La thématique du jour
Une autre agriculture, c’est possible
Alors que le gouvernement cherche tant bien que mal à concrétiser l’annonce présidentielle surprise sur la mise en place des prix planchers agricoles et que les tensions perdurent entre les différents syndicats et la majorité, contributeurs et contributrices du Club explorent les pistes alternatives pour sortir du modèle agricole de la FNSEA et de l’agro-industrie. Panorama.
Le modèle agricole de la FNSEA et de l’agro-industrie est moribond. L’achever signifie s’attaquer aux usines à malbouffe qui façonnent depuis 50 ans le régime alimentaire des Français fait de pitances ultra-transformées. Puis, c’est réinventer un modèle agricole sur la base de savoirs ancestraux avec l’apport des sciences agronomiques et écologiques et s’appuyer sur des organisations relocalisées.
Alors que l'installation comme paysanne sur une ferme se rapproche, je me replonge dans mes carnets de note pour vous les partager. Avec comme envie de donner à voir ce qu'on ne voit pas : les années de salariat, les rencontres décisives, les lourdeurs administratives, les coups de main, la vie perso qui s'en mêle, le sentiment d'appartenance à une terre, l'impatience d'y arriver...
Paysan·nes et autres citoyen·nes, nous ne voulons pas d’une lecture simpliste des revendications du monde agricole, ni d’une gestion au coup par coup des crises. Les réponses apportées au récent mouvement social nous donnent l'occasion de partager notre vision de la fonction sociale, économique et culturelle de l’agriculture.
C'était peut-être la seule sphère de la société qui ne s'était pas encore soulevée massivement contre Emmanuel Macron et son monde. D'un coup, la société française s'est rappelée qui la nourrit, et a soutenu le mouvement. Pour le meilleur et pour le pire. Surtout le pire pour l'instant, mais la lutte continue.
Chaque année, la Confédération Paysanne, au moment du Salon de l’Agriculture, organise un Salon de la Ferme sur l’ensemble du territoire. Visites de plusieurs fermes, qui pratiquent une agriculture paysanne, fondée sur la solidarité, respectant les cycles naturels, le bien-être animal, la fertilité des sols et limitant drastiquement l’énergie fossile.
Unanimes, doyennes et doyens des Écoles, directrices et directeurs des centres de recherche et des départements de Sciences Po, membres élus du CA de la FNSP, s’élèvent contre toute forme d'ingérence extérieure, qu’elle soit gouvernementale ou médiatique. « Aux antipodes de ce que veulent suggérer des polémiques récurrentes, largement orchestrées sur les réseaux sociaux et exprimées sur le mode de la diffamation, notre université participe pleinement à la vitalité de la vie démocratique.»
« Le “transactivisme”, entité sans nom, sans visage, sans forme, est dépeint comme l’émanation ectoplasmique d’une communauté agissant dans l’ombre, infiltrée partout... » Dans le contexte d'une campagne de désinformation et de dénigrement aux relents complotistes dirigée contre la minorité trans, un très large ensemble de chercheur·ses et intellectuel·les alerte sur l'offensive transphobe en cours. L'Université doit « défendre la liberté d’expression de tous, dans le cadre défini par la loi, qui en exclut l’expression de la transphobie. »
Le 21 mars, le Sénat sera amené à se prononcer sur la ratification du CETA, un accord de libéralisation du commerce et de l'investissement entre l'Union Européenne et le Canada. Déstabilisation des filières locales, justice d'exception pour les multinationales, menace pour la démocratie, impact sur le climat... Dans une lettre ouverte, une trentaine d'organisations dénoncent les effets délétères de ce texte. Et interpellent les parlementaires.
Mediapart vous invite pour la 6e édition de son festival au Centquatre-Paris, samedi 16 mars, de 11h à 19h. Au programme : des rencontres avec les équipes du journal, des débats, des projections, une exposition inédite, une librairie avec des signatures et quelques surprises…
A l'initiative des collectifs de sans-papiers et de la Marche des Solidarités, plus 200 organisations, collectifs, associations, syndicats appellent à manifester partout sur le territoire samedi 23 mars à à l’occasion de la journée internationale contre le racisme et le fascisme. A relayer !
Le Salon anti-colonial et antiraciste contribue au travail d’éducation populaire pour faire connaître les réalités historiques et déconstruire le discours de l’idéologie dominante imprégnée de post-colonialisme .
Le Collectif Accès aux Droits organise, à l'occasion de la sortie de son premier rapport, une discussion autour des violences policières envers les personnes exilées le 26 mars de 20h à 23h au Hasard Ludique.