«En te ré-crivant, je m’écris à nouveau. Je suis encore l’auteur, l’autorité. Je suis encore le colonisateur, le sujet qui parle et tu es maintenant au coeur de mon exposé.» bell hooks
Depuis la fin des années 1980, la question du hijab a pris un tour irrationnel en France. Pour sortir de l’impasse d’un débat stérile et trompeur qui relie le port du hijab au « respect de la laïcité », pourquoi ne partirait-on pas du point de vue des femmes musulmanes ? En France, comme en Iran.
Réponse à toutes celles et ceux qui remettent en cause l’engagement d’une syndicaliste parce qu’elle porte le voile. Réponse à toutes celles et ceux qui « s’interrogent » et à toutes celles et ceux qui s’« inquiètent » des valeurs que porte l’UNEF, par Lilâ le Bas, présidente de l'UNEF.
Comment correspondants états-uniens et britanniques en France voient-ils les polémiques déclenchées par chaque apparition dans le débat public de femmes musulmanes portant un voile ou un turban, qu’il s’agisse de représentante syndicale étudiante ou d’une candidate à une émission de téléréalité ?
En ce 27 mars, à l’occasion de la Journée internationale des femmes musulmanes (#MuslimWomensDay), des journalistes, des associations, des militants, des chercheurs et des citoyens questionnent « le traitement médiatique majoritaire, et formulent plusieurs propositions pour faire entendre les voix de ces femmes et refléter de manière plus juste leurs réalités plurielles, loin des polémiques habituelles ».