« Notre féminisme n’a pas de frontière » : cette formule, issue d'un billet sur le travail de la chercheuse Asja Zaino et le combat de ces femmes anonymes qui luttent et qu'elle met en lumière, semble être le credo des contributions du Club, où affleurent des solidarités féministes internationalistes. Une réponse aux hypocrisies françaises de la « diplomatie féministe » dénoncées ce jour dans une tribune à l'initiative de l'Institut du Genre en Géopolitique : « tant que les femmes continueront de payer le prix le plus lourd dans les zones de conflit, la diplomatie féministe de la France restera une illusion lointaine, éclipsée par l'hypocrisie et l'inaction. »
Masha Kondakova est née à Kyiv en 1989. Pendant trois ans, la jeune réalisatrice a filmé trois combattantes sur le front, dans l’Est de l’Ukraine. Elle dresse un portrait saisissant de ces femmes pour qui la véritable guerre se joue ailleurs. Si elle a risqué sa vie pour réaliser Inner Wars, ce film, dit-elle, l’a également sauvée. Un entretien avec la réalisatrice Masha Kondakova.
En définissant le féminisme comme priorité de sa politique étrangère, la France se positionne comme un phare de la diplomatie féministe. Mais selon des organisations et des élu·es, dans un texte à l'initiative de l'Institut du Genre en Géopolitique, « tant que les femmes continueront de payer le prix le plus lourd dans les zones de conflit, la diplomatie féministe de la France restera une illusion lointaine, éclipsée par l'hypocrisie et l'inaction. »
Alors que Rafah est sous la menace imminente d’un massacre, la ministre Aurore Bergé annonçait vouloir retirer les subventions aux associations féministes selon leurs positions vis-a-vis du 7 octobre. Le précieux travail d’Asja Zaino, le combat de ces femmes anonymes qui luttent et qu'elle met en lumière, sera notre seule réponse. Notre féminisme n’a pas de frontière.
Alors que la littérature ukrainienne est massivement sous-traduite en français, ce texte évoque trois autrices accessibles dans les langues européennes et dont l’oeuvre est un puissant témoignage sur le conflit en cours au Donbass depuis 2014. Elles anticipent un mouvement littéraire prégnant depuis le 24 février 2022 : contre la guerre en Ukraine, les femmes artistes sont en première ligne.
La lutte contre le sexisme, les violences faites aux femmes, l’antisémitisme et les racismes ne souffre aucune exception, aucune exemption, y compris au sein de la gauche antiraciste et féministe. N'oublions pas ce que les corps des femmes exhibés, malmenés, torturés, violés ou anéantis sous les bombes et ceux des enfants, nous disent de cette guerre ente Israël et le Hamas.
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« Non, la modernité n’a pas fait disparaître les paysans. Des femmes et hommes, qu’il se refuse à appeler exploitants, continuent de prendre soin des paysages, de nourrir le monde et d’entretenir la terre avec respect et humilité. Soutenir une transition agro-écologique, « seule utopie réaliste » pour Matthieu Calame, c’est autant reprendre le contrôle sur nos assiettes » Ainsi se clôt le billet de la géographe Marie Dougnac. Comme elle, à contre-courant, contributeurs et contributrices ouvrent des voies et racontent le « ferment révolutionnaire » de la paysannerie alternative.
Depuis cinq semaines, les personnels de l'Éducation nationale de Seine-Saint-Denis (93) sont en grève, dans le cadre d’un mouvement intersyndical et appuyés par les parents d’élèves, notamment pour obtenir un plan d’urgence pour les établissements scolaires de leur département. Un collectif de personnels de l’enseignement supérieur leur apporte un « soutien sans réserve ».
« Le “transactivisme”, entité sans nom, sans visage, sans forme, est dépeint comme l’émanation ectoplasmique d’une communauté agissant dans l’ombre, infiltrée partout... » Dans le contexte d'une campagne de désinformation et de dénigrement aux relents complotistes dirigée contre la minorité trans, un très large ensemble de chercheur·ses et intellectuel·les alerte sur l'offensive transphobe en cours. L'Université doit « défendre la liberté d’expression de tous, dans le cadre défini par la loi, qui en exclut l’expression de la transphobie. »
En définissant le féminisme comme priorité de sa politique étrangère, la France se positionne comme un phare de la diplomatie féministe. Mais selon des organisations et des élu·es, dans un texte à l'initiative de l'Institut du Genre en Géopolitique, « tant que les femmes continueront de payer le prix le plus lourd dans les zones de conflit, la diplomatie féministe de la France restera une illusion lointaine, éclipsée par l'hypocrisie et l'inaction. »
À l'approche du cinquantenaire de La révolution des œillets au Portugal, une séance des « Mercredis des révolutions » le 3 avril avec deux spécialistes du monde lusophone au XXème siècle, séance animée par Edward Blumental.
A l'initiative des collectifs de sans-papiers et de la Marche des Solidarités, plus 200 organisations, collectifs, associations, syndicats appellent à manifester partout sur le territoire samedi 23 mars à à l’occasion de la journée internationale contre le racisme et le fascisme. A relayer !
Le Salon anti-colonial et antiraciste contribue au travail d’éducation populaire pour faire connaître les réalités historiques et déconstruire le discours de l’idéologie dominante imprégnée de post-colonialisme .
Le Collectif Accès aux Droits organise, à l'occasion de la sortie de son premier rapport, une discussion autour des violences policières envers les personnes exilées le 26 mars de 20h à 23h au Hasard Ludique.