4 Mai 68: Heurts et malheurs de "Groupuscules dirigés par un anarchiste allemand"

N°41 de ma série "1968" qui en comptera environ 100 sur l'année. Les premiers affrontements massifs ont eu hier 3 mai après l'agression du mouvement à la Sorbonne par la police. Mais qui sont ces "groupuscules" que gaullistes et staliniens rendent réponsables du mouvement, qui est déjà plus qu'étudiant ? Prochain article: "5 mai 68: un dimanche pas comme un autre."

4 mai 2018

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Dès le 29 avril 68, dans une note intitulée «La situation dans la région parisienne», les Renseignements généraux constatent: «Depuis le début de l'année 1968, l'avant de la scène a été occupé par les mouvements d'extrême gauche, qui ont apporté à la contestation traditionnelle des formations estudiantines classiques un nouveau style.» Mais ils se félicitent que, «jusqu'à ce jour, la masse estudiantine n'[ait] pas participé aux débordements constatés, qui sont le fait d'une minorité certes très agissante, mais qui, sur le plan parisien, ne dépasse pas 5% des étudiants inscrits en faculté»


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Un mois avant, le 29 mars, le quotidien du PCF, L’Humanité, dénonce les « actions de commando entreprises par un groupe d’anarchistes et de “situationnistes” ». Il désigne alors le mouvement du 22 mars né à Nanterre. Et remet régulièrement  le couvert. Dans l’Humanité du 3 mai Georges Marchais dénonce les pseudo-révolutionnaires « unifiés dans ce qu’ils appellent le “Mouvement du 22 mars – Nanterre”, dirigé par l’anarchiste allemand Cohn-Bendit » et « dont l’agitation va à l’encontre de la masse des étudiants et favorise les provocations fascistes  (…) Ces faux révolutionnaires doivent énergiquement être démasqués car, objectivement, ils servent les intérêts du pouvoir gaulliste et des grands monopoles capitalistes ». La municipalité de Nanterre suit la ligne:« Certains groupuscules composés en général de fils de grands bourgeois et dirigés par l’anarchiste allemand Cohn Bendit, prennent prétexte des carences gouvernementales pour se livrer à des agissements visant à empêcher le fonctionnement normal de la Faculté (dégradation des locaux, interruption des cours, proposition de boycott des examens) ».

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Suite à la résistance acharnée de la jeunesse dans le quartier latin le 3 mai (voir l’article posté hier), à laquelle participent déjà les jeunes ouvriers, c’est Georges Bouvard qui enfonce le clou dans L’Humanité du 4 mai: « Mais comment qualifier ceux qui par leurs agissements irresponsables, leur violence, leurs injures ont provoqué cette situation ? (…)  Les étudiants sont à même de vérifier où le pouvoir trouve ses meilleurs alliés, comment on peut faire son jeu, tout en se proclamant “super-révolutionnaire” ». Après les évènements du 3 mai à Paris, les dirigeant du PCF concentrent le tir sur les jeunes, étudiants, lycéens et déjà travailleurs qui ont résisté aux agressions et arrestations policières dont l’écho est national. Les dirigeants du PCF sont plus que jamais d’accord pour dénoncer le mouvement comme une provocation du pouvoir à travers « les groupuscules dirigés par l’anarchiste allemand Cohn-Bendit ».

Dans les jours qui suivent des dizaines de milliers manifesteront dans la rue le rejet de la xénophobie et de l'antisémitisme. Ils clameront à travers toute la France « Nous sommes tous des groupuscules », et mon slogan de Mai préféré alors et jusqu’à aujourd’hui « Nous sommes tous des juifs allemands » comme l’a si bien chanté Dominique Grange:

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En fait, depuis le départ de l’UEC (Union des Etudiants Communistes) de centaines de militants parmi les plus déterminés et capables vers la JCR et l’UJCML, les dirigeants du PC tirent à boulets roses sur tout groupe révolutionnaire, comme si ils craignaient déjà une explosion sociale, au vu de la montée régulière des luttes ouvrières. Ils avaient vu juste, mais leur boulets ont vite fait long feu. Et pour toujours. 

Mais qui sont ces groupuscules qui donnent des cauchemars à la bourgeoisie, sa police et aux bureaucrates chargés de l’ordre dans le camp du travail ? Ce sont les 11 organisations dissoutes par le décret présidentiel du 12 Juin 1968, en application de la loi du 10 janvier 1936 sur les « groupes de combat et milices privées », et quelques autres oubliés, dont voici la présentation rapide, qui permet de mieux comprendre le déroulement de Mai et Juin. 

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La Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR) est fondée le 2 avril 1966 par des militants exclus en 1965 de l'Union des étudiants communistes (UEC) pour avoir refusé de soutenir la candidature de François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1965. Il s’agit d’une opposition de gauche plus ancienne. Une partie des militants est membre ou proches du Parti communiste internationaliste (PCI), section française de la IVe Internationale, limité à environ 150 militants, qui sera également dissous le 12 Juin 68. La JCR est très active dès sa fondation dans la solidarité anti-impérialiste (Vietnam, Cuba, Pérou), les luttes anti-bureaucratiques (Pologne, Yougoslavie) les luttes ouvrières et de la jeunesse. Elle passe de 350 militants début mai 68 à environ 1000 à la fin Juin. Après dissolution, quelques dirigeants, dont Alain Krivine, sont arrêtés et détenus pour une durée variant de dix jours à plusieurs semaines pour « reconstitution de ligue dissoute ». Son journal, Rouge, sort en septembre. Elle devient Ligue Communiste (LC) et section française de la IVème Internationale en 1969, elle-même dissoute en juin 1973 et deviendra la Ligue communiste révolutionnaire, partie prenante de la création du NPA en 2009. On peut lire infos détaillées sur la JCR dans La Ligue Communiste Révolutionnaire 1968-1981, de Jean-Pierre Salles.

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Voix Ouvrière (VO) est un bimensuel diffusé à partir de 1963, et qui deviendra hebdomadaire en novembre 1967. C’est le journal du groupe trotskiste Union Communiste Internationaliste (UCI). Il compte en 68 plusieurs centaines de militants qui n’interviennent pas de façon organisée dans la jeunesse scolarisée, mais dans les entreprises, avec la diffusion à la veille de mai 68 d’environ 60 « feuilles de boite » (au recto un édito, au verso léchos des luttes dans la boite). Après dissolution, le groupe, fortement renforcé en mai et juin, prend le nom jusqu’à ce jour de Lutte Ouvrière. Lire ici à partir de la page 20 le témoignage passionnant sur Mai et Juin d’un militant ouvrier de VO de Alstom St Ouen qui explique « le groupe VO dont je faisais partie n’avait rien compris ». Le 18 mai, Voix Ouvrière, le PCI et la JCR annoncent la formation d’un Comité de coordination entre ces trois organisations. Mais il n’aura pas de suite très concrète.

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La Fédération des étudiants révolutionnaires (FER) dépend de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI). Dissoute comme la FER le 12 Juin 68, l’OCI a été fondée en 1965 par les militants exclus du PCI (section française de la IVème Internationale) en 1952, avec à leur tête Pierre Boussel, dit Lambert. L’OCI, à la tête du Comité pour la Reconstruction de la Quatrième Internationale (CORQI), publie Informations Ouvrières, anime des groupes de jeunes, « Révoltes », et le Comité de Liaison des Étudiants Révolutionnaires (CLER), devenu Fédération des Étudiants Révolutionnaires (FER) en avril 1968. La FER, très active dans l’UNEF, regroupe quelques centaines de militants sur l’ensemble de la France au début de Mai 68. L'OCI devient l’Organisation trotskyste, puis reprend son nom un an plus tard, le Conseil d'État reconnaissant que son action, à l’inverse des autres organisations, n’autorisait pas légalement sa dissolution. Ses militants participeront ensuite à la fondation du Mouvement Pour le Parti des Travailleurs (MPPT) puis du Parti des Travailleurs (PT) puis du Parti Ouvrier Indépendant (POI) en 2008, lui même éclaté en deux morceaux rivaux en 2015.

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L’Union des Jeunesses Communistes Marxistes Léninistes (UJCml), née d’une scission de l’UEC en décembre 1966, est dite pro-chinoise. Depuis 1966, la Chine est au « petit livre rouge » et en pleine «révolution culturelle», manoeuvre de Mao pour défendre son pouvoir, et cacher l’échec du «Grand Bond en avant» qui se traduisit par quelques millions de morts de faim. Une partie des acteurs de 68 fut abusée par cette manoeuvre de «révolution culturelle» et voulut la reproduire en l’adaptant à la situation française. En 1967, le film La Chinoise de Jean-Luc Godard décrit à sa façon cet attrait. Une partie des militants de l'UJCml s’investissent dans les usines et essayent de développer une « CGT de lutte de classes ». Dès 1967, des dizaines de militants vont travailler en usine. On peut à ce propos écouter le témoigne d'une établie dans la première partie de ce podcast. Il faut surtout lire le livre témoignage passionnant de Robert Linhart, L'établi. Le journal La Cause du peuple est créé par les militants de l'UJCml le 1er mai 1968 avec le soutien notamment de Jean-Paul Sartre. Après la dissolution, une partie des militants, dont Serge July et Alain Geismar, créent la Gauche Prolétarienne (GP). D’autres rejoindront le PCMLF décrit ci-dessous. Le 9 mai, l'UJC(ml) condamne les affrontements du Quartier latin comme le « plus grand mouvement anticommuniste depuis 1956 », mais certains participent, malgré leur direction, ou tout en étant dans la direction, comme Roland Castro qui se déguise pour aller dans les manifs. Le 16 mai l’UJC(ml) rallie enfin le mouvement étudiant. Dans cet article en page 5 et 6, Luttes étudiantes et luttes ouvrières, paru dans le N°13 d’Avant-Garde Jeunesse (18 Mai 1968), Daniel Bensaid critique les orientations des maoïstes ouvriéristes. Il y critique aussi les trotskistes sectaires de l’OCI.

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Le Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF), créé au printemps 1967, est reconnu immédiatement par le Parti communiste chinois. Il édite L'Humanité nouvelle, qui deviendra après l'interdiction du parti L'Humanité rouge. Il considère avec sympathie le mouvement étudiant et lycéen de 1968, mais il condamne après mai les « dérives spontanéistes » de l'UJCML puis de la Gauche Prolétarienne. De plusieurs centaines de militants, il sort de la clandestinité sous le nom de PCML en 1978, puis il rompt avec le stalinisme en 1983, et enfin abandonne  la référence maoïste. En 1985, il se rebaptise Parti pour une alternative communiste (PAC). Il s'autodissout en 1988.

 

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Le Mouvement du 22 Mars a été créé par 142 étudiants de l’Université de Nanterre, essentiellement à l’initiative de militants JCR, situationnistes et libertaires, lors d’une occupation suite à l’arrestation de Xavier Langlade, étudiant de Nanterre arrêté après une action du Comité Viêt-nam national (CVN) contre l’agence American Express place de l’Opéra. Le mouvement est le fruit d’une accumulation de luttes: grève étudiante en 1967, lutte pour la mixité des dortoirs, soutien aux grèves ouvrières, au Vietnam, aux luttes anti-bureaucratiques, notamment en Pologne…Les antécédents et détails sont rappelés dans un article de cette série: 22 mars 68: Nanterre allume la mèche.

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Le Parti Socialiste Unifié (PSU) n’est pas dans la liste des organisations dissoutes par le décret de De Gaulle, mais joue pourtant un rôle important dans la révolte de Mai et Juin. Le premier Congrès du Parti Socialiste Unifié (PSU), en 1960, rassemble le Parti socialiste autonome (PSA), scission de la SFIO défendant notamment l’indépendance de l’Algérie, l'Union de la gauche socialiste (UGS), et le groupe dissident du PCF Tribune du communisme. Il s’oppose alors à la guerre d'Algérie et au soutien par la SFIO du « coup d'État » gaulliste de 1958. En 1965, il soutient François Mitterrand, tout comme la SFIO et le PCF. Il double son score électoral aux législatives de mars 1967, obtenant quatre députés. En juin 1967, Michel Rocard est élu à la direction. En juillet 1967 ses militants, dont Jacques Sauvageot,  arrachent la direction de l’UNEF à l’UEC. En 1968, les Etudiants Socialistes Unifiés (ESU) sont très actifs mais défendent le mot d’ordre très abstrait « Pouvoir étudiant, Pouvoir ouvrier, Pouvoir paysan ». En 1972, le PSU ne signe pas le programme commun de la gauche, estimant que ce programme n'est pas assez autogestionnaire, et ne peut pas « ouvrir la voie au socialisme ». La même année, Michel Rocard dissout la fédération PSU d'Ile-de-France, dotée d'une direction sur sa gauche. Une partie de la fédération,  emmenée par son secrétaire général Jacques Kergoat et le philosophe Jean-Marie Vincent rejoint la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), une seconde rejoint le groupe Révolution !, une troisième, la Gauche Révolutionnaire, rejoint le Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF) et une quatrième devient la Gauche Ouvrière et Paysanne (GOP) puis en 1976 l'Organisation communiste des travailleurs (OCL). La vidéo ci-dessous, d’anciens militants retracent en 7 mn l’histoire du PSU jusqu’à sa disparition:
30 ANS D'UTOPIES RÉALISTES. Film d'archives. 7min © Institut Tribune Socialiste

 

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Les groupes anarchistes, le 12 Juin 68, ont quelques raisons d’être vexés. Le décret du père De Gaulle, dans la panique sans doute, les a oubliés...Cela constitue une calomnie laissant entendre qu’ils n’avaient pas « provoqué des manifestations armées dans la rue ou ayant pour but d'attenter par la force à la forme républicaine du gouvernement. » En fait, leur contribution dans le mouvement est appréciée mais leur influence est assez faible, car ils sont divisés. La Fédération Anarchiste (FA) diffuse Le Monde Libertaire, qui n’est encore que mensuel, et elle regroupe moins de 300 membres. La revue Noir et Rouge, héritage de l’ex Fédération Communiste Libertaire (FCL) critique l’étroitesse des leaders de la FA. Les militants proches des situationnistes rompent avant son congrès de Bordeaux (1967). Les militants de Nanterre Jean-Pierre Duteuil et Daniel Cohn-Bendit rompent après ce congrès. Le communisme libertaire retrouve une expression peu après avec la création de l’Organisation révolutionnaire anarchiste (ORA). Deux de ses animateurs reviennent ici sur cette période. Relevons qu'en mai 68, c’est un anarchiste, Alexandre Hébert, qui dirige l’UD de FO, fer de lance de la grève et de l’occupation de la première grande usine, Sud-Aviation, puis de la mise en place d’un comité central de grève à Nantes. Des détails sont disponibles dans cet article posté dans Alternative Libertaire en 2008.

Parmi les « oubliés » par le décret du père De Gaulle, il faut encore citer les quelques dizaines de militants regroupés autour de Pablo, dans l’Alliance Marxiste Révolutionnaire (AMR), publiant un bimestriel, Sous le Drapeau du Socialisme. À cette tendance tiers-mondiste et autogestionnaire appartient notamment Maurice Najman (1948-1999), militant au lycée Jacques Decour en 1966-1967, membre très actif d’un des premiers Comité d’Action Lycéen (CAL), et Nicolas Baby, tout aussi actif dans l’animation des CAL.

Dans le même temps ce 4 mai …

Les cours sont suspendus à la Sorbonne. La police la contrôle et occupe massivement le quartier latin. Manifestations durant toute la  journée et en soirée.  Heurts violents avec la police qui occupe désormais tout le quartier latin. Sept étudiants arrêtés condamnés à des peines de prison avec sursis.

Une première réunion des représentants de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), du Mouvement du 22 mars, de la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), du Comité de liaison des étudiants révolutionnaires (CLER), du Mouvement d’action universitaire (MAU), et de l'Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJCml, Robert Linhart) se tient dans les locaux de l'École Normale Supérieure pour décider de la riposte. 

Les pro-chinois de l’UJCml argumentent qu’il faut arrêter ce mouvement, déserter le quartier Latin et mobiliser le peuple. L’UJCml lance un appel à constituer des « comités de défense contre la répression » afin d’éviter l’encerclement des étudiants au Quartier Latin. Sans eux, et avec l’appui en plus du SNE Sup sont décidées deux manifestations pour le lundi, une le matin pour soutenir les étudiants qui passent en conseil de discipline, une le soir à Denfert-Rochereau à 18 h 30.

Le même jour…

  • Débrayages massifs à Sud-Aviation (Suresnes) pour la réduction du temps de travail 
  • Décision de poursuivre la grève perlée dans les PTT avec l’entrée en grève des techniciens pour l’emploi, les salaires et les conditions de travail.
  • 15 000 métallurgistes observent une grève de 24 heures à l’appel de la CGT
  • La résistance sud-vietnamienne attaque dans 122 localités les troupes américaines et sud-vietnamiennes et l’armée. Ce n’est pas un nouveau Têt, mais une offensive politique censée influencer les entretiens de Paris.

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50 ans plus tard...

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Articles déjà publiés dans ma série « 1968 »

  1. 5 Janvier 68: Dubcek accède au pouvoir en Tchécoslovaquie
  2. "Eh bien non, nous n'allons pas enterrer Mai 68", par A. Krivine et A. Cyroulnik
  3. 26 Janvier 68: Caen prend les devants
  4. 27 janvier 68: les lycéens font collection de képis de policiers
  5. 29 Janvier 68: Fidel écarte les dirigeants pro-soviétiques
  6. 31 janvier 68: Vietnam, l’offensive d’un peuple héroïque
  7. Mai 2018 : sous les pavés la rage, par Jacques Chastaing
  8. Mai 68 vu des Suds
  9. 6 Février 68: grand Charles et grand cirque à Grenoble
  10. 14 février 68: combat pour le cinéma
  11. 17-18 Février 68: La jeunesse européenne avec le Vietnam
  12. Mai 68 n’a pas commencé en mai, ni en mars, ni au Quartier Latin, ni à Nanterre
  13. 24 Février 68: Plate-forme commune FGDS- PCF
  14. 26 février 68: L'aéroport c'est déjà non, et au Japon
  15. 1er Mars 68: bataille romaine de Valle Giulia
  16. Mai 68: des conséquences "positives" pour 79% des Français
  17. 1968: le père De Gaulle et la tante Yvonne, ça suffit !
  18. 8 mars 68 : révolte étudiante en Pologne
  19. 11 mars 68 : les affrontements de Redon donnent le ton
  20. A retenir: le 23 Juin, colloque "Secousse et répliques de Mai-Juin 68"
  21. 15 Mars 68: Répression sauvage en Tunisie et rêverie dans Le Monde
  22. 16 mars 68: My Lai, un Oradour sur Glane perpétré au Vietnam
  23. 18 Mars 68: début du Mai sénégalais
  24. 20 mars 68: Karameh, une victoire de la Palestine 
  25. 22 mars 68: Nanterre allume la mèche
  26. 25 Mars 68 à Honfleur: "Je n'avais pas vu ça depuis 36 !"
  27. 28 mars 68: à Rio l’assassinat d’un étudiant déclenche un mouvement de masse
  28. 4 Avril 68: Martin Luther King est assassiné
  29. Alerte à Versailles: 52 % des Français veulent un nouveau mai 68
  30. Merci Jacques Higelin, esprit de 68 
  31. La grève générale de 36 et ses leçons 
  32. 11 avril 68: attentat à Berlin contre Rudi Dutschke
  33. 17 avril 68: victoire politique sur les massacres du « Mé 67 » en Guadeloupe
  34. Ludivine Bantigny - 1968 : de grands soirs en petits matins - vidéo 
  35.  25 avril 68: le mouvement prend son envol à Toulouse
  36.  29 avril 68: Shadocks contre Gibis
  37.  30 avril 68: Première Partie de la série « 1968 »: Mise en jambe
  38. 1 Mai 68: la combativité ouvrière est confirmée
  39. 2 Mai 68: Nanterre est fermé
  40. 3 mai 68: les cinq erreurs du préfet de police Grimaud

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