La thématique du jour L’hôpital à bout de souffle

« J’ai questionné le chef des Médecines, N+1, il était soucieux : "c’est pareil au deuxième étage, au troisième étage, dans l’aile A, la B, le niveau 2, le secteur Y… Tu ne trouveras aucun médecin, et pourtant et pourtant…" » Geneviève Blanchet est neurologue, comme de nombreux autres professionel·les de la santé, elle témoigne dans le Club du malaise d'un Hôpital public à bout de souffle. Même si les hospitaliers ont l'impression de prêcher dans le désert, ils et elles tentent, encore et encore, d’alerter sur les fermetures de lits, de services d’urgence, la dégradation continue des conditions de travail, leur épuisement et la qualité des soins menacée. Panorama.

Hôpital public : chroniques d’une mort annoncée

À l’hôpital de Mulhouse, en février 2021. © Photo Sébastien Bozon / AFP

À propos d’un cas, et sans revue de la littérature. Je suis neurologue en hôpital général. Ces lignes montrent un aspect de ma vie hospitalière ces derniers mois, un témoignage d'un système fatigué, un aveu d'impuissance collective. C'est ma réalité, parmi des réalités multiples. À prendre comme un billet d'humeur.

Le burn-out dans les hôpitaux

Les professionnels du secteur de la santé comptent, parmi les catégories de professions qui présentent le plus haut risque de burn-out. Les plus touchés seraient ceux dont la pratique les met en contact permanent avec des malades particulièrement lourds ou dont le pronostic vital est sans cesse en jeu.

Tu sais...

Le phénomène confine au ras le bol. Il est un symptôme. Symptôme de la catastrophe en cours dans le traitement politique de la santé. Tu sais, c’est le symptôme de l’individualisation des réponses à une problématique systémique.

La psychiatrie à bras-le-corps

Nous y sommes à chaque instant du jour ou de la nuit. Nous tentons d’apaiser les angoisses des aurores et de dissiper les démons des crépuscules. Nous ne pouvons plus entendre parler de protocoles lorsqu’un homme, une femme meurt de souffrance psychique  par manque de place, d'écoute, de présence humaine. Si la psychiatrie publique meurt, c'est tout un pan de la société qui mourra avec elle, c’est vous, c’est nous.

Nous manquons de sages-femmes

Alors que des maternités ferment par manque de gynécologues-obstétriciens, nous manquons aussi de sages-femmes dans les hôpitaux. Rien d'étonnant au regard de la manière dont ce métier essentiel pour la santé des femmes est aussi peu valorisé.

Nos dernières thématiques

« Faites infuser davantage », écrivait Henri Michaux : face à la profusion de publications, retrouvez une sélection de livres – récit, fiction, essais, nouvelles – qui ont inspiré les contributeurs et contributrices du Club. Qu'elle soit de voyage, contemporaine, ou même de développement personnel, la littérature est « un puissant narcotique pour changer d’état et voyager loin », elle est encore et toujours « un regard critique sur notre monde tel qu'il défile.» Le Club réunit des lecteurs passionnés et des chroniqueurs avertis, alors prêtez vous au détour des livres...

Soutien des personnels de l’Enseignement supérieur à la grève dans l’éducation de Seine-Saint-Denis

Depuis cinq semaines, les personnels de l'Éducation nationale de Seine-Saint-Denis (93) sont en grève, dans le cadre d’un mouvement intersyndical et appuyés par les parents d’élèves, notamment pour obtenir un plan d’urgence pour les établissements scolaires de leur département. Un collectif de personnels de l’enseignement supérieur leur apporte un « soutien sans réserve ». 

« Transactivisme » - La fabrique d’une minorité totalitaire

« Le “transactivisme”, entité sans nom, sans visage, sans forme, est dépeint comme l’émanation ectoplasmique d’une communauté agissant dans l’ombre, infiltrée partout... » Dans le contexte d'une campagne de désinformation et de dénigrement aux relents complotistes dirigée contre la minorité trans, un très large ensemble de chercheur·ses et intellectuel·les alerte sur l'offensive transphobe en cours. L'Université doit « défendre la liberté d’expression de tous, dans le cadre défini par la loi, qui en exclut l’expression de la transphobie. »

Féminisme de façade : une politique française de « deux poids, deux mesures » en zone de conflit

En définissant le féminisme comme priorité de sa politique étrangère, la France se positionne comme un phare de la diplomatie féministe. Mais selon des organisations et des élu·es, dans un texte à l'initiative de l'Institut du Genre en Géopolitique, « tant que les femmes continueront de payer le prix le plus lourd dans les zones de conflit, la diplomatie féministe de la France restera une illusion lointaine, éclipsée par l'hypocrisie et l'inaction. »

Les Mercredis des révolutions - La révolution des œillets au Portugal

À l'approche du cinquantenaire de La révolution des œillets au Portugal, une séance des « Mercredis des révolutions » le 3 avril avec deux spécialistes du monde lusophone au XXème siècle, séance animée par Edward Blumental. 

Samedi 23 mars - Liberté, Égalité, Papiers ! Appel à la mobilisation générale

A l'initiative des collectifs de sans-papiers et de la Marche des Solidarités, plus 200 organisations, collectifs, associations, syndicats appellent à manifester partout sur le territoire samedi 23 mars à à l’occasion de la journée internationale contre le racisme et le fascisme. A relayer !

Salon anticolonial et Antiraciste

Le Salon anti-colonial et antiraciste contribue au travail d’éducation populaire pour faire connaître les réalités historiques et déconstruire le discours de l’idéologie dominante imprégnée de post-colonialisme .

Briançon, Calais, Paris : regards croisés sur les violences policières envers les personnes exilées

Le Collectif Accès aux Droits organise, à l'occasion de la sortie de son premier rapport, une discussion autour des violences policières envers les personnes exilées le 26 mars de 20h à 23h au Hasard Ludique.