Réponse aux sénateurs signataires de la pétition «Pour le respect des libertés et des droits fondamentaux en Catalogne» publiée sur Médiapart le 24 mars 2019.
Issus de différents groupes politiques de la Haute Assemblée, 41 sénateurs signent un appel au respect des droits fondamentaux en Catalogne. Ils demandent des solutions politiques au niveau européen, dénonçant «les répressions dont sont victimes des élus légitimes, représentants politiques de la Generalitat de Catalogne emprisonnés ou forcés à l’exil pour leurs opinions dans l’exercice des mandats que leur ont confiés les électeurs».
Des sommités de l'hispanisme ont voulu critiquer les sénateurs qui réclamaient le respect des droits fondamentaux en Catalogne. Intoxiqués par leurs propres certitudes, ils réclament des sénateurs la reconnaissance de l'indépendance du Tribunal Supremo. Ils auraient mieux fait d'effectuer quelques recherches...
L'énorme mobilisation populaire s'est retrouvée derrière la banderole clamant que "l'autodétermination n'est pas un délit, la démocratie c'est décider", reprise d'une phrase, ayant frappé les esprits, du principal accusé au procès des indépendantistes qui se déroule actuellement dans la capitale, l'ancien vice-président de la Généralité, Oriol Junqueras.
Des élections générales anticipées auront lieu en Espagne le 28 avril prochain. Entre l'ouverture du procès de figures de l'indépendantisme catalan, l'arrivée de VOX dans le paysage politique, la crise interne de Podemos et la droitisation de Ciudadanos et du Partido Popular, la démocratie espagnole arrive à un tournant. Dans une société, déjà, sous tension.