28 mai 68: décomposition et chantage à la guerre civile

N°64 de ma série "1968" qui comptera plus de 100 articles dans l'année. Le régime en pleine décomposition agite la menace de guerre civile, alors que Mitterrand croit son heure venue. Prochain article:"29 mai: la fuite à Baden".

28 mai 2018

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Après l’échec de l’opération Grenelle orchestrée par Pompidou et les centrales syndicales, la bourgeoisie craint le pire. Ses dirigeants les moins bien informés et/ou les plus bêtes craignent même un coup de force du PCF…Les plus intelligents connaissent la capacité des dirigeants du PCF à imposer leurs intérêts de bureaucrates à la classe ouvrière. La manoeuvre de cette bourgeoisie, bien représentée par Pompidou, consiste dans les jours qui suivent à faire la proposition suivante: la fin de la grève contre des élections législatives, mais sous la chantage de l’intervention militaire. Pompidou, dont ma manoeuvre du 11 mai avait déjà échoué, finira cependant par convaincre De Gaulle, mais seulement le 29 mai dans l’après-midi, son retour de Baden.

 En attendant, que ce soit peur de l’insurrection pour les uns ou chantage à la guerre civile pour les autres, toute la bourgeoisie se prépare, avec son Etat, à écraser le peuple en cas de besoin. Comme si souvent dans l’histoire de France…Notons que bien avant le 27 mai, l’armée, pour appuyer la police déjà débordée, protège déjà des sites stratégiques comme la radio, la télévision et les systèmes de télécommunication. Policiers, CRS et Gardes Mobiles se voient refuser des congés et sont souvent consignés depuis la première semaine de mai. Mais la situation est la même pour beaucoup d'unités militaires, depuis la généralisation de la grève. Les témoignages abondent. Certains sont repris dans un article antérieur de cette série: 22 mai 68: appel a retourner les fusils contre le régime.

Savourons d’abord l’effondrement de pans entiers de l’Etat, raconté par ses serviteurs. 

Les ministères ? En décomposition accélérée, plus personne sous les lambris. Alain Peyrefitte, ministre de l’éducation nationale démissionne…Le préfet de police Maurice Grimaud, dans En mai fais ce qu'il te plait (Stock, 1977. p 279) affirme « la peur s’emparait du coeur de l’Etat ». Balladur, alors jeune membre du cabinet de Pompidou confie dans L'arbre de mai (Atelier Marcel Jullian, 1979, p 303):« Quelqu'un vint dire à Jobert qu'un des collaborateurs du premier ministre était en train de brûler des papiers dans la cheminée ». Jobert lui-même, alors directeur du cabinet de Pompidou raconte dans Mémoires d'avenir, (Grasset, 1974, p 51): « Parfois dans ces journées douloureuses je me laissais imaginer ce que deviendrait Matignon si les choses allait tourner mal. Je voyais quel bureau resterait occupé jusqu'à la dernière minute et lesquels seraient vite désertés ». Les bougres commencent à s’armer, d’autres assaillent leur banquier et préparent leur fuite à l’étranger, d’autres encore tentent de changer d’identité. Balladur raconte: « Un homme dévoué et bien intentionné vint voir le Premier ministre. Je vous apporte une arme, dit-il. Maintenant que nous les attendons, vous en aurez besoin.(L'arbre de mai, Atelier Marcel Jullian, 1979, p 303). 

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Le préfet de Police Grimaud est plus cruel: « Il n'est pas clair qui défend le gouvernement en dehors de la police » (En mai fais ce qu'il te plait, Stock, 1977, 279). Mais il se trompe. Toute la bourgeoisie et ses milices le soutiennent encore, comme on le verra deux jours plus tard, puis avec les élections. Raymond Aron, alors en relation étroite avec De Gaulle, va droit au fait dans son entretien du 13 Juin à la télévision suisse : « Pendant trois jours, le parti gaulliste paru s’effondrer, et pour parler brutalement, les rats quittaient le navire en perdition »

Le parlement ? Nous avons constaté la lucidité d’une manifestation massive, passant devant le Palais Bourbon sans même jeter un oeil vers  les usurpateurs de la souveraineté populaire. Même Pompidou doit l’avouer: « Il se réduisait à un théâtre d'ombres, où quelques personnages se livraient à des combinaisons afin de provoquer un changement de gouvernement » (Pour rétablir une vérité, Flammarion, 1982). La plupart des parlementaires avaient le sentiment « qu'ils assistaient à la chute du régime » commente de son côté Balladur (L'arbre de mai, Atelier Marcel Jullian, 1979, p 294).

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Et la clé de voûte de la Vème République, le président ? Le ratage de l’opération Grenelle le désarçonne. Les fidèles reçus par le général de Gaulle dans l’après-midi de ce 28 mai le trouvent découragé. Même des gaullistes souhaitent qu’il démissionne. Son gendre a raconté une anecdote qui ajoute à sa démoralisation: la veille, son épouse fut reconnue à un feu rouge Place de la Concorde et insultée par le conducteur. Ce qui l’inquiète encore plus c’est qu’on lui explique que la manifestation du lendemain du PCF aurait l'intention d'occuper plusieurs bâtiments officiels, et même d'attaquer le palais de l’Élysée…

Il se réunit dans la soirée avec Pompidou, qui rapporte:« Je lui dis à peu près ceci : Le parti communiste va faire une manifestation importante. Le problème est posé de ses intentions. Va-t-il tenter une action réellement révolutionnaire ? C'est possible. Le fait que le rassemblement ait lieu derrière l'Hôtel de Ville peut suggérer qu'il pense à s'en emparer et à refaire la Commune de Paris. Dans ce cas, si vous en êtes d'accord, je ferai intervenir les chars, qui sont prêts. Mais, tout bien pesé, je ne le crois pas. L'analyse du P.C. reste, selon moi, que la situation n'est pas révolutionnaire. Je crois donc qu'il se bornera à faire une démonstration de sa force pour rappeler à tous qu'il est le seul à détenir les gros bataillons et, par conséquent, le seul susceptible de prendre le pouvoir si l'État s'écroulait. Dans ce cas, je pense que c'est la fin de la crise, et que nous aurons gagné, l'opinion étant excédée. » (Pour rétablir une vérité, Flammarion, 1982). Et son récit continue ainsi: « - Vous êtes optimiste, me répondit-il. D'ailleurs, depuis le début, vous êtes trop optimiste.

-En quoi me suis-je trompé ?

-Vous m'aviez dit que vous arriveriez à un accord avec la C.G.T.

-J’ai eu cet accord. C'est la C.G.T. qui n'a pas pu le faire approuver et c'est la raison pour laquelle le P.C. fait un effort pour reprendre la direction. Cela coûtera un peu plus cher, mais on aboutira .

Je me retirai sans me rendre compte à quel point le Général était lassé et même découragé. Certes, depuis le début, il n'avait pas ‘senti' la crise. Il ne comprenait pas que, dans une France prospère où l'expansion économique repartait vigoureusement, en bonne situation à tous égards, il pût y avoir cette espèce de désenchantement et désir brutal de changement. Il m'avait laissé diriger la manœuvre, parler seul aux Français, mener les négociations, se contenant de me dire avant Grenelle : ‘Concluez à n'importe quel prix. J'avais pu conclure à un prix acceptable. La suite serait plus coûteuse. Mais à aucun moment je n'avais compris à quel degré de découragement le Général était arrivé ». (Pour rétablir une vérité, Flammarion, 1982, 190-91).

Avant cet entretien, De Gaulle avait téléphoné au ministre de l'Intérieur, Christian Fouchet, qui écrit: « vint cette phrase incroyable : Fouchet, vous savez qu'il m'arrive de penser que je vais m'écrouler … Pouvez-vous me garantir, Fouchet, pouvez-vous me réellement garantir, qu'il n'y a aucune possibilité pour les forces de l'ordre d'être submergé par la révolte. Aucune possibilité, quoiqu'il arrive ? » (Au service du Général de Gaulle, Plon, 1971,p 261). Tournoux dans Le mois de mai du Général (Plon, 1968, p 293) écrit que le ministre de l'Intérieur craignait « le coup de Prague modèle 1948 ». Fouchet raconte qu’il lui suggère le lendemain matin, soit le 29 mai, la dissolution de l'Assemblé Nationale et l'organisation d'élections parlementaires, « sinon toute la population (des signes le montrent déjà) va basculer, faute de se sentir menée et protégée. Le référendum est trop loin et n'y peut probablement rien. »

De Gaulle lui-même s'exclamera à Baden-Baden le lendemain: « Tout est foutu. Les communistes ont provoqué une paralyse générale du pays. Je ne commande plus rien ». François Mitterrand avait déjà déclaré à la presse le 24 mai, c’est à dire un peu tôt : « « Il n'y a plus d'État. Et, ce qui en tient lieu ne dispose pas des apparences du pouvoir ».

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Reste la force brutale, comme toujours, au prix du sang et de toutes les douleurs imposées au peuple. La police avait déjà fait savoir le 13 mai qu’elle vivait très mal d’avoir du libérer les militants arrêtés et condamnés et rendre la Sorbonne aux étudiants, après qu’elle ait bataillé pendant plus d’une semaine pour les empêcher de la récupérer. Dès le 18 mai, l’Union des Syndicats de Police, syndicat le plus représentatif, déclare: « un climat d’extreme tension existe actuellement dans la police nationale ». Le 22 mai, la même Union fait savoir que des opérations des forces de l'ordre contre des ouvriers seraient vécues "comme autant de graves cas de conscience ». En fait, elle sait qu’elle risque gros face à des millions de travailleurs et de jeunes dispersés sur tout le territoire. Le 28 mai, cette police est non seulement épuisée, mais en partie démoralisée par le rejet massif par les travailleurs de la manoeuvre de Grenelle. Et elle est bien placée pour voire les rats quitter le navire...

Voyons donc les préparatifs militaires. Dès le 11 Mai Pierre Messmer, ministre des armées, avait décidé sur ordre du premier ministre de mettre en alerte des unités de l’armée. Ce 28 mai, le Premier ministre, comme tous les jours, réunit les responsables des bandes armées. Il raconte lui-même qu’il donne l'ordre « que les tanks de Satory soient portés près d'Issy-les-Moulineaux » (Pour rétablir une vérité, Flammarion, 1982, p 190). Balladur se pose de grandes questions dans son livre déjà cité: quel pourrait être l'effet d'une intervention militaire sur les dirigeants de la CGT, pourraient-ils alors rallier au delà de la CGT, l’armée nous obéira-t-elle en cas d’insurrection populaire ?  

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L’armée ne cache pas ses mouvements de troupe, au contraire. Ses chefs veulent avant tout décourager toute tentative éventuelle d’insurrection. Le général Metz, responsable de l'armée dans la région parisienne assure à Grimaud et à Pompidou qu’il lui suffit d’une heure maximum pour intervenir sur n’importe quel terrain de la région parisienne, et que  des escadrons d’un régiment de réserve se dirigent déjà vers le camp militaire de Satory. « Évidemment, les tanks se dirigeant vers Paris ne passèrent pas inaperçus. Ce spectacle alimentait le rumeur que le gouvernement avait amené les tanks à Paris pour mâter la révolution » écrit le chef de la police parisienne, Maurice Grimaud (En mai fais ce qu'il te plait, Stock, 1977, p 283).  Il poursuit: « Les forces de police pouvaient un jour être débordées et, comme on ne peut pas laisser l'émeute maîtresse de la rue et des événements, il aurait bien fallu, ce jour-là, faire appel à l'armée. J'y ai réfléchi moi-même bien souvent. Je considérais qu'à condition d'en délimiter strictement l'emploi, il pouvait être envisagé d'utiliser l'armée à des tâches limitées » (p 251). Et conclue plus loin (p 282):

« Les moyens d'intervention, dont on a parlé à plusieurs reprises depuis les événements, sont des unités spécialisées d'infanterie, parachutistes ou autres, dont le commandement estime qu'elles pourraient être utilisées pour des missions de rétablissement de l'ordre public dans certaines conditions très particulières et sur décision du gouvernement. Pour la Ière région, le général Metz dispose de deux unités de parachutistes stationnées au camp de Frileuse, et d'autres unités d'intervention basées à Satory, à Maisons-Laffitte, à Pontoise, à Montlhéry ; au total, seize à dix-huit compagnies…C'est ainsi que, du côté militaire, on avait envisagé de placer une unité de parachutistes à l'intérieur de l'Élysée, mais, finalement, on s'était contenté de la mettre aux Invalides, là où siège le gouverneur ».

Opération réussie: la presse fait état de mouvements de troupes: la Brigade blindée de la 2ème Division basé à Compiègne, le 501ème Régiment de chars basé à Rambouillet, le Régiment de Marche du Tchad (RMT) basé à Pontoise.

Dans le même temps…

Mitterrand croit son heure venue

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Mitterrand tient mardi 28 mai au matin sa conférence. Il se place dans l’hypothèse d’un référendum le 16 juin et d’une élection présidentielle dans sept semaines comme le prévoit la constitution, avec entre-temps un gouvernement provisoire. Il déclare à 300 journalistes: "En France, depuis le 3 mai 1968, il n'y a plus d’Etat ». Si le "non" l'emporte au référendum le 16 juin prochain, il propose la formation d'un gouvernement provisoire composé de dix personnes "sans exclusive" et "sans dosage périmé comme ce fut le cas en 1944", c'est-à-dire qui comprendrait des communistes jusqu’aux centristes. Il se propose d’en prendre la tête : "S'il le faut j'assumerai cette responsabilité. Mais d'autres que moi peuvent légitimement y prétendre. Je pense d'abord à M. Pierre Mendès-France. » Et ajoute: "Qui sera président de la République ? Le suffrage universel le dira. Mais, d'ores et déjà, je vous l'annonce parce que le terme éventuel n'est qu'à dix-huit jours et puisqu'il s'agit du même combat : je suis candidat".  Rappelons qu’en 1965, Mitterrand, candidat unique de la gauche, avait mis de Gaulle en ballottage au premier tour et remporté près  de 45% des suffrages au deuxième. Voir dans cette vidéo les principaux extraits de la Conférence de presse de Mitterrand: http://fresques.ina.fr/mitterrand/fiche-media/Mitter00113/conference-de-presse-du-28-mai-1968.html.

Voilà qui lui semble tout à fait acceptable par la bourgeoisie, puisque le PCF associé aux affaires recevrait à nouveau sa tâche d’organiser le retour discipliné au travail. Mitterrand ne peut l’exprimer plus clairement: « J’estimais que la présence de communistes rassurerait plus qu’elle n’inquiéterait. Cette affirmation semble aujourd’hui téméraire. Mais je savais que ni leur rôle, ni leur nombre dans l’équipe dirigeante n’avaient de quoi effrayer les gens raisonnables qui, à l’instant même, voyaient dans la CGT et Séguy les derniers remparts d’un ordre public que le gaullisme se révélait impuissant à protéger, face aux coups de boutoir des amateurs de révolution. » Dans l’après-midi, Waldeck Rochet pour le PCF propose un « gouvernement populaire et d’union démocratique à participation communiste ». 

Mais le projet est mort-né. Arriver au pouvoir sous la pression d’une grève générale leur fait peur. Les dirigeants communistes ont peur d’être débordés, y compris par leur base. En plus les autres dirigeants réformistes, sociaux-démocrates, sont bien d’accord sur un gouvernement de collaboration de classe. Mais il ne peuvent se mettre d’accord sur qui tirera les marrons du feu allumé par la grève générale.

Reprise le 28 mai à l’imprimerie SIDI à Paris 

MAI 68 - Militant de la SIDI - 28 mai 68 - Extrait du film empêché "Sauve qui peut Trotski" de jacques Willemont © jacques willemont

Le même jour…

  • Rassemblement CGT dans toute la France (Nantes : 40 000, Toulouse : 30 000, Saint-Nazaire 25 000 , Angers : 20 000, 6 000 à Vannes, 10 000 au Mans). À Caen, l'opération "ville fermée" est un succès. Des meetings d'ampleur continuent de se tenir dans les usines, en particulier dans l'usine Michelin de Clermont-Ferrand.
  • Le ministre de l'Information Georges Gorse reçoit dans la matinée les représentants de l'Intersyndicale de l’ORTF, qui propose notamment de lui donner davantage d'autonomie. 
  • Les discussions entre EDF et GDF d'une part et la direction de l'autre sont rompues par la CGT. Les autres centrales syndicales sont restées. 
  • Les négociations avec les représentants de la RATP sont suspendues par le ministre des Transports.
  • Au ministère des armées, les discussions se poursuivent entre les syndicats et le ministre Pierre Messmer, en particulier au sujet des personnels civils de la défense nationale.
  • Les négociations se poursuivent dans le secteur de la banque. 
  • Accord comprenant une hausse des salaires et davantage de jours de repos à l'année entre la direction des Charbonnages et les représentants syndicaux.
  • Georges Pompidou a ouvert les négociations sur la fonction publique. Elles sont bloquées sur la question de salaires, la réforme du droit syndical et la réévaluation de la grille indiciaire.
  • Reprise du travail dans le textile vosgien, les Deux-Sèvres et les Yvelines.
  • L’AFP se met en grève 
  • SNCF: interruption des négociations.
  • Marc Landin, militant du PC et colleur d’affiche est tué par des fascistes.
  • Le baccalauréat est ajourné
  • Tentative de création d’un Mouvement Révolutionnaire à l’initiative de Alain Geismar, Jean-Pierre Vigier et André Barjonet.
  • Rentré d'Allemagne clandestinement, Daniel Cohn-Bendit tient conférence de presse dans la Sorbonne: "J'ai été expulsé sous le prétexte que j'avais troublé l'ordre public. Je demande donc que ceux qui ont troublé l'ordre public en faisant entrer la police à la Sorbonne et au quartier Latin, le recteur et le ministre de l'intérieur, soient expulsés". Interrogé sur son attitude à l'égard du PCF, il déclare : "Je ne suis pas anticommuniste, mais simplement opposé à la politique actuelle du PC". 
  • Le mouvement étudiant connaît encore une grande effervescence en province. Ainsi, à Grenoble, un meeting a réuni deux mille étudiants, et les élèves de dentaire occupent l'ancienne faculté des sciences pour avoir de nouveaux locaux.
  • Le directeur des enseignements scolaires et de la pédagogie au ministère de l'Education nationale annonce l'impossibilité d'organiser les épreuves écrites du baccalauréat aux dates prévues (6 et 7 juin) pour la zone A, qui représente la moitié des académies. Il estime qu'il faudrait "au moins attendre une quinzaine de jours pour que les esprits retrouvent leur calme." Rien n'est décidé en revanche pour la zone B dont les examens doivent se tenir une semaine plus tard. Il y a une dizaine de jours, le ministère avait déjà fait savoir que les épreuves écrites ou orales. Or les sujets ont déjà été préparés par chaque académie : il va donc falloir en choisir d'autres, ce qui peut prendre un mois. Des organisations d'enseignants et de parents d'élèves ont donc demandé la suppression pure et simple des écrits.

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50 ans plus tard...

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Ma série « 1968 »

- La Première partie « Mise en jambes »: 37 articles à consulter ici

- Articles déjà publiés dans La Deuxième partie couvrant Mai et Juin, « La plus grande grève générale en France »:

  1. 1 Mai 68: la combativité ouvrière est confirmée
  2. 2 Mai 68: Nanterre est fermé
  3. 3 mai 68: les cinq erreurs du préfet de police Grimaud
  4. 4 Mai 68: Heurts et malheurs de "Groupuscules dirigés par un anarchiste allemand"
  5. 5 mai 68: un dimanche pas comme un autre
  6. 6 Mai 68: « Libérez nos camarades »
  7. 7 mai 68: L'Assemblée nationale, l’Elysée ? Du théâtre, du cinéma !
  8. 8 mai 68: « L’Ouest veut vivre »
  9. 9 mai 68 : les travailleurs de la Wisco, premiers occupants victorieux
  10. 10 mai 68: « Nuit des barricades »
  11. 11 mai 68:  Pompidou à la manoeuvre 
  12. 12 mai 68 : joyeusetés de la parano policière
  13. 13 mai 68: si les étudiants ont pu, les travailleurs peuvent plus encore
  14. 14 mai 68: La journée d'action ne s’arrête pas comme prévu…
  15. 15 mai 68: Renault Cléon entre en action 
  16. 16 mai 68: Billancourt et tout Renault basculent
  17. 17 mai 68: avec les cheminots, la grève générale sur les rails
  18. 18 mai 68: 13 000 femmes entrent en action aux Chèques Postaux 
  19. 19 mai 68: Cannes a l’eau
  20. 20 mai 68: usines, bureaux et universités libérés
  21. 21 mai 68: ORTF et fonctionnaires dans la danse
  22. 22 mai 68: appel a retourner les fusils contre le régime
  23. 24 mai 68: Face au plébiscite, la plus longue nuit de barricades 
  24. 25 mai 68: la « Commune » de Nantes
  25. 26 mai 68: Comités d’Action dans 30 cantons de l’Aveyron
  26. 27 mai 68: Grenelle à la poubelle 

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