27 mai 68: Grenelle à la poubelle

N°63 de ma série "1968" qui comptera plus de 100 articles sur l'année. Avec le rejet des accords de Grenelle le 27 mai, s'ouvre une crise que beaucoup espèrent "révolutionnaire" lors du meeting de Charléty. Prochain article: "28 mai 68: décomposition et chantage à la guerre civile".

27 mai 2018

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Les négociations entamées entre les syndicats, le patronat et le gouvernement le 25 à 15 heures ne s’achèvent que le 27 mai au petit matin.  Elles sont l’aboutissement de séries de contacts entre patronat, gouvernement et syndicats. Premier tour de table: la CGT demande l’abrogation des ordonnances, le paiement des jours de grève et l’échelle mobile des salaires comme conditions préalables à toute négociation. Concernant le salaire minimum, Etat, patronat et syndicats sont d’accord pour le remonter de façon importante. La négociation bloque sur le reste. Mais la deuxième nuit de négociation, selon Adrien Dansette ( Mai 68, p. 136), Séguy retrouve Chirac vers 4-5 heures en tête à tête et renonce alors à l’abrogation des ordonnances et à l’échelle mobile des salaires (voir aussi Jacques Baynac, Mai retrouvé, p. 73).

Un article de 2008 de Michel Noblecourt  détaille les péripéties de la négociation, y compris celle qui suit. Dans son livre Le Mai de la CGT Georges Séguy raconte que le premier ministre lui a tenu "en substance"  les propos suivants : "L'orientation de la politique extérieure du général de Gaulle a beaucoup d'ennemis à l'extérieur et à l'intérieur, y compris parmi ceux que vous souhaitiez avoir comme alliés contre nous. (...) Ils espèrent, à la faveur des événements dont la France est présentement le théâtre, rétablir le cours de la politique atlantiste de la IVe République. (...) Pour ma part, je puis vous assurer d'une chose. Je préfère être simple fonctionnaire d'ungouvernement communiste que premier ministre d'une France dominée par les Américains." 

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Au lever du jour du 27 mai, après l’entretien discret dans la nuit entre Chirac et Séguy, Pompidou annonce le protocole d’accord à la presse. Georges Séguy lance : « La reprise du travail ne saurait tarder». Les partenaires non pas de "l'accord de Grenelle", qui n'a jamais existé, mais du « Projet de protocole d'accord des réunions tenues les 25, 26 et 27 mai au Ministère des Affaires sociales sous la présidence du Premier Ministre », sont la CGT, la CGT-FO, la CFDT, la CFTC, la CGC, la FEN, la CGPME et le CNPF. Il comporte 14 points:

  1. Hausse du SMIG (équivalent du SMIC aujourd’hui) à 3 francs l’heure à compter du 1er juin 1968.
  2. Salaires des fonctionnaires et assimilés : discussions en cours.
  3. Salaires du secteur privé : augmentation de 7 % au 1er juin 1968, qui comprend les hausses déjà intervenues depuis le 1er janvier 1968. L’augmentation est portée à 10 % le 1er octobre 1968.
  4. Réduction de la durée du travail : accord sur le principe d’un accord "en vue d’aboutir à la semaine de 40 heures ". Avant fin 1970, réduction de deux heures pour les horaires supérieurs à 48 h/semaine, et de une heure pour les horaires compris entre 45 et 48 heures.
  5. Révision des conventions collectives : engagement des parties à se réunir pour ajuster les conventions collectives en fonction des résultats des négociations de Grenelle.
  6. Emploi et formation : les parties s’engagent à trouver un accord pour améliorer la garantie de l’emploi, les reclassements et la formation.
  7. Droit syndical : engagement du gouvernement à faire voter une loi sur le droit syndical dans l’entreprise. D’ores et déjà, l’accord se fait sur les locaux syndicaux dans l’entreprise, les crédits d’heures aux délégués.
  8. Sécurité sociale : baisse du ticket modérateur de 30 % à 25 %. Accord sur le principe d’un débat parlementaire de ratification des ordonnances.
  9. Allocations familiales : aménagements pour les familles de 3 enfants, pour la mère au foyer, pour le salaire unique.
  10. Vieillesse : augmentation (non chiffrée) du minimum vieillesse au 1er octobre 1968.
  11. Fiscalité : Promesse d’une réforme de la fiscalité comprenant un allègement de l’imposition des salariés.
  12. Pouvoir d’achat : promesse de réunion gouvernement-patronat-syndicats en mars 1969 pour discuter de l’évolution du pouvoir d’achat au cours de 1968.
  13. Prix : le CNPF demande que le contrôle des prix ne soit pas plus strict que dans les pays concurrents du Marché commun.
  14. Journées de grève : elles seront récupérées. Une avance de 50 % est versée, remboursable par imputation des heures à récupérer. En cas de non-récupération au 31 décembre 1968, l’avance reste acquise.

La majorité des points sont des leurres. Les points 2, 5,  6,  11, et 12 ne sont que des promesses. Ce dernier est tout ce qui reste, c’est à dire très peu, du "préalable " du rétablissement de l’échelle mobile. Le point 4 comporte un engagement sur les horaires de 45 et 48 heures, mais de principe seulement sur le retour aux 40 heures. Rien ne remet en cause les cadences, autrement dit l’intensité du travail, lié notamment au salaire aux pièces, pourtant largement mis en cause pendant la grève. Le point 10 s’engage sur la date, mais pas sur le montant de la réévaluation du minimum vieillesse. Le point 8, faisant passer de 30 % à 25% le ticket modérateur est tout ce qui reste du préalable de l’abrogation des ordonnances.  

Restent les points sur les salaires. Mais le point 1 concernant l’augmentation du SMIG (de 35 % à Paris) concerne moins de 15 % des salariés. Et c’est un rattrapage d’un recul constant depuis des années. Les 540 F par mois sont loin en plus de la revendication agitée pendant toute la grève dans beaucoup d’usines d’un salaire mini de 1000 F. Le point 2 concernant les salaires des fonctionnaires ne fait qu’annoncer que des « discussions sont en cours ». Le point 3 annonce une hausse de 7% des salaires du privé au 1er juin 1968, suivi de 3% au 1er octobre. A mettre en rapport avec l’augmentation des salaires à l’époque, de 6 à 7 %, due à une inflation élevée. La hausse est de plus en pourcentage, donc pas égale pour tous. Ce sont les négociations ultérieures, suite au rejet de Grenelle, qui permettront parfois une augmentation des salaires de près de 14%. Reste aussi le point 7, sur le droit syndical, qui est une conquête. Quatre jour plus tard, le 31 mai 1968 sont signés au ministère de l'Agriculture les « Accords de Varennes » qui suppriment notamment le SMAG (salaire minimum agricole garanti), les ouvriers agricoles devant désormais être payés au SMIG, soit un gain de plus de 50 %.

Ce sont des concessions bien sûr sans précédent depuis 1936, mais loin des acquis de 1936 et loin des revendications comme la suppression des ordonnances, le rétablissement de l’échelle mobile des salaires, la fin des cadences infernales ou comme le salaire minimum à 1000 F.  De fait, avec l’inflation en cours, les hausses de salaires seront vite absorbées, sauf pour le SMIG, mais celui-ci ne concerne alors que moins de 15 % des salariés. Grenelle n’a rien à voir avec les accords de Matignon suite à la grève générale de 1936, qui avait mobilisé deux fois moins de grévistes qu’en 1968. Les travailleurs avaient obtenu la semaine de 40 heures, deux semaines de congés payés, des droits syndicaux, et une augmentation substantielle des salaires.

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Refus immédiat des ouvriers presque partout où ils sont consultés, notamment de ceux de Renault à Billancourt, à Cléon, au Mans, de ceux de Citroën, de Berliet, ou de la Rodhiaceta. A Renault-Billancourt, alors que les journalistes ne sont pas encore arrivés, le responsable Renault de la CGT, Aimé Halbeher, fait voter la poursuite de la grève. Plus tard, Frachon, patron de la CGT s'écrie : « Les accords de la rue de Grenelle vont apporter à des millions de travailleurs un bien-être qu'ils n'auraient jamais espéré ». Jeanson, de la CFDT, se fait applaudir en se félicitant du vote initial en faveur de la poursuite de la grève. Puis Georges Ségur, informé du vote de poursuite de la grève, présente ce qui a été « acquis à Grenelle », puis ce qui manque.  Sifflets, puis une huée de plusieurs minutes.

Le rejet de Grenelle semble majoritaire. En fin de matinée, les Parisiens subissent leurs premières coupures d'électricité. Les travailleurs d'EDF ont provoqué des coupures de courant intentionnelles dans toute la France, pour marquer leur désaccord au sujet des compromis trouvés rue de Grenelle. Le comité national de grève de la Banque groupant les grandes centrales syndicales dément toute reprise du travail. L'intersyndicale de l'ORTF renonce au journal de 20 heures qu'elle assurait jusque là. Alain Geismar, à qui le congrès du SNESup vient de renouveler sa confiance, démissionne de ses responsabilités pour se consacrer à un engagement plus politique avec les maoïstes de la Gauche Prolétarienne.

Le rejet de Grenelle est aussi le refus fréquent, et pas seulement par les militants révolutionnaires, de casser la grève générale sans obtenir la chute du régime, ce qui s’exprime souvent avec les cris de « gouvernement populaire ! ». Pendant deux ou trois jours, l’impuissance d’un pouvoir déboussolé avive les espoirs révolutionnaires. Mais après l’échec de la manoeuvre de Pompidou le 11 mai sacrifiant son autorité dans le domaine universitaire, puis les menaces de De Gaulle le 24 mai tombées à plat, les accords passés entre Pompidou et les syndicats vont mettre un terme à la grève générale et garantir la survie du régime. Des grèves continueront dans les usines les plus importantes, la résistance sera parfois acharnée, notamment dans la métallurgie jusqu'aux environs du 20 juin.

 Dans le même temps…

Dans l’après-midi, un meeting est appelé au stade Charléty par la CFDT, l’ UNEF, 4 fédérations FO, la FEN, les CAL, le syndicat CGT de l’ORTF et le PSU au stade Charléty. Un cortège de 10 000 personnes se lance depuis la place d’Italie vers Charléty, où se massent plus de 30 000 personnes. Un grand succès, malgré la CGT qui a organisé douze rassemblements à Paris pour fixer les parisiens ailleurs… mais qui ne rassembleront pas plus de 10 000 personnes au total. 

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André Barjonet, qui vient de démissionner de la direction de la CGT comme du PCF, déclare à Charléty: « La révolution exige un foisonnement d'idées mais il faut s'organiser pour abattre le régime actuel et marcher vers la révolution socialiste». Comme lui, qui vient de rejoindre le PSU, beaucoup à Charlety rêvent d’une nouvelle force à gauche indépendante du PCF, bête noire des politiciens staliniens. Pierre Mendès France et François Mitterrand sont présents. Les organisateurs du meeting espèrent que Mendès France va se proposer pour former un gouvernement provisoire. Et beaucoup aussi rêvent au contraire d’une situation de double pouvoir imposant un gouvernement des travailleurs, incarné notamment par un comité national de grève. Mais rien de tout cela ne relève d’un meeting. Pierre Mendès-France s'approche bien de la tribune, et on lui tend un micro. Mais il décline de cette façon: «Nous sommes ici à une réunion syndicale, ce n'est pas à moi de parler.» 

 Pierre Mendès-France s’explique sur Charlety et bien au delà: 

Apostrophes : Pierre Mendès France "Le bilan de Mai 68" | Archive INA © Ina Culture

En province de nombreuses manifestations, parfois massives car unitaires, et très politiques, appellent à durcir la grève. À l'appel de la FEN et des unions départementales ouvrières, 30 000 manifestants sont réunis à Nantes lundi 27 mai pour un meeting appelant à "la liquidation du gaullisme". Divers orateurs affirment que "les premiers résultats des négociations de Paris ne peuvent en aucun cas donner satisfaction aux travailleurs", ou encore que "le mouvement est trop fort pour qu'on se contente de broutilles". Les manifestants sont 50 000 à Toulouse, 30 000 au Havre.

Le PCF publie ce lundi 27 mai une déclaration dans laquelle il déplore "que des hommes politiques de gauche, bien que déclarant la situation "révolutionnaire", ne répondent pas à la proposition du PC d'une rencontre immédiate entre le parti, la FGDS et les centrales syndicales en vue de l'adoption rapide d'un "programme d'action, qui donnerait son plein sens au mot d'ordre de dissolution de l'Assemblée nationale et de nouvelles élections. » Dans le même communiqué, il appelle à ne pas participer au mouvement lancé par l'UNEF et met en garde les étudiants en rappelant "le mal que l'utopie et l'anarchisme, l'impatience élevée à la hauteur d'un argument théorique, l'évaluation hasardeuse des rapports de force, le verbiage pseudo-révolutionnaire ont fait, dans le passé, au mouvement ouvrier". De son côté, Waldeck Rochet, secrétaire général du parti communiste, a adressé une lettre à la FGDS, dans laquelle il écrit : "Nous vous proposons que des délégations de nos deux formations se rencontrent aujourd'hui même, à l'heure et au lieu de votre choix. Nous y sommes prêts dès maintenant. "A l’inverse de De Gaulle qui n’avait pas hésité en mai 58, les réformistes sociaux-démocrates ou staliniens ne veulent pas renverser le régime par la force, et encore moins sous la pression des travailleurs. Pompidou l’a bien compris, et arrivera deux jours plus tard à convaincre De Gaulle de jeter à cette gauche respectueuse l’os d’élections législatives.

Ci-dessous un travailleur de St Ouen en contact avec Voix Ouvrière livre son point de vue sur la journée clé du 27 mai:

« Ce matin là, le 27 mai, on avait du avoir une nuit agitée ; avec deux autres copains de l’usine. On se réveille vers 11 heures, on entreprend d’aller vers la cantine pour grappiller quelque chose à manger. Evidemment, on tombe sur la bande du PC-CGT et tous faisaient une tête pas possible, on les regarde étonnés et un gars de la CGT, un peu correct, (il y en avait 2 ou 3) nous explique avec des trémolos dans la voix que Séguy s’est fait huer à Billancourt. Ca n’a pas raté « c’est bien fait pour votre gueule » et on est allé casser la croûte. C’était donc le lendemain de Grenelle, Séguy était allé à Billancourt et Krasucki à Citroën pour présenter le résultat de leurs tractations avec le CNPF (Confédération nationale du patronat français). Les deux s’étaient fait huer et siffler autant à Citroën que chez Renault.

On a su ensuite que la CGT avait déjà fait voter la grève avant que Séguy n’arrive à Billancourt. Donc, ils avaient prévu le coup et une solution de repli. Mais à Citroën, il n’avait rien fait voter avant et c’est bel et bien la CGT et Krasucki qui étaient sifflés, Krasucki s’est immédiatement repris en affirmant au micro « çà c’est ce qu’il propose, mais la CGT n’a rien signé ». Peut être pas, toujours est-il que dans les boîtes, c’est bien Séguy- Krasucki qui sont apparus comme s’étant fait huer à Billancourt et à Citroën.

Qui a convoqué le grand rassemblement de Charléty ? Nous n’en savions rien, et ça n’avait aucune importance. C’était « les gauchistes », nous étions 20-25 de l’usine à Charléty pour une fois qu’il y avait un rassemblement vraiment indépendant et la bonne humeur tout au moins à l’aller ; parce que dans le meeting, ils ont donné la parole à différents politicards dont Barjonet l’apparatchik CGT en rupture de ban depuis peu, et Maurice Labi. J’étais fou de rage ; ceux qui prétendaient incarner la révolution déroulaient le tapis sous les pieds des ces salauds là. J’ai gueulé comme un veau qu’on égorge ; ça ne servait à rien mais tant pis. Parce que moi, je les connaissais les uns et les autres. Surtout Labi, avec lequel des copains de Rhône-Poulenc et moi avions eu maille à partir quelques années avant (il était secrétaire de la fédération FO de la chimie). Ce foutu réformiste partisan du syndicalisme totalement intégré à l’allemande osait parler de révolution. Seulement mes copains de l’usine, eux, ne comprenait pas pourquoi j’étais en rogne, eux ne savait pas qui c’était. Je n’ai pu leur expliquer qu’après. On est reparti de Charléty pas plus avancés que quand on y était arrivé, aucune perspective, aucune lucidité, rien. »

On peut voir ici le reportage pour la RTS de l'équipe de Continents sans visa, emmenée par Alain Tanner et Jean-Pierre Goretta sur Mai 68 jusqu’au meeting du stade Charléty.

Le même jour…

  • Aucun accord n'a été trouvé entre la RATP et le ministre des transports Jean Chamant : les négociations doivent reprendre lendemain mardi, mais les syndicats des cheminots indiquent leur intention de "suspendre leur participation aux conversations en cours jusqu'à ce que de nouvelles propositions tiennent compte des revendications à l'origine du puissant mouvement en cours".
  • Lors des discussions en cours au ministère des Armées, Pierre Messmer a appelé à la reprise du travail du personnel civil de la défense nationale.
  • Lorraine : le travail a repris à la Société chimique des charbonnages et à Ugilor.
  • Les quotidiens Presse Océan et l'Eclair ont reparu lundi matin.
  • Arrivages normaux aux Halles de Paris : le spectre de la pénurie est écarté.
  • Brest : grève des élèves et professeurs de l'Ecole nationale d'ingénieurs en construction.
  • Les étudiants en lettres de Clermont-Ferrand ont déclaré "ouverte" la faculté qu'ils occupent. Amiens: les examens de médecine et de sciences sont ajournés. Montpellier: les étudiants en médecine ont voté le report des examens.
  • Selon l’AFP, pour évacuer les ordures accumulées à Paris, "400 bennes ou camions" seront mobilisés afin de procéder "au collectage toutes les 48 heures devant chaque immeuble", où "550.000 sacs en papier ont été distribués aux concierges pour stocker les ordures ». Elle ajoute: "Les cimetières occupés par les grévistes ont été évacués. L'armée a été chargée d'inhumer les corps et de creuser les tombes".
  • Au Vietnam, les combats ont repris dans les faubourgs de Saigon et le FLN bombarde à nouveau la ville.
  • Début d'émeutes raciales jugulé à Louiseville (Kentucky). La tension reste vive dans la ville.

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50 ans plus tard...

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Ma série « 1968 »

- La Première partie « Mise en jambes »: 37 articles à consulter ici

- Articles déjà publiés dans La Deuxième partie couvrant Mai et Juin, « La plus grande grève générale en France »:

  1. 1 Mai 68: la combativité ouvrière est confirmée
  2. 2 Mai 68: Nanterre est fermé
  3. 3 mai 68: les cinq erreurs du préfet de police Grimaud
  4. 4 Mai 68: Heurts et malheurs de "Groupuscules dirigés par un anarchiste allemand"
  5. 5 mai 68: un dimanche pas comme un autre
  6. 6 Mai 68: « Libérez nos camarades »
  7. 7 mai 68: L'Assemblée nationale, l’Elysée ? Du théâtre, du cinéma !
  8. 8 mai 68: « L’Ouest veut vivre »
  9. 9 mai 68 : les travailleurs de la Wisco, premiers occupants victorieux
  10. 10 mai 68: « Nuit des barricades »
  11. 11 mai 68:  Pompidou à la manoeuvre 
  12. 12 mai 68 : joyeusetés de la parano policière
  13. 13 mai 68: si les étudiants ont pu, les travailleurs peuvent plus encore
  14. 14 mai 68: La journée d'action ne s’arrête pas comme prévu…
  15. 15 mai 68: Renault Cléon entre en action 
  16. 16 mai 68: Billancourt et tout Renault basculent
  17. 17 mai 68: avec les cheminots, la grève générale sur les rails
  18. 18 mai 68: 13 000 femmes entrent en action aux Chèques Postaux 
  19. 19 mai 68: Cannes a l’eau
  20. 20 mai 68: usines, bureaux et universités libérés
  21. 21 mai 68: ORTF et fonctionnaires dans la danse
  22. 22 mai 68: appel a retourner les fusils contre le régime
  23. 24 mai 68: Face au plébiscite, la plus longue nuit de barricades 
  24. 25 mai 68: la « Commune » de Nantes
  25. 26 mai 68: Comités d’Action dans 30 cantons de l’Aveyron

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