QUE VIENT FAIRE LE DICTATEUR OBIANG NGUEMA MBASOGO AU FORUM DE PARIS SUR LA PAIX ?

La question se pose vraiment de savoir ce que peut venir faire en FRANCE à l'occasion du FORUM de la PAIX, celui qui a fait fuir de son pays 250.000 personnes, soit un quart de la population du pays, a fait assassiner 310 opposants, pratique la torture et la peine de mort sans procès sur les prisonniers politiques pour régner sans partage du pouvoir en toute impunité depuis 40 ans.

Que vient faire en FRANCE au sommet de la paix le Président OBIANG NGUEMA MBASOGO ?

Une fois de plus, il veut faire croire qu'il cherche la paix... alors qu'il a participé à des opérations de destablisation en Afrique.

On se demande vraiment ce qu'il vient faire là... sauf si c'est pour informer la communauté internationale, qu'en tant que doyen de tous les chefs d'états africains en exercice et compte tenu de sa longévité et de son ancienneté au pouvoir qu'il exerce sans la moindre interruption depuis 40 ans grâce à des élections antidémocratiques, il remet ses pouvoirs au Sénat pour organiser la transition démocratique avec le réexamen des listes électorales, et le retour de l'opposition en exil et des opposants qui sont au nombre de 250.000 et plus, pour participer à des élections démocratiques pour le retour de la paix politique, économique et sociale en République de Guinée équatoriale.

Au jour d'aujourd'hui, se pose la question des grands mouvements de populations obligées de fuir leur pays pour des raisons politiques, or la Guinée équatoriale a été victime en pourcentage de la plus grande migration politique puisque un quart de sa population a du fuir à l'étranger pour ne pas être victime de la dictature sanguinaire du dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO et rejoindre la liste des 310 opposants recensés - dont deux hommes d'église - comme ayant été assassinés par le régime pour permettre au chef de l'état actuel de se maintenir au pouvoir.

Avec un million deux cent cinquante mille habitants, la guinée équatoriale est un petit pays dont le nombre d'habitants est deux fois moins important que les habitants de la ville de Paris, or le pays est le 4ème producteur de pétrole d'Afrique et malgré cela, 80 pour cent de la population qui est restée dans le pays vit en dessous du seuil de pauvreté. La Guinée Équatoriale possède le PIB par habitant le plus élevé d’Afrique. Il se situe au niveau des pays de l’OCDE. Malgré cela, les dépenses sociales sont particulièrement faibles et bénéficient peu au bien-être de la population.

OBIANG a tenté les grandes manoeuvres pour cacher ses crimes derrière des constructions et infrastructures pharaoniques ont permis l'enrichissement de la famille et du clan du Président actuel, grâce à la mise en place d'un système de corruption qui leur a permis de percevoir des commissions que l'on a pu découvrir dans des affaires dites de biens mal acquis, en FRANCE, aux États-Unis, en Suisse, au Brésil, et ce sans que la justice équato-guinéenne n'y trouve rien à dire d'autant que le Président de la société nationale pétrolière GEOPETROL n'est autre que le Président de la République équato-guinéenne, épaulé par son fils Gabriel OBIANG NGUEMA, ministre des mines et des hydrocarbures, tandis que son autre fils Teodoro NGUEMA OBIANG MANGUE fut ministre de l'Agriculture et des forêts et a mis en place un vaste programme de déforestation avec sa société la SOMAGUI FORESTAL qui lui a permis d'engranger des richesses phénoménales et des dépenses somptuaires et des achats compulsifs aux 4 coins du monde.

Or, Teodoro OBIANG NGUEMA  reproche aux pays industrialisés d'être responsables du retard de l'Afrique et des changements climatiques. Wikipédia nous rappelle qu'il a souhaité devant l'Assemblée générale de l'ONU que les pays industrialisés soient tenus responsables des dommages et des préjudices découlant des effets du changement climatique. Or son fils Teodoro NGUEMA OBIANG MANGUE avait imposé une « taxe révolutionnaire » sur le bois", dont le paiement, au nom de la SOMAGUI FORESTAL, devait lui être directement remis. C'est l'argent provenant de la déforestation massive de la Guinée équatoriale qui a permis au fils OBIANG, ministre des forêts à l'époque de pouvoir bénéficier de toutes ces largesses... au détriment de la planète en sacrifiant le poumon vert de l'Afrique pour ses caprices et achats compulsifs dont on découvre la catastrophe par une photo satellite et dont on peut espérer que la justice dans l'affaire des biens mal acquis qui vient en décembre prochain devant la Cour d'appel de Paris et dont la CORED est partie civile tiendra compte pour aggraver les sanctions prises dans le jugement rendu en première instance par le Tribunal correctionnel de Paris.

Afin de tenter d'affaiblir l'opposition en exil et l'action de la CORED partie civile dans le procès des biens mal acquis qui va avoir lieu à PARIS, le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO a fait enlever et séquestrer deux personnalités membres de la COALITION CORED réfugiées politiques en Europe qui devaient être aux côtés de la CORED pour représenter les parties civiles dans l’affaire des biens mal acquis qui vient pour une première audience devant la Cour d’Appel de PARIS à partir du 16 décembre 2020. Il s’agit de :
- Francisco MICHA OBAMA, équato-guinéen, réfugié politique en Espagne
- Fulgencio OBIANG ESONO, équato-guinéen, réfugié politique en Italie, tous deux invités par des hommes d’affaires italiens à venir au TOGO, ils ont dès leur arrivée été séquestrés et mis dans un avion Falcon affrété par l’État équato-guinéen dans lequel se trouvait le ministre de la sécurité équato-guinéen, avec pour destination MALABO. Une telle action viole tous les accords internationaux et notamment la Convention de l'ONU du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés, dite Convention de Genève et vise à entraver l'action de la justice française dans le cadre de l'affaire de la corruption transnationale du fils OBIANG.

Toutes ces mauvaises actions visent à dissimuler les crimes du régime et à satisfaire les dépenses du fils OBIANG qui n'ont fait qu'augmenter le rythme de la déforestation qui s’est accrue considérablement, passant de 58,2 km2 par an en 1990 à 150 km2 par an sur la période 1990- 2005, sous l’action des déboisements agricoles et d’une exploitation forestière très intensive.

Ces faits particulièrement graves ont été dénoncés au Secrétaire général de l'ONU.

Ainsi le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO venu faire à aux Nations-Unies le toilettage de ses crimes, a menti à la tribune de l'ONU en dissimulant sa responsabilité dans le changement climatique dû à la déforestation massive en Guinée équatoriale qui est désormais considérée comme un crime contre non seulement l'environnement, mais aussi contre les générations futures. La destruction des forêts tropicales emporte non seulement celle des peuples qu’elles abritent mais aussi celle de l’humanité, dès lors qu’elle est la cause d'environ 17 % des émissions de carbone. De ce fait, on peut affirmer que le fils OBIANG A FAIT FORTUNE EN COMMETTANT DES CRIMES « ÉCOCIDES » CONTRE LA PLANÈTE ! (les traces blanches sur la photo satellite montrent les preuves de la déforestation massive).

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Le régime d'OBIANG n'en est pas à un mensonge près, puisqu'à la tribune de l'ONU, Teodoro NGUEMA OBIANG avait affirmé qu'en Guinée équatoriale l'école est gratuite, ce qui est effectivement inscrit dans la Loi Fondamentale ou Constitution du Pays, mais qui n'est pas appliqué et est dissimulé par l'absence de statistiques crédibles, le taux de scolarisation primaire net est faible et le taux de scolarisation secondaire l’est encore plus. Au vu de ce qui précède il n'est pas osé d'affirmer qu'Obiang préfère régner sur un peuple d'analphabètes plutôt que sur des intellectuels, ce qui est une façon habile de réduire à néant l'opposition à son régime, et c'est le Ministre de l'Information, de la radio et de la télévision, porte parole du gouvernement équato-guinéen qui par ses déclarations et les programmes TV et radio placés sous sa responsabilité qui apporte journellement la preuve du "lavage de cerveaux" que subissent les équato-guinéens depuis l'arrivée du dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO, pour lui permettre d'être élu sans interruption et sans partage depuis 40 ans en les berçant dans "l'illusion d'une nouvelle vie pour tous les groupes de la population".

Au vu de tous ces mensonges, comment donner le moindre crédit à ce que dit, affirme ou signe le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO qui a l'occasion du 50ème anniversaire de l'indépendance de la Guinée équatoriale le 12 octobre 2018 avait signé un décret d'amnistie qu'il a annoncé en grandes pompes mais qui n'a pas été appliqué, car plus de 5.000 prisonniers politiques croupissent dans les prisons équato-guinéennes ou la torture (crime contre l'humanité selon l'ONU) est la règle et confirmée lors du dernier procès de BATA par un général et un ambassadeur emprisonnés qui ont osé dénoncer ce crime en audience publique devant le tribunal, avant que les séances soient interrompues pendant une semaine et que des juges militaires soient appelés en renfort pour recadrer les magistrats du tribunal.

C'est oublier que la torture a été dénoncée par le Secrétaire général de l'ONU comme étant un crime contre l'humanité et qui doit être sanctionné comme tel, raison pour laquelle le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO s'accroche au pouvoir pour conserver son immunité présidentielle coûte que coûte, malgré le fait qu'il a violé la Loi Fondamentale qu'il avait lui même écrite en se présentant plus de deux fois aux élections présidentielles.

La mort en prison ou dans les commissariats n'existe pas pour OBIANG, les autopsies n'existent pas et ceux qui meurent en prison sous la torture meurent selon lui de leur belle mort à l'hôpital, comme il a osé le prétendre sans que personne puisse le croire au vu des blessures dont les photographies ont circulé sur les réseaux sociaux et qu'il a maintenu avec arrogance contre toute logique devant les journalistes de FRANCE 24 et de RFI venus l'interviewer.

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Pour OBIANG, la mort est un aboutissement logique pour les opposants au régime, lequel continue à nier ces évidences alors que l'on a même vu mourir en prison récemment encore parmi tant d'autres, un magistrat... et que l'alimentation de tous les détenus s'est détériorée de manière alarmante, en quantité et en qualité, avec des soupçons de doses létales, ce qui a entraîné de nombreux cas de diarrhée parmi les prisonniers, dénoncées sans succès par les avocats.

Des plaintes ont été formulées auprès du Haut Commissaire des Droits de l'Homme de l'ONU qui confirment les dénonciations d'AMNESTY INTERNATIONAL, preuves à l'appui que depuis la prise de pouvoir par le dictateur OBIANG, la répression des dissidents exercée par le président OBIANG a eu des effets dévastateurs et effrayants chez les défenseur des droits de l'homme, les journalistes et les activistes politiques, un véritable SOS ayant été lancé pour dénoncer le fait que le dictateur OBIANG faisait mourir les prisonniers politiques dans la prison de BLACK BEACH, faute de soins.

ALFREDO OKENVE, défenseur des droits humains équato-guinéen, agressé le 27 octobre s’est vu décerner le Prix franco-allemand des droits de l’Homme et de l’État de droit. Alors qu’il devait recevoir son prix à Malabo, il a été arrêté sur ordre du dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO en présence des ambassadeurs de FRANCE, d’ALLEMAGNE et des ETATS-UNIS. Il en a été de même pour le caricaturiste RAMON ESONO EBALE.

Éradiquer toute opposition dans le pays en faisant croire au multipartisme alors que le seul et unique député d'opposition qui a pu être élu, n'a jamais pu siéger puisque le jour même il a été élu a été mis immédiatement en prison et ses partisans arrêtés et accusés d'avoir voulu déstabiliser le régime par une manifestation.

Le dictateur OBIANG a aussi une autre botte secrète pour éradiquer l'opposition, c'est celle des vrais-faux coups d'états au nombre de 15 depuis son arrivée au pouvoir, lesquels lui ont permis de mettre en prison, des membres de son parti présidentiel, des membres de sa famille et de son clan, des ambassadeurs, un général, des officiers et hommes de troupe, des hauts fonctionnaires, bref tous ceux dont il voulait se débarrasser et qui sont allés finir leurs jours en prison.

Pour ne parler que des deux derniers "faux coups d'état", la possibilité de pouvoir accomplir de tels actes relève de la mission impossible en raison du fait qu'il faut savoir que depuis son arrivée au pouvoir, le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO est entouré d'une garde de plusieurs milliers de mercenaires recrutés à l'étranger, car il n'accorde pas la moindre confiance dans son armée depuis que celle-ci avait refusé de fusiller le Président MACIAS, oncle d'OBIANG et président de la république élu démocratiquement qu'il avait dû faire exécuter par sa garde marocaine.

Ceux qui ne se souviennent pas du passé sont condamnés à le revivre, le premier coup d'état a été commis par OBIANG NGUEMA MBASOGO en personne en renversant son oncle, Francisco Macias NGUEMA pour arriver au pouvoir par les armes, le 3 août 1979.

Depuis lors, il n’a eu de cesse à vouloir éradiquer pour ne pas dire exterminer l’opposition comme il l’a fait depuis son arrivée au pouvoir avec 310 assassinats d’opposants au compteur, pratiqués dans le pays ou même en exil (affaire Manuel TOMO MANGUE) afin de se maintenir au pouvoir sans partage (voir liste www.cored.fr/liste310.pdf )

Pour en revenir à ces tentatives de soi-disant déstabilisation, c'est très récemment que la Coalition CORED a découvert ce subterfuge de faux coups d'état, montés de toutes pièces par le régime, lesquels se succèdent régulièrement pour permettre au dictateur OBIANG de nettoyer toute trace d’opposition sous prétexte d'atteinte à la sûreté de l'État, et c’est avec preuves en mains que la Coalition CORED a affirmé, à propos du vrai-faux coup d'état de 2005, qu’il est apparu que l'organisateur de ce coup d'état était le dictateur en personne par l'intermédiaire de M. Simon MANN, mercenaire anglais qui a monté l'opération, mais qui travaillait en fait à l'époque et encore maintenant pour le dictateur OBIANG lequel a reconnu par écrit et sous serment chez un avocat anglais, que les personnes qu'il avait dénoncées comme étant les financiers de ce coup d'état étaient hors de cause et qu'il était là pour "aider le dictateur OBIANG à faire la chasse aux opposants en exil".

C'est grâce aux découvertes faites avec le témoignage du mercenaire Simon MANN, organisateur d’un faux-vrai coup d’état manqué et qui a fini par avouer le 26 juin 2017, devant le Tribunal correctionnel de Paris, qu’il travaillait, en fait, pour le dictateur, ce qui accrédite le fait qu’OBIANG NGUEMA MBASOGO organise depuis son arrivée au pouvoir de faux coups d’état pour éradiquer l’opposition chaque fois qu'elle devient trop importante, afin qu'il puisse continuer à se maintenir au pouvoir.

Or, au cours de ces deux soi-disant coups d'états, pas un seul coup de feu n'a été tiré... ce qui est tout de même extraordinaire,

Cette énième tentative de coup d’état raté fait partie de l’arsenal déployé par le mandataire équato-guinéen pour asseoir son pouvoir sous le prétexte de coup d'état organisé par la FRANCE, le TCHAD, en terrorisant la population et en faisant disparaître les opposants à l’occasion d’une répression massive et l'on a appris lors du procès que l'on a jeté en prison des commerçants innocents pour leur faire dire n'importe quoi, sous la menace de la torture ou d'une libération anticipée... avec la condamnation des membres de la CORED, mais aussi de français qui n'ont pas mis les pieds en Guinée équatoriale depuis des décennies qui ont été condamnés à des peines de 50 ans et plus de prison, avec des mandats d'arrêts internationaux délivrés avant même le procès à l'ancien président de TRANSPARENCY INTERNATIONAL FRANCE et au président de l'Association SHERPA. Tous ces évènements font partie de la stratégie du dictateur pour justifier les arrestations arbitraires, la torture des opposants et leur exécution et qui de toute façon n'aurait jamais dû avoir lieu puisqu'un décret d'amnistie avait été publié après ces évènements et que le Tribunal a feint d'ignorer la parole présidentielle, ce qui voudrait dire qu'elle ne vaut rien et qu'elle n'est même pas respectée par la justice du pays.

En ce qui concerne la volonté du président de parvenir à la paix sociale en guinée équatoriale, celui-ci a tenté sans succès de faire des manoeuvres de diversion - car se maintenir au pouvoir avec sa famille et son clan constitue le théorème de base gravé dans le marbre par le dictateur qui est prêt à tout pour rester président - et c’est de manière tout à fait inexacte que l'éternel mandataire OBIANG NGUEMA MBASOGO a osé faire passer le message, que selon lui : "dans les mécanismes d'apaisement et démocratiques initiés, il avait mis en place plusieurs dialogues avec les partis politiques reconnus et la société civile, pour un échange franc, avec des acteurs politiques de tous bords de l'intérieur et de l'extérieur du pays", alors qu’il a refusé de participer à une table ronde de dialogue à GENÈVE au motif que l’opposition en exil voulait le faire assassiner lors de cette rencontre... alors que l'on a pu observer qu'il ne craint pas d'aller dans cette même ville pour des raisons médicales et financières.

L'opposition en exil s'est inscrite en faux contre les déclarations présidentielles relayées par son porte-parole, avec preuves à l’appui en démontrant que l'opposition en exil avait tenté de participer à de multiples rencontres de dialogue en Guinée équatoriale, pour lesquelles il avait été demandé la présence d'une force d'intervention internationale pour assurer la protection des participants, ce qui a été refusé et dans le même temps, un lanceur d'alerte a prévenu les opposants que dès leur arrivée sur place ils seraient appréhendés afin de les obliger à faire allégeance au dictateur en échange de leur vie, alors que bien au contraire, le régime a tenté  de porter atteinte à l'opposition en exil, par une tentative assassinat par balles au domicile du président de la CORED au lendemain de la condamnation du dictateur OBIANG par le tribunal de grande instance de Paris jugeant en matière correctionnelle, à verser 5.000 euros au président de la CORED...

Le dictateur OBIANG NGUEMA MBASOGO ne respecte pas plus le droit international et encore moins la Convention de VIENNE, c'est ainsi qu'il a tenté de faire croire sans succès à la Cour Internationale de Justice de la Haye que son fils nommé vice-président devait bénéficier de l'immunité diplomatique en matière de poursuites pénales... ce qui a été refusé poliment par la Cour, mais dans son délire le président équato-guinéen continue de soutenir qu'il avait la possibilité de décider du lieu d'implantation en FRANCE de l'ambassade de la république de Guinée équatoriale, sans avoir l'accord préalable du Quai d'Orsay ou de Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères de la France... pour transférer sans la moindre autorisation l'Ambassade qui était boulevard de COURCELLES, avenue FOCH... Du jamais vu en matière de droit international et voilà plusieurs années que l'on palabre devant la Cour pour une procédure qu'il n'est pas osé de qualifier d'abusive et de dilatoire qui couvre de ridicule l'état qui ose faire une pareille demande devant une juridiction de l'ONU au mépris de la connaissance la plus élémentaire du droit et des usages diplomatiques.

La venue en FRANCE du dictateur OBIANG, furtive pour le décès du président Jacques CHIRAC et renouvelée pour le Forum de la Paix est une décision opportuniste pour tenter de dissimuler ce qui se passe en République de Guinée équatoriale par des poignées de mains sans lendemain, au moment même ou après avoir "bradé" l'économie du pays à la CHINE par des contrats pharaoniques en matière d'infrastructures comme celle d'une nouvelle capitale désespérément vide, ce sont maintenant les eaux territoriales offertes à la RUSSIE, pour tenter de négocier la vente du gaz, alors que les investisseurs rechignent à venir compte tenu de l'absence d'indépendance de la justice en Guinée équatoriale qui n'est plus un état de droit, ainsi que l'on a pu le constater depuis le début du règne d'OBIANG dénoncée par des courriels formels d'une Ambassade dont les e-mails diplomatiques ont été interceptés et divulgués sur le site internet de l'Ambassade de Guinée équatoriale en France qui montrent que des redressements fiscaux injustifiés ont été opérés et les passeports des chefs d'entreprise retirés jusqu'à ce qu'ils donnent leur accord...

Après tout cela, qui n'est que la partie visible d'un iceberg, que vient faire en FRANCE au sommet de la paix le Président OBIANG NGUEMA MBASOGO ? On se le demande... sauf si c'est pour informer la communauté internationale, qu'en tant que doyen de tous les chefs d'états africains et compte tenu de sa longévité et de son ancienneté au pouvoir qu'il exerce sans la moindre interruption depuis 40 ans, il remet ses pouvoirs au Sénat pour organiser la transition démocratique avec le réexamen des listes électorales, et le retour de l'opposition en exil et des opposants qui sont au nombre de 250.000 et plus, pour participer à des élections démocratiques pour le retour de la paix politique, économique et sociale en République de Guinée équatoriale.

Pour conclure, je me permets de signaler que j'ai été torturé en mars 2002 et condamné à la peine de mort par le président OBIANG NGUEMA MBASOGO et récemment encore a plus d'un demi-siècle de prison - et que si je suis encore vivant, malgré la tentative d'assassinat à Londres dont je viens d'être victime au lendemain de la condamnation du président OBIANG par le tribunal correctionnel de PARIS et que je suis en mesure d'écrire ces lignes aujourd'hui - c'est grâce à l'aide des américains et de soins intensifs prodigués pendant une hospitalisation de 11 mois aux USA pour réparer les séquelles des tortures que m'a fait subir le dictateur (dents arrachées avec des pinces, "tourniquette" et "hélicoptère", etc.),

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pendant qu'au cours de cette même période, j'ai eu 28 membres de ma famille tués par la torture dont les corps ne nous ont jamais été rendus.

Salomon ABESO NDONG

Président de la COALITION CORED qui est composée de 20 partis politiques et associations en exil suivantes :

  • CANDIDATURA INDEPENDIENTE DE GUINEA ECUATORIAL (CIGE) - UNIÓN PARA LA DEMOCRACIA Y EL DESARROLLO SOCIAL (UDDS) - COMITÉ DEL MANDO REVOLUCIONARIO (CMR) - MOVIMIENTO PARA LA AUTODETERMINACIÓN DE LA ISLA DE BIOKO (MAIB) - PARTIDO POLITICO UNIÓN POPULAR (UP) - CONGRESO NACIONAL DE LOS PUEBLOS DE GUINEA ECUATORIAL (CNPGE) - ACCIÓN POPULAR DE GUINEA ECUATORIAL (APGE) - ACTIVISTA SOCIEDD CIVIL DHERIDA (ASCA) - ASOCIACIÓN PARA LA TRANSPARENCIA EN GUINEA ECUATORIAL (ASOGET) - RADIO MACUTO (LA VOZ DE LOS SIN VOZ) - PARTIDO CONSERVADOR DE GUINEA ECUATORIAL (PCGE) - ACTIVISTA POR LOS DERECHOS CIVILES (ADV) - COMITÉ DE RESISTENCIA POPULAR (CRP) - ACTIVISTA POR LAS LIBERTADES SOCIALES (ALS) - ACTIVISTA ACCIÓN FEMENINA DE GUINEA ECUATORIAL (AFGE) - ACTIVISTA CULTURAL - ACTIVISTA CÍVICO PARA LIBERTADES, DEMOCRACIA Y EL ESTADO DE DERCHO - ACTIVISTA CONSEJERO ESTRATEGICO DE LA OPOSICIÓN (ACEO) - ACTIVISTA ACCIÓN SOCIAL, POLITICO Y ECOLOGICO (ASPE) - ACTIVISTA Y PERSONA ADHERICA A LA COALICIÓN CORED

 AGENCE EB

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