J’observe la bouche ouverte, en poisson d’aquarium la trouble réalité du monde. George Floyd, j’essaie... de respirer avec ton nom en tête, j’essaie de respirer par les poumons, pour te prolonger, te continuer.
Prière noire/ Black Prayer, suivi de Lettre à Donald Trump/ Letter to Donald Trump.
Depuis la mort de George Floyd, la société s’interroge. Un exercice manifestement douloureux au regard des improbables contorsions auxquelles se livrent les médias dominants. Y a-t-il des violences policières ? La police est elle raciste ? Toutes les évidences ne passent pas le seuil de l’entendement. Et pour ne pas avoir à considérer l'entièreté du problème, le mieux est encore de mal le poser.
Surfant sur la mobilisation internationale dénonçant le meurtre de George Floyd, une marée humaine a déferlé sur le TGI de Paris et de nombreuses villes de province. La révolte incarnée par Assa Traoré, figure du collectif Adama, n’a semble-t-il pas été correctement comprise par le pouvoir. La demande est pourtant simple: nègres de personne, surtout pas de la police, nous exigeons la justice...
Pour un groupe international d’activistes, journalistes et sympathisants du mouvement Black Lives Matter, la mort de George Floyd est le symbole de « l’étouffement continu des personnes racisées dans le monde entier » et du racisme structurel dans les institutions chargées de faire respecter la loi. Pour lutter, « il est temps d'écouter les revendications que portent les voix des Noirs américains. Il est temps de rendre justice. »
Angela Davis rappelle que la combativité est au cœur de l’histoire de la communauté noire aux Etats-Unis. Pour elle, le racisme est une fonction du capitalisme, et c’est en luttant contre le racisme que le système peut changer.