Castaner et Belloubet : peuvent-ils risquer la Cour pénale internationale ?

Trois photo-reporters isolés et facilement identifiables ont été ciblés samedi par une grenade de désencerclement. Un manifestant a eu une main arrachée à Paris par une grenade. Il y a des griefs manifestes aux droits de l'Homme que réprime le crime contre l'humanité (violence armée contre un groupe politique et répression judiciaire ciblée).

https://www.liberation.fr/france/2019/02/10/toulouse-un-photographe-blesse-par-une-grenade-lors-de-l-acte-xiii-des-gilets-jaunes_1708535

Tentatives d'homicides avec préméditation ?

Complicité de tentatives pour ceux qui couvrent ces actes, même judiciairement ?

L'inconventionnalité de la doctrine du maintien de l'ordre transforme la police en milice ou groupement armé qui ne peut plus invoquer l'ordre de la loi pour se justifier ; d'autant que le ministère de l'intérieur a l'obligation positive de garantir l'effectivité des droits de l'Homme, auxquels il fait manifestement échec de façon sanglante et persistante. Cela peut-il encore s'appeler des "violences policières" quant les victimes sont mutilées ?

Un crime contre l'humanité est une violation délibérée et ignominieuse des droits fondamentaux d'un individu ou d'un groupe d'individus inspirée par des motifs politiques, philosophiques, raciaux ou religieux.

Un discours politique officiel appelant à la répression "ultra ferme" de manifestants pacifiques et les amalgamant abusivement aux "casseurs" pour justifier l'injustifibale est une rhétorique fascistoïde ; l'usage d'armes de guerre et d'armes à feu provoquant un nombre inacceptable de victimes pour faire échec au débat démocratique réclamé par le peuple est une atteinte aux droits politiques ; la conjonction de ces méthodes et la mise en oeuvre d'une répression policière aveugle et d'une répression judiciaire à propos de laquelle existe un doute très sérieux sur l'indépendance des juges amène à s'interoger sur le crime contre l'humanité.

La répression judiciaire est clairement politique et ciblée selon la circulaire de la garde des Sceaux puisqu'elle vise expressément les "gilets jaunes" au mépris du code de procédure pénale (sans parler des arrestations préventives).

Les critiques contre la politique de répression française sont notoires. La persistance du pouvoir à s'y maintenir est donc de mauvaise foi.

 

Prolonger :

David Dufresne : Récapitulatif des victimes de la répression policière

Le Monde : Enquête ouverte sur la main arrachée d’un manifestant à Paris

Le Figaro : «Gilets jaunes»: «nous opposerons l'ultra fermeté» (Castaner)

Reuters : Castaner regrette la blessure d'un manifestant

Légifrance : Circulaire NOR : JUSD1831952C du 22 novembre 2018 relative au traitement judiciaire des infractions commises en lien avec le mouvement de contestation dit « des gilets jaunes »

La Rédaction De Mediapart : Madame la garde des Sceaux, vous mentez

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Médiapart : Encore un mort en montagne à la frontière franco-italienne

Médiapart : Lettre à Madame la préfète des Hautes-Alpes de la part du Refuge Solidaire

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