La thématique du jour Loi « plein emploi » : entre « fausses bonnes idées » et guerre aux pauvres 

« Une occasion manquée pour la transition écologique », une série de « fausses bonnes idées », stigmatisation contre-productive des plus pauvres : la loi « plein emploi » en cours d'examen par le Sénat, suscite, au mieux, de vive inquiétudes. Dans le Club et ailleurs, ses détracteurs pointent notamment les mesures qui visent à affilier obligatoirement les allocataires du revenu de solidarité active (RSA) à Pôle Emploi. Ou encore, à conditionner l'allocation du revenu de solidarité active à 15 à 20 heures d'« activité », assimilant celui- à du « travail forcé », d'après notre blogueur Yves Faucoup. Sélection d'analyses, de témoignages et de propositions alternatives.

Loi sur le plein emploi : cinq fausses « bonnes idées » du gouvernement

Le projet de loi du gouvernement pour le plein emploi, actuellement en discussion au Parlement, se trompe de cible et ses quelques bonnes intentions ne se voient pas octroyer les moyens nécessaires. ATD Quart Monde déconstruit cinq fausses « bonnes idées » du gouvernement et de sa loi dite pour « le plein emploi » et rappelle que l’accès de tous à un emploi décent est possible.

La loi « Plein emploi », occasion manquée pour la transition écologique ?

Le projet de loi pour le Plein emploi est débattu en séance plénière au Sénat à partir de ce lundi 10 juillet avec une forte ambition affichée par le Gouvernement qui souhaite que la France soit « plus à même de répondre défis technologiques et environnementaux qui se posent dans les territoires ». Pourtant, il nous semble que ce projet de loi fait l’impasse sur l’essentiel.

Réforme du RSA : travail forcé ?

Je reproduis ci-après une chronique publiée dans Le Monde lundi 26 juin : je montre dans ce texte que la réforme du Revenu de solidarité active (RSA) portée par le gouvernement cherche à rassurer la droite dure sur le fait que l’État va durcir fortement sa position face aux bénéficiaires du revenu minimum.

Chômage, retraite, RSA, les réformes se succèdent et… se ressemblent

… pour une fois je coche toutes les cases dans l’ordre. Les cases du : « bonjour, toutes nos lignes sont occupées, veuillez rappeler ultérieurement ». Je ne vais aujourd’hui que témoigner sur la dernière : l’expérience du RSA. Un grand jeu interactif auquel je n’ai pas choisi de participer.

Chômage en France : le conte n’est pas bon

[REDIFFUSION] Le gouvernement nous aguiche avec sa propre version de l'histoire : le chômage serait à un niveau historiquement bas et la création d'emplois se porterait à merveille. Le récit présidentiel est joli, mais la réalité est cruelle.

Nos dernières thématiques

Ces jours-ci, s’élever contre le racisme structurel de la police, c’est sortir de « l’arc républicain ». A à la faveur d’un hold-up réactionnaire des tenants de « l’ordre » républicain, la République apparaît comme le bras armé des forces répressives. Contre cette confiscation de la République au mépris de ses racines historiques émancipatrices, certain·es rappellent « la grande lutte héritée de la Révolution française, et toujours pas résolue, d’une république rempart à l’ordre social bourgeois et capitaliste » (Oussama Sbaï) et demandent l’avènement d’une « République sociale ». Une nation « aux antipodes de celle prônée par les tenants d’une nation ethnique » (Pierre Ouzoulias).

Ce que le macronisme fait à la jeunesse des quartiers populaires

Derrière les jeux vidéos, encore...

Aux enfants de banlieue

À bicyclette

La Cigale - le Vélo

Derrière les jeux vidéos, encore...

[Rediffusion] À la suite des révoltes dans les quartiers populaires consécutives à la mort du jeune Nahel, tué par un policier, le « rôle considérable » des jeux vidéos a été mentionné comme cause de l'apparition de la violence. Pour un ensemble de professionnels du soin psychique et de la santé mentale, de la recherche, de l’accompagnement des enfants et adolescents et de la prévention, les jeux vidéos sont la « cause récurrente de tous les maux » et l'alibi facile, en stigmatisant un usage culturel, « d'une société société sous panique morale ».

Mort de Nahel : colère et effroi - 500 personnalités alertent

[Billet mis à jour] Après la mort de Nahel, tué par la police, et alors qu’une cagnotte faisant « ni plus ni moins l’apologie d’un meurtre raciste » a été lancée, une tribune a été signée par un panel inédit de 500 personnalités et militants : Amal Bentounsi, Médine, Angèle, Hatik, Annie Ernaux, Casey, Médine, Angèle, Mame-Fatou Niang, Hatik, Pomme, Adèle Haenel, Rokhaya Diallo, Jean Luc Mélenchon. Nacira Guénif, Edouard Louis et d’autres , signent à leur tour ce texte, ainsi que les collectifs et associations Echo-banlieues, Lallab, l’UNEF, Cerveaux non disponibles, Ghett’UP et le Collectif de défense des jeunes du Mantois. Mais aussi des milliers d’anonymes : en 24 heures, nous avons recueilli plus de 10 000 contributions de citoyen·nes souhaitant s’associer à notre appel. Une convergence pour un Etat de droit où la sécurité et la dignité des citoyens sont garantis.

Sexisme en politique : « Mieux vaut l’agilité de la carpe à la suffisance du paon »

« Combien de temps devrons-nous subir ses prises de parole égotiques et stériles, qui réduisent notre place à celle de simples spectatrices ? » Suite au minutage de la durée des interventions au conseil municipal de Noisy-le-Sec, un collectif d'élues de la ville s'indignent des réactions sexistes suscitées. « Comment combattre le sexisme lorsqu’en guise de réponse à notre démarche progressiste, on nous déploie la carte du mansplaining en arguant que le maire n’a qu’à déléguer davantage à ses adjointes qui sont “muettes comme des carpes” ! »

Festival de films et de débats

Le Festival Résistances propose en Ariège 8 jours pour échanger et construire une culture commune autour de films sélectionnés par des comités bénévoles tout au long de l'année.

Pour la reprise du défilé populaire du 14 juillet

Dans l'espace occidental, le défilé militaire marquant seul en France la fête nationale fait exception. Sous le Front populaire et après la Libération, des défilés populaires avaient lieu le 14 juillet. En 1953, une répression policière meurtrière y a mis fin, qui a fait sept morts par balles, six Algériens et un responsable des métallos CGT. Des associations souhaitent en reprendre la tradition.

Mediapart aux Suds, à Arles - édition 2023

Depuis 2008, Mediapart est partenaire du festival Les Suds à Arles. Pour cette 28e édition du festival, du 10 au 16 juillet, les Suds font vibrer toute la ville au rythme des plus grandes voix et sonorités du monde. Découvrez le programme de Mediapart à Arles et tentez de gagner des places pour les concerts !

Table ronde - Enquête « Femmes à abattre »

Table ronde autour de l’enquête internationale sur les féminicides politiques en partenariat avec Mediapart. Rendez-vous le 12 juillet à 19h.