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Violences de genre : de la « grande cause » à « cause toujours »
« Toi, tu vas l’avoir ton stage... » Cette phrase, « on voudrait l’entendre après une présentation réussie ». Pas de la bouche d’un homme de l’âge de notre père, glissée dans l'oreille, tonalité lubrique comprise. Le texte écrit par des jeunes femmes élèves en journalisme illustre la persistance éreintante de l'objectification et des violences dont les femmes sont la proie. Une prise de conscience a eu lieu avec #MeToo, mais elle est loin d'être suffisante, comme l'expliquent les appels à manifester pour un 25 novembre puissant en faveur des plus vulnérables, mais aussi pour les femmes et les enfants victimes de violence de genre en Israël/Palestine. « Les victimes ne sont pas crues, l'impunité des agresseurs persiste. »
« Toi, tu vas l’avoir ton stage... » Cette phrase, on voudrait l’entendre après une présentation réussie. Pas lors d’une soirée, de la bouche d’un homme de l’âge de notre père qui nous la glisse à l’oreille d’un ton chargé de sous-entendus. Nous, jeunes femmes journalistes en formation, dénonçons le sexisme qui règne dans la profession avant même l’embauche. Par les femmes de la 28e promotion de la licence Presse de proximité de l’ESJ Lille.
Parce qu'une prise de conscience collective a eu lieu avec #MeToo, mais que celle-ci n’est pas suffisante, un large panel d'organisations appelle à une grande marche contre les violences machistes, et exige l'obtention immédiate de 3 milliards d'euros pour les combattre efficacement. Avec un souci de protection des plus vulnérables, les signataires demandent un plan d'urgence national et la mise en place d’une loi-cadre visant à mettre fin à l'impunité des agresseurs. « Toutes ces violences ne sont pas une fatalité ».
Le relativisme juridique est aussi une morale, qui ne veut pas dire son nom. Cela s’appelle le libéralisme, qui fait tout reposer sur les individus, qui met un signe « égal » entre agressé.e et agresseur, qui s’acharne à dépolitiser tous les antagonismes qui structurent notre société, qui abhorre la dialectique et qui noie tous les combats nécessaires dans les eaux glacées du calcul égoïste.
Alors qu'à Gaza, les femmes et les enfants constituent la majorité des victimes, selon l'ONU, des bombardements meurtriers et les déplacements forcés que subissent les habitant·es, en vue de la manifestation du 25 novembre, un ensemble de personnalités culturelles, politiques et syndicales « réaffirment que leur féminisme se conjugue avec les engagements anticolonialistes et antiracistes ». « Nous dénonçons tous les crimes de guerre, les viols de guerre quels que soient les bourreaux ».
Nous appelons à participer à la manifestation du 25 novembre contre les violences de genre et d'État, et prendrons part au bloc internationaliste, féministe et LGBTQI pour la libération de la Palestine.
Alors qu'à Gaza, les femmes et les enfants constituent la majorité des victimes, selon l'ONU, des bombardements meurtriers et les déplacements forcés que subissent les habitant·es, en vue de la manifestation du 25 novembre, un ensemble de personnalités culturelles, politiques et syndicales « réaffirment que leur féminisme se conjugue avec les engagements anticolonialistes et antiracistes ». « Nous dénonçons tous les crimes de guerre, les viols de guerre quels que soient les bourreaux ».
Deux ans après le naufrage du 24 novembre 2021, alors que l'injustice et les décès aux frontières se poursuivent, un ensemble d'associations, collectifs, et militant·es belges, britanniques, et français·es s'unissent pour appeler à un monde sans violence aux frontières. « En refusant d’accueillir les personnes exilées et en militarisant cette frontière, via une surenchère de dispositifs de répression, les autorités sont responsables politiquement depuis des décennies de chaque mort. »
Face aux « intimidations, diffamations et restrictions de la parole scientifique » au sein des universités depuis les événements dramatiques du 7 octobre, plus de 1300 chercheur·ses et universitaires dénoncent « ce climat de menace qui engendre peur et autocensure au détriment de la libre expression ». Ils et elles souhaitent réaffirmer leur « droit de pouvoir soutenir des causes et exprimer des solidarités à titre individuel, comme tout·e citoyen·ne. »
Mediapart fête ses 15 ans le samedi 25 novembre de 14h à 18h aux Chantiers de la Garonne à Bordeaux. En présence de Fabien Escalona, Ilyes Ramdani, Camille Polloni, Fabrice Arfi et Thibaut Soulcié. Venez échanger sur le journalisme, ses sources, les limites de la Ve République, le dessin de presse et les grandes enquêtes de Mediapart comme celle de "La mafia du CO2".
Une coalition de plus de 150 luttes locales, d'organisations nationales écologistes et sociales, de regroupements paysans, de sections syndicales et de comités locaux des Soulèvements de la terre appellent à 4 jours de mobilisations, rassemblements, occupations et blocages en décembre contre Lafarge et le monde du béton.
Pour cette 6ème édition, le Festival égale à égal s'associe au confort moderne et aux menstrueuses pour te proposer une soirée haute en musique et en couleurs ! Concert des Vulves assassines - Djette Set - Sérigraphie