Entre une extrême droite française qui ravive les fantômes coloniaux, un gouvernement prêt à tout casser sous l’impulsion de Retailleau, et une Algérie figée dans la répression, la rupture menace. Gaz, migration, culture : les deux nations jouent avec des allumettes près d’un baril de poudre.
L'algérophobie est le symptôme d'une crise politique qui traverse la France. Cette tentation de stigmatisation atteint aujourd’hui des sommets de déraison et révèle un système politique désorganisé qui se perd dans un vacarme de voix discordantes, donnant parfois l’impression d’une gestion de crise par la stigmatisation d'une communauté.
La crise diplomatique n’est pas une nouvelle fracture politique entre les deux pays, mais le symptôme de la nécrose d’idéologies basées sur des rentes mémorielles aussi bien algériennes que françaises.
La polémique lancée par Jean-Michel Aphatie sur RTL relance un débat : pourquoi la France commémore-t-elle Oradour-sur-Glane mais passe sous silence les massacres coloniaux en Algérie ? Des enfumades du Dahra aux tueries de Sétif, ces atrocités partagent des méthodes similaires avec Oradour. Peut-on hiérarchiser l’horreur ou faut-il enfin assumer toute l’Histoire ?
Les contrôles dans les exploitations agricoles sont utiles pour limiter l’usage des pesticides, vérifier les conditions de travail et d’hébergement des travailleur·ses, vérifier le contenu de nos assiettes... Nos organisations syndicales demandent au nouveau gouvernement l’abrogation de la circulaire « contrôle unique », dépourvue de toute base réglementaire.
Alors que les projets pédagogiques et culturels portés par les collèges et lycées soutenus financièrement par la part collective du Pass Culture ne seront pas financés pour cette fin d’année scolaire, des associations et organismes culturels appellent les acteurs culturels à se mobiliser. « La conséquence immédiate est un accès à la culture encore plus inégalitaire et le risque de détruire un maillage territorial qui fait la cohésion de la France. »
« L’instrumentalisation de la justice pénale des mineur·es à des fins sécuritaires tend à faire oublier l’effondrement de la protection de l’enfance et des moyens qui lui sont alloués ». Un ensemble de professionnel·les du secteur social, éducatif de la justice et des personnalités, appelle à des rassemblements le 12 février pour dire leur opposition à la proposition de loi Attal, examinée à l'Assemblée nationale.
La séance « La révolution sur les murs », proposera une histoire visuelle des révolutions du XIXe siècle, en s’arrêtant sur les diverses formes d’écriture et de dessin politiques collés ou inscrits sur les murs des villes et parfois des prisons. Avec Emmanuel Fureix, professeur d’histoire à l’Université Paris-Est Créteil, et Mathilde Larrère, maîtresse de conférences à l’Université Gustave Eiffel.
Mediapart est partenaire du Festival Imprimé, du 13 au 15 février 2025, à Bordeaux. Un festival pour le journalisme engagé, organisé par la Revue Far Ouest. Découvrez le programme.
Le Courrier des Balkans vous donne rendez-vous le 1er février à Arcueil pour ses VIe Rencontres littéraires. Au programme : des auteurs, des éditeurs, des tables-rondes, une grande librairie-bouquinerie, des spécialités balkaniques et une table-ronde spéciale Serbie pour donner la parole à celles et ceux qui se soulèvent.
À l’occasion de la Saint Vincent, Oxfam vous invite à une soirée inédite autour de Vincent Bolloré et vous propose de se réunir pour dénoncer tout ce que représente la 8ème fortune du pays : ultra-richesse héritée en partie des ressources de l’Afrique, concentration des pouvoirs et des médias, propagation d’une idéologie d’extrême droite.