La thématique du jour
Réformée, méprisée, l'école publique résiste
Une mobilisation d'une ampleur inédite en Seine-Saint-Denis, des établissements scolaires en ruines, des appels à l'aide et des soutiens qui se multiplient. Face aux coupes budgétaires et aux réformes imposées, la communauté enseignante, les personnels de l'éducation, les jeunes et les parents d'élèves continuent à défendre, vaille que vaille, la dignité de l'école publique.
Comment a-t-on pu en arriver là? Comment les autorités, qu'elles soient régionales ou nationales, ont-elles pu laisser nos établissements scolaires dans un tel état de délabrement? Dans un département, le plus pauvre de France, où les jeunes doivent déjà apprendre à se construire face à beaucoup de vents contraires, comment ces élèves peuvent-ils ne pas y voir un signe de plus de leur abandon?
Ces derniers jours a circulé un document de travail du gouvernement, présentant dans les grandes lignes un projet de réforme de la formation des enseignants, du primaire et secondaire. Ce qui nous en est parvenu apparait extrêmement problématique, sur le fond et sur la forme. Nous, enseignants et enseignants-chercheurs, ressentons aujourd’hui malaise et inquiétude.
Nous, parents d’élèves en école maternelle, élémentaire, collège, lycée général ou professionnel, ou simple citoyen-nes, il nous semble urgent de prendre la parole et d’alerter sur les réformes du système éducatif annoncées par le gouvernement et des coupes budgétaires prévues de 692 millions d’euros. Nous ne voulons pas quitter l’école publique ni la briser comme vous semblez vous y atteler. Au contraire, nous voulons la soigner.
Une loi vient d'autoriser les jardins d'enfants à assurer la scolarité obligatoire des élèves de 3 à 6 ans. Elle ouvre davantage encore la possibilité d’une ouverture au marché de l’économie concurrentielle pour l’école maternelle.
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Les respirations qui se croisent, la musique et le mouvement pour se rappeler qu'on est vivant. Des écritures chorégraphiques qui prolongent les actes politiques, dans la rue ou sur scène. Dans le Club ce dimanche, un croisement d'histoires et de réflexions sur la danse. A Marseille, c'est le dernier jour de l'exposition consacré au chorégraphe Boris Chamatz, que nous fait découvrir Guillaume Lasserre.
Unanimes, doyennes et doyens des Écoles, directrices et directeurs des centres de recherche et des départements de Sciences Po, membres élus du CA de la FNSP, s’élèvent contre toute forme d'ingérence extérieure, qu’elle soit gouvernementale ou médiatique. « Aux antipodes de ce que veulent suggérer des polémiques récurrentes, largement orchestrées sur les réseaux sociaux et exprimées sur le mode de la diffamation, notre université participe pleinement à la vitalité de la vie démocratique.»
« Le “transactivisme”, entité sans nom, sans visage, sans forme, est dépeint comme l’émanation ectoplasmique d’une communauté agissant dans l’ombre, infiltrée partout... » Dans le contexte d'une campagne de désinformation et de dénigrement aux relents complotistes dirigée contre la minorité trans, un très large ensemble de chercheur·ses et intellectuel·les alerte sur l'offensive transphobe en cours. L'Université doit « défendre la liberté d’expression de tous, dans le cadre défini par la loi, qui en exclut l’expression de la transphobie. »
Le 21 mars, le Sénat sera amené à se prononcer sur la ratification du CETA, un accord de libéralisation du commerce et de l'investissement entre l'Union Européenne et le Canada. Déstabilisation des filières locales, justice d'exception pour les multinationales, menace pour la démocratie, impact sur le climat... Dans une lettre ouverte, une trentaine d'organisations dénoncent les effets délétères de ce texte. Et interpellent les parlementaires.
Mediapart vous invite pour la 6e édition de son festival au Centquatre-Paris, samedi 16 mars, de 11h à 19h. Au programme : des rencontres avec les équipes du journal, des débats, des projections, une exposition inédite, une librairie avec des signatures et quelques surprises…
A l'initiative des collectifs de sans-papiers et de la Marche des Solidarités, plus 200 organisations, collectifs, associations, syndicats appellent à manifester partout sur le territoire samedi 23 mars à à l’occasion de la journée internationale contre le racisme et le fascisme. A relayer !
Le Salon anti-colonial et antiraciste contribue au travail d’éducation populaire pour faire connaître les réalités historiques et déconstruire le discours de l’idéologie dominante imprégnée de post-colonialisme .
Le Collectif Accès aux Droits organise, à l'occasion de la sortie de son premier rapport, une discussion autour des violences policières envers les personnes exilées le 26 mars de 20h à 23h au Hasard Ludique.