La thématique du jour
Journée internationale des droits des femmes
En ce jour de lutte pour les droits des femmes, nous vous proposons une sélection « orientée » avec des billets écrits par des contributrices, mais pas seulement. Nous avons aussi sélectionné des billets rédigés par des hommes qui parlent (et font parler !) des femmes - ou encore des billets signés par des collectifs, dans lesquels nous supposons qu'ils comportent aussi des femmes. Oui oui, en ce jour, nous avons décidé d'être résolument optimistes !
À l'heure où l'IVG entre dans la Constitution, la maternité des Lilas est sur le point de fermer les inscriptions des parturientes, dans le plus grand des silences. Pourquoi le mouvement féministe ne se saisit-il pas du combat pour défendre ce conservatoire des droits des femmes, qui renferme soixante ans de réflexion, de pratique et de mémoire sur ce que peut être une maternité féministe ?
Grâce au répertoire national des élus, il est possible de dresser une carte d'identité type du maire français. Il s'agit d'un homme qui s'appelle Michel Martin, il a 63 ans… et 80% des maires sont des hommes.
Face à la multiplicité des crises, des guerres, de l'inflation et des dettes, l'investissement dans l'égalité des sexes n'est plus une priorité pour de nombreux gouvernements. C'est pourquoi, en ce mois de mars, alors que nous commémorons la Journée internationale de la femme, il est bon de rappeler que le progrès social ne peut se faire sans l'égalité des sexes.
Le 8 mars : journée internationale des droits des femmes ? Seulement ? Qu'en est-il des autres personnes subissant la domination cis masculine, soit les personnes queers, non binaires, genre fluide et les hommes trans ? Nous devons militer pour l’élargissement du sujet politique du féminisme.
La semaine dernière, à Calais, je rencontrais les femmes de Prysmian. « Depuis la création du collectif, je n'ai jamais entendu autant de propos misogynes », me racontait Sophie. Certains sous-entendent que leur place est la cuisine... À la place des fourneaux, elles monteront ce vendredi à Paris et seront dans la manif féministe.
Nos dernières thématiques
« Je rentre chez moi, toujours en pleurant, et toujours en saignant. Mais en plus, je me sens humiliée. Je me demande si vraiment je mérite cette aide, je dois être si faible pour la nécessiter. Je voulais juste qu’on s’occupe de mon esprit et de mon corps qui n’arrivent pas à se remettre de ce traumatisme. » Cette semaine, un récit souligne combien la fausse couche, sa prise en charge minimale et la non-reconnaissance du trauma qu'elle peut susciter, reste dans l'angle mort des avancées autour des droits reproductifs. Alors que l'on se réjouit de la constitutionnalisation de l'IVG, les contributrices dessinent aussi le chemin qu'il reste à parcourir, entre injonctions à la natalité, travail domestique, inégalité d'accès à la parentalité, mères isolées précaires...
« Certains d’entre nous, de nos parents, grands-parents ont survécu à la chasse aux juifs. Ils ont choisi de résister. C’est aussi au nom de ce passé que nous affirmons qu’il est illégitime et ignoble de justifier le massacre de dizaines de milliers de civils gazaouis ». Un mois et demi après sa première publication, cette tribune qui réunit désormais plus de 220 signataires reste plus que jamais d'actualité, alors que la situation ne cesse de s'aggraver et que la Cisjordanie vit, elle aussi, des événements dramatiques.
Aurore Bergé a déclaré vouloir « passer au crible les associations féministes » afin de supprimer les financements en cas de « propos ambigus » au sujet du 7 octobre. Un énième signe du « backlash » anti-féministe, alors que nous assistons à un nouvel élan du mouvement #MeToo. Un large ensemble d'organisations et personnalités répondent : « N’inversons pas les rôles : féministes, nous croyons les victimes, dénonçons toutes les violences masculines. Nous ne vous laisserons pas instrumentaliser nos combats. »
Un ensemble d'organisations des droits de l’homme, antiracistes et anticolonialistes rend public ce 4 mars une initiative « Pour la reconnaissance des responsabilités de l’État dans le recours à la torture lors de la guerre d’Algérie ». Ils expliquent ici leur démarche comme « acte de confiance dans les valeurs de la nation. »
Mediapart vous invite pour la 6e édition de son festival au Centquatre-Paris, samedi 16 mars, de 11h à 19h. Au programme : des rencontres avec les équipes du journal, des débats, des projections, une exposition inédite, une librairie avec des signatures et quelques surprises…
À l’approche du 8 mars, journée des droits des femmes, ce débat avec deux spécialistes de l'Iran sera l’occasion d’interroger l’histoire et l’actualité de la lutte des femmes insurgées dans ce pays.
Le Collectif Accès aux Droits organise, à l'occasion de la sortie de son premier rapport, une discussion autour des violences policières envers les personnes exilées le 26 mars de 20h à 23h au Hasard Ludique.
ADCHA poursuit son chemin avec le Rendez-Vous des Döckeur•se•s une fois par mois.
Nous choisissons un film sur la plateforme Tënk, nous le visionnons et nous discutons ensuite, en visio, avec le•la réalisateur•trice.
Le 8 mars, c'est le film de Faustine Cros : Une Vie Comme une autre. A 21 h 30, nous échangerons avec la réalisatrice en visio.