La thématique du jour Pour une civilisation du temps libre

Alors que le Club semble s'abîmer dans la langueur de l'été, et après une année de luttes défaites pour conserver de précieuses heures de retraite, exode parmi des contributions qui s'efforcent de penser le temps autrement. Qui rêvent « que le temps libre devienne un bien commun », qui freinent, ralentissent, lèvent le pied ; qui imaginent que dans un autre rapport au temps se niche la possibilité d’une autre organisation sociale, libérée du capital, loin de l'« idéologie du labeur », pour « bâtir le monde que nous voulons ».

« La vraie mesure de la richesse : le temps libre ! »

« Là où les Hommes travaillaient douze heures, ils n’en travailleront que six, et c’est cela la prospérité nationale, […] la richesse est liberté, elle est temps disponible et rien de plus ». Cette citation anonyme raisonne avec la période agitée de la réforme des retraites où une prise de conscience du temps pour soi s’est affirmée à grande échelle.

Travailler moins ou « le règne de la liberté »

Depuis la crise du Covid-19, ministres, patrons et éditorialistes insistent sur la prétendue nécessité de travailler plus. A l'opposé, la réduction du temps de travail a été actualisée par plusieurs organisations syndicales comme revendication de sortie de crise. Marx nous offre plusieurs ressources critiques dans Le Capital (1867) pour penser et agir sur la journée de travail.

La retraite : une bataille pour « la civilisation du temps libéré »

[Rediffusion] Le parti pris du gouvernement sur une hypothétique nécessité budgétaire de réformer les retraites ainsi que le cadrage mis sur leur mode de financement qui ne pourrait passer que par un allongement du temps de travail, présenté comme une mesure de bon sens, dissimule en réalité un changement anthropologique quant au regard porté sur l’activité de vie en dehors de la sphère marchande.

Les vacances au camping, une expérience collectiviste ?

«Allez les filles, on part» ! Participer à l’aventure qu’est l’installation de la grande tente… Courir partout et rencontrer d’autres enfants, se serrer dans la tente quand il pleut, squatter des centres commerciaux et des musées quand il pleut vraiment trop… Et au-delà même de ces joies, si dans le camping s’exprimait une voix alternative au tourisme de masse et à l’individualisme capitaliste ?

Écologie : le paradoxe de la vitesse

Hâtons-nous de ralentir ! Depuis le XVIIIe siècle, les rythmes auxquels nos sociétés évoluent ne cessent d’augmenter. Les mutations économiques, industrielles, techniques, politiques et sociales qui s’y sont opérées ont radicalement transformé notre rapport au temps.

Nos dernières thématiques

« Le dernier remaniement ne fait que confirmer la volonté du gouvernement de dévaloriser une institution qui a perdu sa mission première : promouvoir le droit à l'éducation des enfants sans distinction. » Pacte de Pap Ndiaye, prolétarisation des profs, inégalités scolaires, personnels découragés... alors que Gabriel Attal prend le relais à l'éducation, les enseignant·es oscillent entre colère et révolte. « Professeur, j’ai aussi envie d’y croire, est le plus beau métier du monde, mais il doit être révolutionnaire. »

Ce que le macronisme fait à la jeunesse des quartiers populaires

Derrière les jeux vidéos, encore...

Aux enfants de banlieue

À bicyclette

La Cigale - le Vélo

Derrière les jeux vidéos, encore...

À la suite des révoltes dans les quartiers populaires consécutives à la mort du jeune Nahel, tué par un policier, le « rôle considérable » des jeux vidéos a été mentionné comme cause de l'apparition de la violence. Pour un ensemble de professionnels du soin psychique et de la santé mentale, de la recherche, de l’accompagnement des enfants et adolescents et de la prévention, les jeux vidéos sont la « cause récurrente de tous les maux » et l'alibi facile, en stigmatisant un usage culturel, « d'une société société sous panique morale ».

Mort de Nahel : colère et effroi - 500 personnalités alertent

[Billet mis à jour] Après la mort de Nahel, tué par la police, et alors qu’une cagnotte faisant « ni plus ni moins l’apologie d’un meurtre raciste » a été lancée, une tribune a été signée par un panel inédit de 500 personnalités et militants : Amal Bentounsi, Médine, Angèle, Hatik, Annie Ernaux, Casey, Médine, Angèle, Mame-Fatou Niang, Hatik, Pomme, Adèle Haenel, Rokhaya Diallo, Jean Luc Mélenchon. Nacira Guénif, Edouard Louis et d’autres , signent à leur tour ce texte, ainsi que les collectifs et associations Echo-banlieues, Lallab, l’UNEF, Cerveaux non disponibles, Ghett’UP et le Collectif de défense des jeunes du Mantois. Mais aussi des milliers d’anonymes : en 24 heures, nous avons recueilli plus de 10 000 contributions de citoyen·nes souhaitant s’associer à notre appel. Une convergence pour un Etat de droit où la sécurité et la dignité des citoyens sont garantis.

Sexisme en politique : « Mieux vaut l’agilité de la carpe à la suffisance du paon »

« Combien de temps devrons-nous subir ses prises de parole égotiques et stériles, qui réduisent notre place à celle de simples spectatrices ? » Suite au minutage de la durée des interventions au conseil municipal de Noisy-le-Sec, un collectif d'élues de la ville s'indignent des réactions sexistes suscitées. « Comment combattre le sexisme lorsqu’en guise de réponse à notre démarche progressiste, on nous déploie la carte du mansplaining en arguant que le maire n’a qu’à déléguer davantage à ses adjointes qui sont “muettes comme des carpes” ! »

Festival de films et de débats

Le Festival Résistances propose en Ariège 8 jours pour échanger et construire une culture commune autour de films sélectionnés par des comités bénévoles tout au long de l'année.

Mediapart fête ses 15 ans à Rennes le 9 septembre

Mediapart fête ses 15 ans le samedi 9 septembre de 14h à 18h à la Halle de la Brasserie à Rennes. En présence de Carine Fouteau, Lenaïg Bredoux, David Perrotin, Pauline Graulle, Mathilde Goanec et Edwy Plenel. Venez échanger sur le journalisme indépendant, l'actualité politique et économique, l'école, et d'autres sujets d'actualité.

Université d’été des mouvements sociaux et des Solidarités : un riche programme à découvrir !

Dans le contexte national et international actuel, marqué par les attaques antisociales et répressives du gouvernement, la montée des extrême droites et de leurs idées, la crise climatique et ses conséquences, les tensions internationales, nous retrouver dans la diversité de nos mouvements est indispensable. L’Université d’été des mouvements sociaux et des Solidarités, du 23 au 27 août à Bobigny, propose un programme très riche et varié, faits de débats, rencontres, ateliers, formations, activités culturelles.

Table ronde - Enquête « Femmes à abattre »

Table ronde autour de l’enquête internationale sur les féminicides politiques en partenariat avec Mediapart. Rendez-vous le 12 juillet à 19h.