La thématique du jour
« Comment qualifier un pays dans lequel la police tue en toute impunité ? »
« Le sang qui a coulé ce matin sur le pavé de Nanterre est celui d’un jeune de 17 ans froidement abattu à bout portant par un policier. Et il faudrait rester mesuré et silencieux ». Retour en contributions sur l'effroi, mêlé de triste habitude, consécutif au meurtre de Nahel par un policier, à Nanterre.
La police a diffusé une instruction qui affirme que la loi est « assouplie » depuis 2017… ce qui est inexact. Depuis, les tirs des policiers ont augmenté trois fois plus vite que ceux des gendarmes. Une juriste le rappelle : en droit, il faut choisir entre légitime défense et vengeance.
Naël, 17 ans, a été tué hier par la police. Geneviève Legay, 73 ans alors, a elle survécu à la charge qui a manqué l’emporter il y a 4 ans. Le commissaire qui a donné l’ordre vient d’être renvoyé en justice pour « complicité de violences ». Retour avec elle sur les manipulations, ses séquelles, ses colères, et cette certitude malgré les épreuves : « Il faut faire la révolution, tout le temps ! »
Hier matin, aux alentours de 8h, le jeune Naël, âgé de 17 ans, a été lâchement tué par un policier à Nanterre. Un énième soi-disant « refus d’obtempérer », lequel aurait justifié une énième soi-disant « légitime défense ». Nous, le Front de mères dénonçons cette exécution et nous associons à la douleur de la famille. Aujourd'hui nous avons toutes et tous perdu un enfant !
En 1973, parce qu’elle avait cherché à prévenir son frère de l’arrivée des gendarmes, Malika Yezid, 8 ans, s’est retrouvée enfermée dans sa chambre avec l’un d’entre eux. Elle en est ressortie dans le coma, puis est morte à l’hôpital. Nièce de Malika, dans « Malika, généalogie d’une crime policier », je fais le récit de ce drame. Comme tant d’autres, ce crime policier a eu des répercussions sur plusieurs générations. Nous publions la postface signée par Rachida Brahim, sociologue et psychanalyste.
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« How to save a dead friend », portrait d’une jeunesse Russe sous Poutine, sort en salles demain. Muselée par le régime de plus en plus autocratique de la « Fédération de la dépression », Marusya et Kimi filment l'euphorie, l'anxiété et le désespoir de leur jeunesse. Capté sur une période de 12 ans, le film de Marusya Syroechkovaskaya est le message d'une génération réduite au silence. L'occasion de reparcourir les contributions qui disent « l'autre » Russie, ses vies empêchées, ses espoirs et ses dissidences. Si l'immense majorité de la population est plongée dans l'indolence politique, d'autres voix émergent.
« Combien de temps devrons-nous subir ses prises de parole égotiques et stériles, qui réduisent notre place à celle de simples spectatrices ? » Suite au minutage de la durée des interventions au conseil municipal de Noisy-le-Sec, un collectif d'élues de la ville s'indignent des réactions sexistes suscitées. « Comment combattre le sexisme lorsqu’en guise de réponse à notre démarche progressiste, on nous déploie la carte du mansplaining en arguant que le maire n’a qu’à déléguer davantage à ses adjointes qui sont “muettes comme des carpes” ! »
Le mercredi 24 mai, le bar parisien queer et féministe « bonjour madame » a fait face à une intervention policière sans précédent. Pour l'association FierEs, ainsi qu'un large collectif de personnalités et d'association, cette tentative d'intimidation d'un lieu militant s'inscrit dans le contexte d'une montée des violences lgbtqiphobes. Et à la suite d'une implication importante des personnes queer dans le mouvement social contre la réforme des retraites.
Le puissant soulèvement populaire de 2021 en Colombie s’est soldé par le bilan de 3486 cas de violences policières. Plus de deux ans après le soulèvement, 305 jeunes croupissent encore dans les prisons colombiennes sans avoir été jugé·es. Un large collectif appelle à organiser « une grande campagne unitaire pour la libération des personnes emprisonnées à cause de leur participation au soulèvement populaire ».
Depuis 2008, Mediapart est partenaire du festival Les Suds à Arles. Pour cette 28e édition du festival, du 10 au 16 juillet, les Suds font vibrer toute la ville au rythme des plus grandes voix et sonorités du monde. Découvrez le programme de Mediapart à Arles et tentez de gagner des places pour les concerts !