La thématique du jour Echappées cinématographiques

Aux Etats-Unis, des milliers d'acteurs et d'actrices ont entamé ce vendredi 14 juillet une grève massive, rejoignant les scénaristes et alimentant un mouvement social historique. En France, on tente d'oublier une actualité sombre en s'évadant, le temps d'un dimanche, dans les salles obscures. Quel genre de films aime-t-on et pourquoi? Qu'est-ce nos manières d'aller au cinéma disent de nous? On s'interroge avec les textes de Marie Lem et Gilles Rotillon. A lire aussi, une critique du film de la réalisatrice tunisienne Kahouter Ben Hania, toujours à l'affiche, et un portrait de la cinéaste oubliée Jacqueline Audry.

Du pop corn au cinéma

Je pense à Sarkozy : « La France, tu l’aimes ou tu la quittes », comme lui m’a dit « Faut rester chez vous. C’est un lieu public ici.» Comme si un.e seul.e pouvait décider de qui a droit de cité, ou pas, dans cet espace appartenant à tous·tes.

Goûts et dégoûts cinématographiques

Pourquoi aime-t-on ou déteste-t-on un film ? Si vous deviez vous limitez à trois films, lesquels emporteriez-vous sur une île déserte ? Pourquoi ?

« Les filles d'Olfa » est-il un film anti-féministe?

La réalisatrice tunisienne Kahouter Ben Hania s’installe dans une famille et donne à voir une mère monstrueuse, dont le pouvoir s’exhibe et se renforce devant la caméra. Aux dépens de ses filles, qui peinent à entrer en révolte.

Les femmes ou les « oublis » de l'Histoire - épisode 21 : Jacqueline Audry

Vous connaissez Jacqueline Audry ? Cette femme en pantalon derrière la caméra fut la première cinéaste à être membre du jury du Festival de Cannes, en 1963. Malgré les millions de spectateur·rices que ses 16 long-métrages attirèrent en salles, la seule réalisatrice du cinéma d’après-guerre ne figure nulle part dans la grande histoire du 7e art français.

Nos dernières thématiques

La faramineuse cagnotte du policier ayant tué Nahel a été reversée à sa femme, les manifestations contre les violences policières sont interdites, les trajets et tramways et des bus franciliens sont limités, les réseaux sociaux saturés de posts écoeurants. « Comment peux-tu vivre heureux dans un pays qui suinte le racisme par tous ses pores? », interroge, dans un texte puissant, la journaliste de Mediapart Khedidja Zerouali. Dans ce climat irrespirable où l'Etat de droit ne cesse d'être entaillé, comment tenir la digue (et tenir tout court), combattre l'extrême droite et les discours racistes qui phagocytent l'espace public ? Regards croisés et tentatives de réponse.

Ce que le macronisme fait à la jeunesse des quartiers populaires

Derrière les jeux vidéos, encore...

Aux enfants de banlieue

À bicyclette

La Cigale - le Vélo

Derrière les jeux vidéos, encore...

[Rediffusion] À la suite des révoltes dans les quartiers populaires consécutives à la mort du jeune Nahel, tué par un policier, le « rôle considérable » des jeux vidéos a été mentionné comme cause de l'apparition de la violence. Pour un ensemble de professionnels du soin psychique et de la santé mentale, de la recherche, de l’accompagnement des enfants et adolescents et de la prévention, les jeux vidéos sont la « cause récurrente de tous les maux » et l'alibi facile, en stigmatisant un usage culturel, « d'une société société sous panique morale ».

Mort de Nahel : colère et effroi - 500 personnalités alertent

[Billet mis à jour] Après la mort de Nahel, tué par la police, et alors qu’une cagnotte faisant « ni plus ni moins l’apologie d’un meurtre raciste » a été lancée, une tribune a été signée par un panel inédit de 500 personnalités et militants : Amal Bentounsi, Médine, Angèle, Hatik, Annie Ernaux, Casey, Médine, Angèle, Mame-Fatou Niang, Hatik, Pomme, Adèle Haenel, Rokhaya Diallo, Jean Luc Mélenchon. Nacira Guénif, Edouard Louis et d’autres , signent à leur tour ce texte, ainsi que les collectifs et associations Echo-banlieues, Lallab, l’UNEF, Cerveaux non disponibles, Ghett’UP et le Collectif de défense des jeunes du Mantois. Mais aussi des milliers d’anonymes : en 24 heures, nous avons recueilli plus de 10 000 contributions de citoyen·nes souhaitant s’associer à notre appel. Une convergence pour un Etat de droit où la sécurité et la dignité des citoyens sont garantis.

Sexisme en politique : « Mieux vaut l’agilité de la carpe à la suffisance du paon »

« Combien de temps devrons-nous subir ses prises de parole égotiques et stériles, qui réduisent notre place à celle de simples spectatrices ? » Suite au minutage de la durée des interventions au conseil municipal de Noisy-le-Sec, un collectif d'élues de la ville s'indignent des réactions sexistes suscitées. « Comment combattre le sexisme lorsqu’en guise de réponse à notre démarche progressiste, on nous déploie la carte du mansplaining en arguant que le maire n’a qu’à déléguer davantage à ses adjointes qui sont “muettes comme des carpes” ! »

Festival de films et de débats

Le Festival Résistances propose en Ariège 8 jours pour échanger et construire une culture commune autour de films sélectionnés par des comités bénévoles tout au long de l'année.

Pour la reprise du défilé populaire du 14 juillet

Dans l'espace occidental, le défilé militaire marquant seul en France la fête nationale fait exception. Sous le Front populaire et après la Libération, des défilés populaires avaient lieu le 14 juillet. En 1953, une répression policière meurtrière y a mis fin, qui a fait sept morts par balles, six Algériens et un responsable des métallos CGT. Des associations souhaitent en reprendre la tradition.

Mediapart aux Suds, à Arles - édition 2023

Depuis 2008, Mediapart est partenaire du festival Les Suds à Arles. Pour cette 28e édition du festival, du 10 au 16 juillet, les Suds font vibrer toute la ville au rythme des plus grandes voix et sonorités du monde. Découvrez le programme de Mediapart à Arles et tentez de gagner des places pour les concerts !

Table ronde - Enquête « Femmes à abattre »

Table ronde autour de l’enquête internationale sur les féminicides politiques en partenariat avec Mediapart. Rendez-vous le 12 juillet à 19h.