Le groupe belge Nethys qui possède un tiers du journal local semble vouloir arrêter le financement de ce gouffre financier dont le tirage n’augmente pas. Il faut donc un repreneur et jusqu’à présent un seul candidate.
Pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, la presse turque n’a jamais été aussi libre et pluraliste. Il le répète à chaque occasion. En réalité, dans ce pays, les médias n’ont jamais été libres, ni aujourd’hui ni hier. Pire encore, les médias ont contribué énormément à la destruction de la démocratie.
Les « médias d’information » sont une arme primordiale dans le combat que mène le régime contre les GJ. Pendant longtemps les GJ sont restés relativement désarmés face aux méthodes adoptées. Une meilleure compréhension de leur part est en train de se mettre en place, neutralisant peu à peu la portée de cette arme. Reste la barrière des mots pour écarter les sympathisant potentiels.
Un ensemble de médias, d'organisations politiques et de personnalités appellent à faire de la défiance envers les grands médias une «opportunité» pour les médias de se réinventer dans un journalisme «plus exigeant et plus libre vis-à-vis des pouvoirs» afin que «l’information, trop longtemps confisquée par les pouvoirs, devienne enfin un bien commun et non une marchandise.»
Depuis le début du mouvement, les Gilets jaunes sont identifiés par leur sociologie. Du gouvernement aux médias en passant par les intellectuels, le refus de prendre en compte la dimension politique de la révolte est la caractéristique majeure de sa description. Cette représentation ne va aucunement de soi à propos du premier mouvement transversal qui a largement mobilisé à travers le pays.