Que pendant les quinze ou vingt dernières années de sa vie un homme ne soit plus qu'un laissé pour compte, cela manifeste de l'échec de notre civilisation : cette évidence nous prendrait à la gorge si nous considérions les vieillards comme des hommes, ayant une vie d'homme derrière eux, et non comme des cadavres ambulants. (Simone de Beauvoir : La Vieillesse, Paris 1970)
« Très vite, Gaston attrape une “gripette”. Puis il devient impossible de le voir, de lui parler. Gaston disparait dans un brouillard administratif, il n’est plus tout à fait Gaston et devient déjà une statistique ». Au temps de la recherche de la vérité, l’union fait la force. C'est pourquoi nous exigeons la réunion de toutes les plaintes pénales auprès d’un Pôle d’instruction unique.
Que dit cet épisode du rapport qu’entretient notre civilisation à la nature, aux limites, mais aussi à la mort, donc à la vie ? Le propre de nos sociétés modernes n’est-il pas de tenter de nier la mort et de repousser toujours les limites...quoi qu'il en coûte ? S’il fallait choisir entre « cesser de vivre pour ne pas mourir » ou « accepter la mort pour vivre », que ferions-nous ?
C'est une histoire qui n'a malheureusement rien d'exceptionnel par les temps qui courent. Un mur de briques et de silence a été édifié entre Monsieur G, résident en EHPAD, et sa famille. Ce mur n'est toutefois pas né du coronavirus. Le repliement de certains EHPAD était déjà à l'oeuvre bien avant. Récit d'une injustice.