La thématique du jour
L'agriculture, terre de luttes
À l’occasion du salon de l’Agriculture, tour d’horizon des contributions qui tentent de penser une autre paysannerie. À l’heure où les paradigmes de l’extrême droite imprègnent les organisations majoritaires, où l'agrichimie et où le modèle agroindustriel destructeur du vivant demeure hégémonique, la grande victime de ce virage dangereux, écrit Yves Guillerault, « seront sans doute l’agriculture paysanne et écologique, et l’environnement et la santé des Français en général ».
Le syndicat patronal de l’agriculture vient d’être débordé en klaxonnant par la Coordination rurale dont on connaît les amitiés politiques. En cogérant l’agriculture avec le pouvoir en place, comme dans toute politique libérale, il a créé inégalités, pauvreté et colère dans une agriculture à deux vitesses. Et comme dans le reste du pays, cette colère a été siphonnée par l’extrême droite populiste.
Plus de 70 entreprises et organisations, couvrant un large éventail de métiers et d’engagements ont décidé, deux jours avant le Salon de l'agriculture, de publier la tribune « Produire dans le respect du vivant : un enjeu vital ».
Nous, organisations de l’accompagnement à l’installation et à la transmission agricoles, interpellons la ministre Annie Genevard. La LOA, telle que présentée, ne répond ni aux défis du renouvellement agricole ni aux besoins des futur·es paysan·nes. Pire, le foncier, pourtant central, est totalement absent du texte. Sans un véritable changement, l’accès au métier restera un parcours d’obstacles.
Il serait irresponsable de sous-estimer la crise que traverse l'agriculture française, totalement déstabilisée par le bouleversement climatique. Une réponse conjoncturelle sacrifiant l'environnement aggraverait la situation à moyen terme ! Le seul espoir pour les paysan·ne·s est de transformer leurs pratiques en profondeur : agriculture biologique, sélection paysanne, diversification des cultures.
C'était peut-être la seule sphère de la société qui ne s'était pas encore soulevée massivement contre Emmanuel Macron et son monde. D'un coup, la société française s'est rappelée qui la nourrit, et a soutenu le mouvement. Pour le meilleur et pour le pire. Surtout le pire pour l'instant, mais la lutte continue, notamment grâce à la Confédération paysanne.
Les contrôles dans les exploitations agricoles sont utiles pour limiter l’usage des pesticides, vérifier les conditions de travail et d’hébergement des travailleur·ses, vérifier le contenu de nos assiettes... Nos organisations syndicales demandent au nouveau gouvernement l’abrogation de la circulaire « contrôle unique », dépourvue de toute base réglementaire.
Alors que les projets pédagogiques et culturels portés par les collèges et lycées soutenus financièrement par la part collective du Pass Culture ne seront pas financés pour cette fin d’année scolaire, des associations et organismes culturels appellent les acteurs culturels à se mobiliser. « La conséquence immédiate est un accès à la culture encore plus inégalitaire et le risque de détruire un maillage territorial qui fait la cohésion de la France. »
Le 15 janvier 2019 s'ouvrait le grand débat national initié par Emmanuel Macron en réponse au mouvement populaire massif des « gilets jaunes ». Le gouvernement propose alors aux Français·es de remonter leurs souhaits sur quatre thématiques : la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté et l'organisation de l'État et des services publics. Cela fait six ans que les citoyen·nes attendent que leurs mots soient lus, respectés et fassent l'objet d'une politique ambitieuse.
La séance « La révolution sur les murs », proposera une histoire visuelle des révolutions du XIXe siècle, en s’arrêtant sur les diverses formes d’écriture et de dessin politiques collés ou inscrits sur les murs des villes et parfois des prisons. Avec Emmanuel Fureix, professeur d’histoire à l’Université Paris-Est Créteil, et Mathilde Larrère, maîtresse de conférences à l’Université Gustave Eiffel.
Mediapart est partenaire du Festival Imprimé, du 13 au 15 février 2025, à Bordeaux. Un festival pour le journalisme engagé, organisé par la Revue Far Ouest. Découvrez le programme.
Le Courrier des Balkans vous donne rendez-vous le 1er février à Arcueil pour ses VIe Rencontres littéraires. Au programme : des auteurs, des éditeurs, des tables-rondes, une grande librairie-bouquinerie, des spécialités balkaniques et une table-ronde spéciale Serbie pour donner la parole à celles et ceux qui se soulèvent.
À l’occasion de la Saint Vincent, Oxfam vous invite à une soirée inédite autour de Vincent Bolloré et vous propose de se réunir pour dénoncer tout ce que représente la 8ème fortune du pays : ultra-richesse héritée en partie des ressources de l’Afrique, concentration des pouvoirs et des médias, propagation d’une idéologie d’extrême droite.