On attend d'un gouvernement qu'il tienne un discours cohérent, s'inscrivant dans un minimum de continuité. La chronologie décrite pat le chroniqueur de Lien Social reprend un constat bien documenté par la presse : tout est dit et son contraire, avec en prime un art consommé du cynisme et de la mystification.
Monsieur le Premier Ministre,
Je me permets de vous écrire, j’ose cette démarche un peu culottée, je vous l’accorde, sachant que vous ne me lirez sans doute jamais, et sachant surtout que je ne suis pas scientifique, ni médecin, encore moins épidémiologiste et que je n’ai pas non plus fait l’ENA. Je ne suis qu’une citoyenne lambda, mais je me permets cette hérésie.
La rentrée scolaire et universitaire risque d’être polarisée sur la question des masques… ce qui peut masquer, à l’avantage du ministre, des débats de fond beaucoup plus complexes et, au-delà même des contraintes immédiates, beaucoup plus fondamentaux. [Complété le 26/08/2020]
En cette veille de rentrée, la « crise » semble oubliée. Pourtant, elle est partout. Crise sanitaire, environnementale, économique, sociale, morale. Elle est aussi celle des responsabilités qui semblent se déliter.
Malgré leur progressif allègement, les protocoles sanitaires successifs ont considérablement limité l’étendue des possibilités pédagogiques. Or, cette conséquence fort dommageable a été très peu évoquée, preuve que l’École souffre davantage de conservatisme que de modernisme. Entrons pour une fois en classe pour mesurer concrètement l’impact direct de ces restrictions.