La thématique du jour
Contre l'obscurantisme trumpiste, les sciences debout
Parce que « les sciences sont la méthode principale pour accroitre le niveau de connaissance d’elles-mêmes des sociétés contemporaines, et par conséquent pour favoriser la production d’opinions et de choix un minimum éclairés », contributeur·ices et citoyens se mobilisent face à la chape de plomb répressive qui s'abat sur la connaissance et la recherche aux Etats-Unis. Conscients que la mort de la démocratie s'exporte, il et elles s'élèvent contre l'obscurantisme trumpiste.
Signataire de la tribune « Défendons les sciences face aux nouveaux obscurantismes », et enseignante-chercheuse en science politique, voici ce que j’ai eu l’occasion de dire publiquement lors de la journée « Stand up for science » du 7 mars, à Jussieu.
Face aux attaques incessantes de l'administration Trump contre la science et la recherche, le gouvernement a annoncé réfléchir à accueillir des universitaires états-unien.ne.s. Derrière l'apparente évidence morale et la défense des SHS et des sciences du climat se cache en réalité une opération de communication financée selon toute vraisemblance par de nouvelles mesures d'austérité.
Après la mobilisation exceptionnelle du mouvement Debout pour les sciences/Stand up for science – au moins 15 000 participant·es dont 5000 à Paris -, le collectif Rogue ESR dresse un premier bilan de la journée du 7 mars, annonce les prochaines échéances et propose des Rencontres Debout pour les sciences en vue de mettre en place une Assemblée Instituante de l’Université et de la Recherche.
Baptisé l'abrogation woke, ce memorandum de Trump oscille entre dystopie totalitaire à la 1984 et obscurantisme moyenâgeux. Il consiste à évacuer tous les mots liés aux questions d'inclusion, de genre et d'environnement des publications scientifiques et des sites gouvernementaux.
Plus de 230 juristes, avocats, juges, et professeurs de droit du monde entier se joignent aux experts et rapporteurs de l'ONU pour qualifier juridiquement les crimes commis à Gaza de « génocide », et rappeler ainsi les obligations légales des États. Ce texte veut contribuer à la préservation du droit international aussi mis en péril à Gaza, afin d'éviter de nouvelles atrocités de masse en toute impunité. « L'histoire enseigne que la paix durable ne peut être construite sans justice. »
Des personnalités politiques et des journalistes soutiennent ici une initiative de trois collaborateurs parlementaires de gauche qui dénoncent le mépris que la politique renvoie aux « minorités visibles ». Ils viennent de créer un collectif de lutte transpartisan (Hagrah) pour « dénoncer les mécanismes d’exclusion racistes et de discriminations qui freinent l’accès aux mandats et aux postes de pouvoir ».
La séance « La révolution sur les murs », proposera une histoire visuelle des révolutions du XIXe siècle, en s’arrêtant sur les diverses formes d’écriture et de dessin politiques collés ou inscrits sur les murs des villes et parfois des prisons. Avec Emmanuel Fureix, professeur d’histoire à l’Université Paris-Est Créteil, et Mathilde Larrère, maîtresse de conférences à l’Université Gustave Eiffel.
Mediapart est partenaire du Festival Imprimé, du 13 au 15 février 2025, à Bordeaux. Un festival pour le journalisme engagé, organisé par la Revue Far Ouest. Découvrez le programme.
Le Courrier des Balkans vous donne rendez-vous le 1er février à Arcueil pour ses VIe Rencontres littéraires. Au programme : des auteurs, des éditeurs, des tables-rondes, une grande librairie-bouquinerie, des spécialités balkaniques et une table-ronde spéciale Serbie pour donner la parole à celles et ceux qui se soulèvent.
À l’occasion de la Saint Vincent, Oxfam vous invite à une soirée inédite autour de Vincent Bolloré et vous propose de se réunir pour dénoncer tout ce que représente la 8ème fortune du pays : ultra-richesse héritée en partie des ressources de l’Afrique, concentration des pouvoirs et des médias, propagation d’une idéologie d’extrême droite.