La thématique du jour La séparation des pouvoirs attaquée : pas de justice indépendante, pas de paix

Des policiers soupçonnés de graves violences sont applaudis par leurs collègues, des syndicats menacent de sédition. Piétinant les principes de la séparation des pouvoirs et d'égalité devant la loi, c'est maintenant le directeur général de la police qui s'indigne de la détention provisoire d'un de ses subordonnés. Mais ce n'est pas aux eux que s'est finalement adressé le rappel à « l'ordre » du président de la République. Dans le Club, plusieurs contributions rappellent que nul apaisement n'est possible dans un pays où la volonté de répression prime sur la défense de l'Etat de droit.

Il est des attaques auxquelles on ne doit jamais s’habituer

Hier soir, Frédéric Veaux, directeur général de la police nationale, relayé par le préfet de police de Paris, est monté d’un cran dans l’échelle des attaques à l’autorité judiciaire. Voulons-nous d’une justice qui agit sous l’influence de telle autorité ou tel groupe de pression ? Nous attendons du Président de la République qu’il dénonce fermement cette attaque inédite à la séparation des pouvoirs. Il en va de la sauvegarde de l’État de droit.

Le problème de la justice, c’est la police

La plupart des réactions aux récentes déclarations de hauts responsables de la police en faveur d'un des leurs placé en détention provisoire sont faites au nom de la séparation des pouvoirs. Celle-ci est cependant mise à mal au quotidien dans le fonctionnement « normal » de la justice qui offre une place démesurée à la parole policière pourtant souvent mensongère.

Cent-Jours de Macron : ni apaisés, ni résignés, ni intimidés !

Le 17 avril, trois jours après la promulgation de l’infâme réforme des retraites, via le recours antidémocratique au 47.1, au 49.3 puis à l’article 40, autant de signes d’un véritable « ensauvagement » des institutions françaises, le Président le plus impopulaire de la Ve République tentait de calmer le vent de révolte que ses deux mandats avaient soulevé dans le pays.

Monsieur le Président, que puis-je dire à mon fils ?

Il est devant moi, il a vingt ans, il me dit j’ai envie d’aller avec eux mais je ne veux pas tirer de mortier. J’admire sa maturité, son désir de résistance et sa sagesse. Je suis rassurée qu’il ne soit pas dehors cette nuit dans les rues. S’il y était, j’aurais peur pour lui. J’aurais peur de la police. J’aurais peur qu’il soit frappé, mutilé, tué.

L'heure est grave

Allo ? Place Beauvau ? Toujours aucune réaction... Les macronistes sont aux abonnés absents.

Nos dernières thématiques

Barbie et son féminisme de surface, selon Ana Dumitrescu ; les classes sociales chez l’inspecteur Columbo, racontées par Philippe Corcuff ; l’expérience de visionnage de Welfare, de Wiseman, sur l’aide aux plus vulnérables, comme mise en abîme d'une expérience personnelle, par Elena Chamorro ; la géopolitique de Mission Impossible, ou comment derrière les cascades, se révèle « le monde contemporain, entre financiarisation des villes et géopolitique post-Guerre froide », selon Manouk Borzakian. Mais aussi le regard subtilement politique de Clément Cogitore sur le quartier de la Goutte d'or. Le cinéma comme vivier de débats, de clefs de compréhension du monde et miroir de ses imperfections, un tour d’horizon.

Saint Tom Cruise, priez pour nous

Welfare, Aix-en Provence

Féminisme et Barbie

Ce que le macronisme fait à la jeunesse des quartiers populaires

Derrière les jeux vidéos, encore...

Aux enfants de banlieue

À bicyclette

La Cigale - le Vélo

Derrière les jeux vidéos, encore...

[Rediffusion] À la suite des révoltes dans les quartiers populaires consécutives à la mort du jeune Nahel, tué par un policier, le « rôle considérable » des jeux vidéos a été mentionné comme cause de l'apparition de la violence. Pour un ensemble de professionnels du soin psychique et de la santé mentale, de la recherche, de l’accompagnement des enfants et adolescents et de la prévention, les jeux vidéos sont la « cause récurrente de tous les maux » et l'alibi facile, en stigmatisant un usage culturel, « d'une société société sous panique morale ».

Mort de Nahel : colère et effroi - 500 personnalités alertent

[Billet mis à jour] Après la mort de Nahel, tué par la police, et alors qu’une cagnotte faisant « ni plus ni moins l’apologie d’un meurtre raciste » a été lancée, une tribune a été signée par un panel inédit de 500 personnalités et militants : Amal Bentounsi, Médine, Angèle, Hatik, Annie Ernaux, Casey, Médine, Angèle, Mame-Fatou Niang, Hatik, Pomme, Adèle Haenel, Rokhaya Diallo, Jean Luc Mélenchon. Nacira Guénif, Edouard Louis et d’autres , signent à leur tour ce texte, ainsi que les collectifs et associations Echo-banlieues, Lallab, l’UNEF, Cerveaux non disponibles, Ghett’UP et le Collectif de défense des jeunes du Mantois. Mais aussi des milliers d’anonymes : en 24 heures, nous avons recueilli plus de 10 000 contributions de citoyen·nes souhaitant s’associer à notre appel. Une convergence pour un Etat de droit où la sécurité et la dignité des citoyens sont garantis.

Sexisme en politique : « Mieux vaut l’agilité de la carpe à la suffisance du paon »

« Combien de temps devrons-nous subir ses prises de parole égotiques et stériles, qui réduisent notre place à celle de simples spectatrices ? » Suite au minutage de la durée des interventions au conseil municipal de Noisy-le-Sec, un collectif d'élues de la ville s'indignent des réactions sexistes suscitées. « Comment combattre le sexisme lorsqu’en guise de réponse à notre démarche progressiste, on nous déploie la carte du mansplaining en arguant que le maire n’a qu’à déléguer davantage à ses adjointes qui sont “muettes comme des carpes” ! »

Festival de films et de débats

Le Festival Résistances propose en Ariège 8 jours pour échanger et construire une culture commune autour de films sélectionnés par des comités bénévoles tout au long de l'année.

Mediapart fête ses 15 ans à Rennes le 9 septembre

Mediapart fête ses 15 ans le samedi 9 septembre de 14h à 18h à la Halle de la Brasserie à Rennes. En présence de Carine Fouteau, Lenaïg Bredoux, David Perrotin, Pauline Graulle, Mathilde Goanec et Edwy Plenel. Venez échanger sur le journalisme indépendant, l'actualité politique et économique, l'école, et d'autres sujets d'actualité.

Université d’été des mouvements sociaux et des Solidarités : un riche programme à découvrir !

Dans le contexte national et international actuel, marqué par les attaques antisociales et répressives du gouvernement, la montée des extrême droites et de leurs idées, la crise climatique et ses conséquences, les tensions internationales, nous retrouver dans la diversité de nos mouvements est indispensable. L’Université d’été des mouvements sociaux et des Solidarités, du 23 au 27 août à Bobigny, propose un programme très riche et varié, faits de débats, rencontres, ateliers, formations, activités culturelles.

Table ronde - Enquête « Femmes à abattre »

Table ronde autour de l’enquête internationale sur les féminicides politiques en partenariat avec Mediapart. Rendez-vous le 12 juillet à 19h.