La manière dont le confinement impacte la jeunesse, que nous oublions souvent de considérer comme acteurs de la société de demain, mérite réflexion et questionnements ouverts. C'est l'occasion de réfléchir aussi à l'ambiguïté du regard porté sur la jeunesse dans notre société.
Il faut sauver du désastre toute une génération d’étudiants, et par là même sauver l’université publique et républicaine. C’est pourquoi nous demandons que soient prises immédiatement, au plan national, les mesures d’urgence permettant la réouverture des locaux et l’enseignement en présence des étudiants. Nous refusons de choisir entre le droit à la santé et le droit à l’instruction.
Le Roi Macron l’a décidé : les universités ne pourront rouvrir qu’après les bars et les restaurants, début février, soit deux mois après les églises et les commerces. Ce n’est plus l’Absurdistan, c’est l’Internement et le bagne pour tous les personnels et les étudiants. Appel à déconfiner l’université et nos libertés.
Depuis les années 80, l'insertion est devenue le support central des politiques publiques à destination des jeunes. L'imaginaire de l'insertion est une conséquence du néolibéralisme qui déstabilise notre modèle salarial, organise la lutte des places, individualise les parcours contre la puissance du collectif, et transforme les habitus dans une forme entrepreneuriale.
Gel des loyers en cités universitaires, prolongation des versements des bourses durant l’été, généralisation du RSA pour les moins de 25 ans, augmentation significative des APL. Il existe des solutions urgentes pour diminuer les effets de la crise sur les étudiantes et étudiants.