Juriste, maître de conférences, Hocine Zeghbib, revient, à l’occasion des 120 ans de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905, sur l’application très particulière que les autorités françaises ont fait de cette loi fondatrice de la laïcité à la religion musulmane dans l’espace colonial. Une histoire méconnue qui éclaire les dérives actuelles dans l’application des principes laïques aux croyants de cette religion.
Chacune des adaptations de « L'Étranger » s’est confrontée aux deux mêmes défis cinématographiques. Deux générations de cinéastes séparent la récente transposition du mythique roman de 1942, de celle offerte par Luchino Visconti en 1967 – l’année de naissance du réalisateur François Ozon. La grande qualité du tournage de cette adaptation pâtit des à-peu-près ou maladresses de sa contextualisation historique.
À l’approche des élections de 2026, cette réflexion vise à interpeller les candidats et les citoyens sur la persistance dans nos rues de noms et de statues honorant des figures historiques liées à l’esclavage, au colonialisme ou au racisme.
10 décembre 2025. Sur LCI, à la question posée par le journaliste Jean-Michel Aphatie : « la colonisation est-elle un crime ? » Édouard Philippe, maire du Havre, qui se pousse du col pour être candidat aux élections présidentielles, répond doctement : « Non. » Cette scandaleuse réponse confirme que sur ce sujet les droites dites traditionnelles partagent avec les nostalgiques de l’Algérie française de mêmes représentations négationnistes ou révisionnistes.
Dans la Seine, on noya les Algériens. À Thiais, on enterra un massacre. Le cimetière parisien de Thiais a été un lieu de la dissimulation du massacre de l'automne 1961. Nous avons fouillé les archives et retrouvé des noms de victimes. On en dénombre une centaine. La vérité sur ce crime d'État n'en finit pas de refaire surface.
Depuis trois villes de France, nous, écologistes, appelons les parlementaires à voter contre le PLFSS en deuxième lecture demain. Laisser passer ce texte, c’est cautionner la politique du gouvernement Macron, qui persiste dans une logique d’austérité incompatible avec les besoins de notre système de soins.
Il y a près d’un an, 110 médias et organisations interpellaient le gouvernement pour réclamer une réforme de la loi de 2010 relative à la protection du secret des sources des journalistes. Les contours flous de ce texte et l’absence de véritables garde-fous ont facilité des atteintes à la liberté de la presse depuis 15 ans. Plus de 131 médias, sociétés des journalistes et organisations interpellent le gouvernement.
À Montpellier, alors que « la maltraitance et le manque de moyens sont le quotidien du social et du médico-social », un large ensemble de travailleur·euses, syndiqué·es ou non, ainsi que des organisations syndicales, dénoncent la répression qui s'abat contre eux lors de leurs mobilisations, et appellent leur secteur à lutter contre l'austérité.
Pour la deuxième année consécutive, le CAD vous invite à participer à Dans Ta Rue, une opération visant à visibiliser les difficultés de la vie à la rue, les violences systémiques, gouvernementales qui y sont subies ; et à participer à la levée de fonds inter-associative pour l’achat de tentes.
Le 18 décembre 2025, à l’occasion de la Journée internationale des migrant·e·s, partout sur le territoire, nous appelons à organiser, dans tous nos quartiers, nos lieux de travail et d’étude « une journée sans nous : si on s’arrête, tout s’arrête ! » pour l’égalité des droits de toutes et tous, à l’école, au logement, à la santé, à la culture, au travail.
Face à l’intensification de la répression politique en Tunisie, marquée par l’emprisonnement de responsables politiques, de journalistes, d’avocat·e·s, de syndicalistes et d’acteur-ice-s de la société civile, un meeting citoyen et de solidarité se tiendra le mardi 16 décembre 2025 à Paris à l’initiative du Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT).
Interroger les politiques mémorielles qui se développent en France et ailleurs en Europe dans des pays historiquement marqués par une forte présence d’une immigration coloniale et postcoloniale, revient à mettre l’accent sur les enjeux d’interprétation de l’histoire de l’esclavage, du passé colonial et à la façon dont nos sociétés contemporaines interrogent le rapport à ce passé.