Les respirations qui se croisent, la musique et le mouvement pour se rappeler qu'on est vivant. Des écritures chorégraphiques qui prolongent les actes politiques, dans la rue ou sur scène. Dans le Club ce dimanche, un croisement d'histoires et de réflexions sur la danse. A Marseille, c'est le dernier jour de l'exposition consacré au chorégraphe Boris Chamatz, que nous fait découvrir Guillaume Lasserre.
Le Frac Sud à Marseille consacre une exposition inédite au danseur et chorégraphe Boris Charmatz, qui fait des incursions dans l'art contemporain depuis ses débuts. Désormais à la tête du mythique Tanztheater de Wuppertal, la maison de Pina Bausch, il retrace ici ses recherches chorégraphiques à travers un ensemble de films réalisés tout au long de son parcours.
Cette tribune dénonce la réforme du diplôme d'Etat de professeur de danse, qui intègre les danses populaires tout en excluant les populations qui les ont développé en France depuis 40 ans. Plus de 180 professionnels appellent à la mobilisation afin de ne pas déposséder ceux et celles qui font vivre les cultures populaires. Plus de 4500 personnes ont signé une pétition en ce sens.
La dabké (« coup de pied ») palestinienne est contestataire. Vivre en déployant pleinement sa palestinanité est forcément un acte de résistance. Lors des fêtes, des manifs ou d’un spectacle, la dabké rappelle le combat. En ces heures terribles de massacre à Gaza, il nous a paru important de rappeler que « les Palestinien.nes savent sur quel pied danser, parce que cette terre est leur maison ».
Au travers d'une nouvelle lecture minutieuse des Cahiers de Vaslav Nijinski, qu'on qualifia de « fou », et en les sortant de la réduction au diagnostic psychiatrique dont ils sont encore l'objet, Madeleine Abassade fait apparaître la révolte du danseur contre un ordre établi dont il fut l'instrument et dont il cherchera à s'émanciper en créant ses propres chorégraphies.
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Des fictions qui subliment le quotidien, des documentaires qui transforment la violence ou l'extraordinaire : les cinéphiles du Club ont repéré des films qui questionnent l'actualité. En marge du festival du Cinéma du réel, la réalisatrice d'Americium revient sur la genèse et les coulisses de ce tournage.
Unanimes, doyennes et doyens des Écoles, directrices et directeurs des centres de recherche et des départements de Sciences Po, membres élus du CA de la FNSP, s’élèvent contre toute forme d'ingérence extérieure, qu’elle soit gouvernementale ou médiatique. « Aux antipodes de ce que veulent suggérer des polémiques récurrentes, largement orchestrées sur les réseaux sociaux et exprimées sur le mode de la diffamation, notre université participe pleinement à la vitalité de la vie démocratique.»
« Le “transactivisme”, entité sans nom, sans visage, sans forme, est dépeint comme l’émanation ectoplasmique d’une communauté agissant dans l’ombre, infiltrée partout... » Dans le contexte d'une campagne de désinformation et de dénigrement aux relents complotistes dirigée contre la minorité trans, un très large ensemble de chercheur·ses et intellectuel·les alerte sur l'offensive transphobe en cours. L'Université doit « défendre la liberté d’expression de tous, dans le cadre défini par la loi, qui en exclut l’expression de la transphobie. »
Le 21 mars, le Sénat sera amené à se prononcer sur la ratification du CETA, un accord de libéralisation du commerce et de l'investissement entre l'Union Européenne et le Canada. Déstabilisation des filières locales, justice d'exception pour les multinationales, menace pour la démocratie, impact sur le climat... Dans une lettre ouverte, une trentaine d'organisations dénoncent les effets délétères de ce texte. Et interpellent les parlementaires.
Mediapart vous invite pour la 6e édition de son festival au Centquatre-Paris, samedi 16 mars, de 11h à 19h. Au programme : des rencontres avec les équipes du journal, des débats, des projections, une exposition inédite, une librairie avec des signatures et quelques surprises…
A l'initiative des collectifs de sans-papiers et de la Marche des Solidarités, plus 200 organisations, collectifs, associations, syndicats appellent à manifester partout sur le territoire samedi 23 mars à à l’occasion de la journée internationale contre le racisme et le fascisme. A relayer !
Le Salon anti-colonial et antiraciste contribue au travail d’éducation populaire pour faire connaître les réalités historiques et déconstruire le discours de l’idéologie dominante imprégnée de post-colonialisme .
Le Collectif Accès aux Droits organise, à l'occasion de la sortie de son premier rapport, une discussion autour des violences policières envers les personnes exilées le 26 mars de 20h à 23h au Hasard Ludique.