La thématique du jour Face à la confiscation de la « République » par « l'arc autoritaire »

Tout occupé à faire sortir la gauche de « l’arc républicain », le gouvernement reste mutique dans la polémique entre Pap Ndiaye et les médias de Vincent Bolloré. Pire, sous couvert de défense des valeurs républicaines, la majorité et l’extrême droite parlent le plus souvent d’une même voix. Face à une situation de « République à front renversé » où tous les discours, médiatiques et politiques, font des antiracistes des ennemis, retour en cinq contributions sur une confiscation de la République par « l’arc autoritaire ».

La République à front renversé

Marine Le Pen et Emmanuel Macron à l’Elysée le 21 juin 2022. Crédits : Ludovic MARIN / POOL / AFP

Tout le sel de la question du front républicain réside dans le sens qu’on accorde au mot « République », tant il est possible d’en faire des interprétations aussi bien libérales que conservatrices. Dans une période où les équilibres politiques sont particulièrement fragiles, état des lieux des transformations de « l'arc républicain ».

Démocratie : en-quête en cours

La période impose en effet de s’interroger - d’enquêter - alors que les manifestations se multiplient et s’enchainent, que l’abstention gagne à chaque scrutin et que grogne et colère s’expriment dans tous les secteurs de la société.

Gueule de bois républicaine

Affaire Benalla, mouvement des Gilets jaunes, gestion grotesque et guerrière de la pandémie, rejet syndical et populaire massif de la seconde mouture de la réforme des retraites : à chaque fois, Emmanuel Macron s’est redressé, a virilement retroussé ses manches et est venu « nous chercher », obtenant un répit de petit caïd sur la défensive. Mais le Phénix ne renaît pas toujours de ses cendres.

« Vive la République, quand même ! » 10 juillet 1940, une leçon pour aujourd’hui !

Le 10 juillet 1940, 649 députés et sénateurs réunis à Vichy, votent un texte et livrent ainsi « tous les pouvoirs au gouvernement de la République sous la signature au Marechal Pétain à effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’Etat français. Cette constitution devra garantir le droit du travail , de la famille , de la patrie ».

Notre démocratie brûle et nous regardons ailleurs

Alors même que Jupiter pensait mettre le couvercle des 100 jours sur notre ras-le-bol démocratique, l’assasinat de Nahel par la police a mis le feu aux poudres. À l’heure où l'exécutif peine à trouver le moyen d’endiguer la crise, la démocratie participative permettrait-t-elle de refonder un pacte plus juste entre le peuple et ses représentants ?

Nos dernières thématiques

« Faites infuser davantage », écrivait Henri Michaux : face à la profusion de publications, retrouvez une sélection de livres – récit, fiction, essais, nouvelles – qui ont inspiré les contributeurs et contributrices du Club. Qu'elle soit de voyage, contemporaine, ou même de développement personnel, la littérature est « un puissant narcotique pour changer d’état et voyager loin », elle est encore et toujours « un regard critique sur notre monde tel qu'il défile.» Le Club réunit des lecteurs passionnés et des chroniqueurs avertis, alors prêtez vous au détour des livres...

Ce que le macronisme fait à la jeunesse des quartiers populaires

Derrière les jeux vidéos, encore...

Aux enfants de banlieue

À bicyclette

La Cigale - le Vélo

Derrière les jeux vidéos, encore...

[Rediffusion] À la suite des révoltes dans les quartiers populaires consécutives à la mort du jeune Nahel, tué par un policier, le « rôle considérable » des jeux vidéos a été mentionné comme cause de l'apparition de la violence. Pour un ensemble de professionnels du soin psychique et de la santé mentale, de la recherche, de l’accompagnement des enfants et adolescents et de la prévention, les jeux vidéos sont la « cause récurrente de tous les maux » et l'alibi facile, en stigmatisant un usage culturel, « d'une société société sous panique morale ».

Mort de Nahel : colère et effroi - 500 personnalités alertent

[Billet mis à jour] Après la mort de Nahel, tué par la police, et alors qu’une cagnotte faisant « ni plus ni moins l’apologie d’un meurtre raciste » a été lancée, une tribune a été signée par un panel inédit de 500 personnalités et militants : Amal Bentounsi, Médine, Angèle, Hatik, Annie Ernaux, Casey, Médine, Angèle, Mame-Fatou Niang, Hatik, Pomme, Adèle Haenel, Rokhaya Diallo, Jean Luc Mélenchon. Nacira Guénif, Edouard Louis et d’autres , signent à leur tour ce texte, ainsi que les collectifs et associations Echo-banlieues, Lallab, l’UNEF, Cerveaux non disponibles, Ghett’UP et le Collectif de défense des jeunes du Mantois. Mais aussi des milliers d’anonymes : en 24 heures, nous avons recueilli plus de 10 000 contributions de citoyen·nes souhaitant s’associer à notre appel. Une convergence pour un Etat de droit où la sécurité et la dignité des citoyens sont garantis.

Sexisme en politique : « Mieux vaut l’agilité de la carpe à la suffisance du paon »

« Combien de temps devrons-nous subir ses prises de parole égotiques et stériles, qui réduisent notre place à celle de simples spectatrices ? » Suite au minutage de la durée des interventions au conseil municipal de Noisy-le-Sec, un collectif d'élues de la ville s'indignent des réactions sexistes suscitées. « Comment combattre le sexisme lorsqu’en guise de réponse à notre démarche progressiste, on nous déploie la carte du mansplaining en arguant que le maire n’a qu’à déléguer davantage à ses adjointes qui sont “muettes comme des carpes” ! »

Festival de films et de débats

Le Festival Résistances propose en Ariège 8 jours pour échanger et construire une culture commune autour de films sélectionnés par des comités bénévoles tout au long de l'année.

Pour la reprise du défilé populaire du 14 juillet

Dans l'espace occidental, le défilé militaire marquant seul en France la fête nationale fait exception. Sous le Front populaire et après la Libération, des défilés populaires avaient lieu le 14 juillet. En 1953, une répression policière meurtrière y a mis fin, qui a fait sept morts par balles, six Algériens et un responsable des métallos CGT. Des associations souhaitent en reprendre la tradition.

Mediapart aux Suds, à Arles - édition 2023

Depuis 2008, Mediapart est partenaire du festival Les Suds à Arles. Pour cette 28e édition du festival, du 10 au 16 juillet, les Suds font vibrer toute la ville au rythme des plus grandes voix et sonorités du monde. Découvrez le programme de Mediapart à Arles et tentez de gagner des places pour les concerts !

Table ronde - Enquête « Femmes à abattre »

Table ronde autour de l’enquête internationale sur les féminicides politiques en partenariat avec Mediapart. Rendez-vous le 12 juillet à 19h.