La thématique du jour Quartiers populaires matés, colères étouffées

Sous un retour factice à l’ « apaisement » des quartiers populaires, se cache la force d’étouffement de la répression. Alors que les quartiers populaires, matés par une police qui impose sa violence, son mépris de l'état de droit et son discours autoritaire, le Club ne se laisse pas aller à la résignation. Politique de la ville défaillante, racisme, discours médiatiques, familles monoparentales désignées coupables : retour sur différents avatars d’une politique de l’abandon, de l’exclusion et de la stigmatisation.

Écouter la colère des quartiers populaires

Un mois après les révoltes des quartiers populaires, après les réactions haineuses et l’incompréhension, alors que la volonté du gouvernement est d’accélérer la reconstruction, nous essayons ici de répondre à ceux qui considèrent les gamins de banlieue comme des « hordes sauvages » et interrogeons la politique de la ville des 20 dernières années.

De la prétendue démission parentale dans les familles populaires…

La récurrente accusation d'une démission éducative des familles populaires ne repose sur aucune analyse objective. Elle s'inscrit dans une volonté de se débarrasser de la question sociale en considérant les classes populaires comme dangereuses et responsables de leur sort, histoire de prendre les victimes pour des coupables.

Ce que le macronisme fait à la jeunesse des quartiers populaires

[Rediffusion]  «J’ai entendu pendant des nuits les tirs de mortier d’artifice et rassuré mes enfants. J’ai découvert au petit matin les magasins ravagés. Avec ce paradoxe qu’on ressent ici en Seine-Saint-Denis : regretter les pillages qui se retournent contre ceux qui galèrent, contre le propriétaire du petit bureau de tabac, contre les parents d’une crèche incendiée. Mais comprendre la rage et les raisons de la colère qui se déchaîne. »

Révoltes des quartiers populaires : changer la représentation

Alors que la mort du jeune Naël de 17 ans a été à l'origine d'un soulèvement et de révoltes généralisées, peut-on imaginer que le passage à l'acte violent d'une partie de la jeunesse ne signifie rien, n'est le message de rien ? La question cardinale est, désormais, la suivante : comment l’État doit, inévitablement, repenser la représentation d'une partie de sa jeunesse et de sa population ?

Macron, les émeutiers et les mineurs de l’ASE

Le Président Macron, lors de son interview à TF1 et France 2 en direct de Nouméa, a désigné les principaux auteurs des émeutes suite à la mort du jeune Nahel : des mineurs vivant dans un contexte familial dégradé « soit familles monoparentales soit parce qu’ils sont à l’aide sociale à l’enfance ». Accusation gratuite à l’encontre des jeunes relevant de l’ASE.

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Aux enfants de banlieue

Liberté de la presse : au-delà des états généraux de l’information, le besoin de courage politique 

[Rediffusion] Le 13 juillet dernier, le Président de la République annonçait l’organisation d’états généraux de l’information, après les réactions suscitées par la désignation de Geoffroy Lejeune à la tête de la rédaction du Journal du dimanche. Cette initiative pourrait s’avérer utile si le renforcement de la concentration de la presse était un sujet inédit. 

Xénophobie en Tunisie : la responsabilité du président Saïed

Alors que la dramatique crise humanitaire qui touche les migrants africains noirs en Tunisie commence à attirer l'attention de la communauté internationale, plus de 130 universitaires de nombreux pays, dont Bertrand Badie, Judith Butler, Achille Mbembe, Cédric Villani, Mary Teuw Niane, ont adressé une lettre à Antonella Polimeni, Rectrice de l’Université La Sapienza, demandant le retrait du doctorat honorifique décerné au président Saied, en raison de son implication dans les graves abus contre les Noirs en Tunisie. 

Mort de Nahel : colère et effroi - 500 personnalités alertent

[Billet mis à jour] Après la mort de Nahel, tué par la police, et alors qu’une cagnotte faisant « ni plus ni moins l’apologie d’un meurtre raciste » a été lancée, une tribune a été signée par un panel inédit de 500 personnalités et militants : Amal Bentounsi, Médine, Angèle, Hatik, Annie Ernaux, Casey, Médine, Angèle, Mame-Fatou Niang, Hatik, Pomme, Adèle Haenel, Rokhaya Diallo, Jean Luc Mélenchon. Nacira Guénif, Edouard Louis et d’autres , signent à leur tour ce texte, ainsi que les collectifs et associations Echo-banlieues, Lallab, l’UNEF, Cerveaux non disponibles, Ghett’UP et le Collectif de défense des jeunes du Mantois. Mais aussi des milliers d’anonymes : en 24 heures, nous avons recueilli plus de 10 000 contributions de citoyen·nes souhaitant s’associer à notre appel. Une convergence pour un Etat de droit où la sécurité et la dignité des citoyens sont garantis.

Festival de films et de débats

Le Festival Résistances propose en Ariège 8 jours pour échanger et construire une culture commune autour de films sélectionnés par des comités bénévoles tout au long de l'année.

Mediapart fête ses 15 ans à Rennes le 9 septembre

Mediapart fête ses 15 ans le samedi 9 septembre de 14h à 18h à la Halle de la Brasserie à Rennes. En présence de Carine Fouteau, Lenaïg Bredoux, David Perrotin, Pauline Graulle, Mathilde Goanec et Edwy Plenel. Venez échanger sur le journalisme indépendant, l'actualité politique et économique, l'école, et d'autres sujets d'actualité.

Université d’été des mouvements sociaux et des Solidarités : un riche programme à découvrir !

Dans le contexte national et international actuel, marqué par les attaques antisociales et répressives du gouvernement, la montée des extrême droites et de leurs idées, la crise climatique et ses conséquences, les tensions internationales, nous retrouver dans la diversité de nos mouvements est indispensable. L’Université d’été des mouvements sociaux et des Solidarités, du 23 au 27 août à Bobigny, propose un programme très riche et varié, faits de débats, rencontres, ateliers, formations, activités culturelles.

Table ronde - Enquête « Femmes à abattre »

Table ronde autour de l’enquête internationale sur les féminicides politiques en partenariat avec Mediapart. Rendez-vous le 12 juillet à 19h.