Dans la même veine, Joëlle Le Marec relaie également un appel à l'action solidaire destiné à l'ensemble des collègues informaticiens et informaticiennes travaillant dans les administrations et les grandes entreprises : « Vous savez que la grève "classique" est aujourd'hui beaucoup moins efficace car l'appareil productif est beaucoup moins entravé avec la dématérialisation et l'externalisation de quantité d'activités. Vous savez que tous ceux qui font grève aujourd'hui, courageusement, sacrifient beaucoup et prennent de gros risques. Vous savez aussi que ce qui permettrait un réel rapport de force serait une action concernant le blocage ou le ralentissement de procédures dématérialisées, ou la manifestation d'un soutien, sans bien sûr "saboter" quoi que ce soit, mais il doit exister des réflexions, comme dans le cas de toutes les mobilisations. Nous voudrions que vous vous exprimiez à ce sujet. »

premiers concernés © Alix Frégier premiers concernés © Alix Frégier

« À notre âge, on n’y pense pas à la retraite » déclare Solal dans le reportage photographique réalisé par Rachida El Azzouzi, car à vingt ans, la retraite relève d'une abstraction lointaine. Concernés au premier chef, partout en France, de nombreux lycéens et étudiants d'université se sont mobilisés pour dénoncer la précarisation. C'est le cas de Jeanne Deaux qui revient sur la journée du 4 décembre à la Sorbonne où s'est tenue une assemblée générale étudiante pour quitter : « Un instant la logique gestionnaire, le droit et les discours politiciens, pour s'ouvrir un peu à la dimension de l'événement de ces jeunes vies qui se suppriment, tout simplement parce que l'organisation sociale qui s'édicte dans les palais feutrés nous prend chaque jour un peu plus à la gorge. » C'est cette présence de la jeunesse dans le mouvement social qu'interroge Lucas Alves Murillo, étudiant en Sciences politiques, dans Grève cherchant jeunesse : « Pour la jeunesse, celle de 2019, parler constamment de 1995 est un non-sens. C'est un épisode auquel le monde médiatique se réfère, mais il ne parle plus à une grande partie du pays. Tout comme les mots, le choix de l'histoire éloigne la jeunesse du concept de lutte qu'est la grève. Celle du 5 Décembre est une occasion d'écrire une nouvelle référence, oublier celle de 1995, construire une nouvelle histoire et surtout amener, enfin, une nouvelle victoire sociale. »

Mais il ne suffit pas d'être jeunes pour se sentir visé par la réforme, de nombreux témoignages narrent que même s'ils ne peuvent se mettre en grève « officiellement », de nombreux retraités sont les premiers actifs du mouvement. C'est ainsi avec une certaine malice que Jean-Jacques Joulie, ancien militaire, raconte sa première bouffée de gaz lacrymogène et comment il a débuté une carrière de manifestant à 62 ans : « Mon écharpe de la fête des pères ne fut pas d'un grand secours. Avec ma compagne qui porte des lentilles rigides nous sommes allés nous mettre à l'abri. Je lui ai rincé les yeux qui lui faisaient mal avec un peu d'eau. En toussant mais pris de fou rire nous nous sommes dits Macron ne sauvera pas nos retraites mais il se pourrait que malgré lui ils rendent nos vies plus intenses. »

Déjouer la stratégie de la peur, de la division

Comment manifester, quand c'est notre vie qui se retrouve engagée ? C'est la question que pose Jeanne Deaux car « Quoi que puisse dire Aristote, et toute la philosophie, il n’est rien d’égal au sérum phy. » Elle revient dans ce billet sur l'expérience personnelle d'une blessure corporelle en manifestant et l'écho intime que cela a provoqué. Pour elle, les manifestations d'aujourd'hui sont presque des tragi-comédies, tellement les sentiments qu'elles provoquent et les situations qu'elles donnent à vivre sortent du cadre ordinaire de nos vies, semblent absurdes, et nous sortent de nous-mêmes. « De ces expériences plus que de n'importe quelles autres viennent les sentiments de l'impossibilité de revenir en arrière et d'une innocence envolée pour de bon. Ils ont marqué dans ma chair la nature réelle de leur pouvoir, et le tempo politique de nos démocraties libérales. Un choc, la peur, et la vie qui s'en retrouve à jamais différente. A tous les niveaux, même le plus primaire qui soit, vivre la manifestation me fait éprouver la nécessité brûlante que le monde doit changer. »

La France en colère © Élisa Perrigueur La France en colère © Élisa Perrigueur

Dans L'épouvantable bête! , Maud Assila interroge avec poésie les finalités des nouvelles logistiques de maintien de l'ordre dans une métaphore « monstrueuse » de la nasse où les « relais poisseux » du pouvoir se dressent sur tout le territoire pour « empoigner la masse qui manifeste » pour l'empêcher de se « mouvoir et de se faire entendre ». Pour elle l'objectif de fragilisation des corps est aussi symbolique qu'explicite en s'appuyant sur le personnage de Winston Smith dans 1984 de George Orwell : « Le règne par la terreur, quand bien même il serait exercé par un pouvoir à l'agonie, n'a pas pour seul but de nous faire taire. Ce qu'il a dans le viseur, c'est la réduction à néant de notre volonté. »

 

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Grève générale et état d'abstraction © Céline Wagner Grève générale et état d'abstraction © Céline Wagner

Bienvenue aux nouvelles contributrices et nouveaux contributeurs, quels qu'ils soient, d'où et de quoi ils parlent, qu'ils répondent aux appels à témoignage qui nourrissent la réflexion anonymement ou partagent leurs opinions proclamant, de leur nom haut et fort, leur accord et désaccord. Prenez la place qui vous convient, Le Club de Mediapart est pour vous.

Cette semaine, c'est par l'ajout d'un sous texte aux lettres du ministre Blanquer que Seb Charb donne avec humour à saisir un fossé patent de perception en ajoutant sa prose entre parenthèse à celle du ministre notamment dans Des lycéens bien sages...

Alors qu'un projet d'amendement à la loi Avia, mettant à mal la liberté d'informer, suscite de vives réactions, c'est sur les violences policières qu'Emilien_Schl signe son premier billet retraçant l'action symbolique de journalistes membres du collectif REC (Reporter en colère) qui s'est soldée par plusieurs interpellations et blessures.

Baptiste Dupin, militant associatif, publie ses premiers portfolios et Lison Barberye livre un témoignage poignant dans Lettre ouverte à mon agresseur.

Merci à Olala d'avoir ouvert le placard à archive et ressorti sa mendie-bulle pour saluer un départ que l'on espère provisoire.

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