La thématique du jour Migrants pourchassés en Tunisie : la société civile dénonce le racisme institutionnel

Depuis la mort d’un Tunisien le 3 juillet 2023, de violents affrontements se multiplient dans la ville côtière de Sfax. Sur fond de discours racistes et de campagnes haineuses, des habitants s’organisent pour pourchasser et agresser des migrants subsahariens. En mars, la Tunisie avait déjà connu un déferlement de xénophobie ayant entraîné la mort de trois personnes migrantes. Face à l'horreur de cette situation délétère, des organisations de plusieurs pays et de nombreux intellectuel·les, militant·es, citoyen·nes de la diaspora tunisienne prennent la parole pour dénoncer le racisme institutionnel et la responsabilité colossale du président Kaïs Saïed. Et pour lancer un appel à la solidarité internationale.

Mettre un terme aux traitements inhumains et dégradants envers les Africain.es noir.es exilé·es en Tunisie

Depuis la mort d’un ressortissant Tunisien le 3 juillet 2023, Sfax est le théâtre d’affrontements entre une partie de la population chauffée à blanc par des campagnes de haine et des exilé.es en provenance d’Afrique subsaharienne installé.es dans cette ville. En mars, la Tunisie avait déjà connu une vague d'événements xénophobes ayant entraîné la mort de trois personnes d’origine Subsaharienne. Plusieurs organisations expriment leurs vives inquiétudes et leur indignation face à cette situation délétère, fruit du racisme institutionnel et de l’externalisation des politiques migratoires européennes.

Appel d'urgence pour une aide internationale : stop aux violences en Tunisie

«Combien de fois ? Combien de temps ? Et jusqu'à quand allons-nous assister à cette déshumanisation et escalade de la violence envers ceux qu'on désigne comme migrants subsahariens et demandeurs d'asile en Tunisie ? » Près de 300 personnalités de la société civile, artistes, journalistes, politiques et auteurs se réunissent pour un appel à la solidarité internationale.

Tunisie : « Nous dénonçons le déferlement de racisme anti-Noirs »

Pointés du doigt, au plus haut sommet de l’État, il y a encore quelques mois, les migrants subsahariens de Tunisie sont désormais pourchassés, principalement dans la ville côtière de Sfax. Face à ce déferlement de racisme, une vingtaine d'intellectuels et universitaires africains dont Souleymane Bachir Diagne, Sophie Bessis, Achille Mbembe ou Ahmed Abbes lancent une pétition pour condamner les violences et appeler au respect des droits humains en Tunisie.

Les associations de Tunisiens à l’étranger solidaires avec les migrants subsahariens en Tunisie

« Nous, Maghrébins (...) avons été et sommes à côté de nos amis subsahariens pour lutter pour l’égalité des droits, la régularisation des sans-papiers, l’accueil des réfugiés… Et nous ne pouvons admettre que nos pays d’origine font subir aux migrants ce que nous dénonçons ici en Europe. » Face aux violations des droits humains subies par des exilé·es subsaharien·nes, 33 associations de Tunisiens à l'étranger se mobilisent.

Nos dernières thématiques

D'un côté le son du clairon et un défilé des compromissions avec Narendra Modi en invité d'honneur... De l'autre, au milieu des couvre-feu et des manifestations interdites, des appels à un défilé du 14 juillet populaire, pour la solidarité et la mémoire !

Ce que le macronisme fait à la jeunesse des quartiers populaires

Derrière les jeux vidéos, encore...

Aux enfants de banlieue

À bicyclette

La Cigale - le Vélo

Derrière les jeux vidéos, encore...

[Rediffusion] À la suite des révoltes dans les quartiers populaires consécutives à la mort du jeune Nahel, tué par un policier, le « rôle considérable » des jeux vidéos a été mentionné comme cause de l'apparition de la violence. Pour un ensemble de professionnels du soin psychique et de la santé mentale, de la recherche, de l’accompagnement des enfants et adolescents et de la prévention, les jeux vidéos sont la « cause récurrente de tous les maux » et l'alibi facile, en stigmatisant un usage culturel, « d'une société société sous panique morale ».

Mort de Nahel : colère et effroi - 500 personnalités alertent

[Billet mis à jour] Après la mort de Nahel, tué par la police, et alors qu’une cagnotte faisant « ni plus ni moins l’apologie d’un meurtre raciste » a été lancée, une tribune a été signée par un panel inédit de 500 personnalités et militants : Amal Bentounsi, Médine, Angèle, Hatik, Annie Ernaux, Casey, Médine, Angèle, Mame-Fatou Niang, Hatik, Pomme, Adèle Haenel, Rokhaya Diallo, Jean Luc Mélenchon. Nacira Guénif, Edouard Louis et d’autres , signent à leur tour ce texte, ainsi que les collectifs et associations Echo-banlieues, Lallab, l’UNEF, Cerveaux non disponibles, Ghett’UP et le Collectif de défense des jeunes du Mantois. Mais aussi des milliers d’anonymes : en 24 heures, nous avons recueilli plus de 10 000 contributions de citoyen·nes souhaitant s’associer à notre appel. Une convergence pour un Etat de droit où la sécurité et la dignité des citoyens sont garantis.

Sexisme en politique : « Mieux vaut l’agilité de la carpe à la suffisance du paon »

« Combien de temps devrons-nous subir ses prises de parole égotiques et stériles, qui réduisent notre place à celle de simples spectatrices ? » Suite au minutage de la durée des interventions au conseil municipal de Noisy-le-Sec, un collectif d'élues de la ville s'indignent des réactions sexistes suscitées. « Comment combattre le sexisme lorsqu’en guise de réponse à notre démarche progressiste, on nous déploie la carte du mansplaining en arguant que le maire n’a qu’à déléguer davantage à ses adjointes qui sont “muettes comme des carpes” ! »

Festival de films et de débats

Le Festival Résistances propose en Ariège 8 jours pour échanger et construire une culture commune autour de films sélectionnés par des comités bénévoles tout au long de l'année.

Pour la reprise du défilé populaire du 14 juillet

Dans l'espace occidental, le défilé militaire marquant seul en France la fête nationale fait exception. Sous le Front populaire et après la Libération, des défilés populaires avaient lieu le 14 juillet. En 1953, une répression policière meurtrière y a mis fin, qui a fait sept morts par balles, six Algériens et un responsable des métallos CGT. Des associations souhaitent en reprendre la tradition.

Mediapart aux Suds, à Arles - édition 2023

Depuis 2008, Mediapart est partenaire du festival Les Suds à Arles. Pour cette 28e édition du festival, du 10 au 16 juillet, les Suds font vibrer toute la ville au rythme des plus grandes voix et sonorités du monde. Découvrez le programme de Mediapart à Arles et tentez de gagner des places pour les concerts !

Table ronde - Enquête « Femmes à abattre »

Table ronde autour de l’enquête internationale sur les féminicides politiques en partenariat avec Mediapart. Rendez-vous le 12 juillet à 19h.