La crise sanitaire exhibe les limites du système capitaliste et productiviste, fondé sur l’exploitation des ressources. Elle exacerbe aussi «les violences du système patriarcal» et expose particulièrement les femmes, rappelle un large collectif d'intellectuelles et militantes. La crise oblige à construire l'«après» avec les écoféminismes, qui invitent à croiser les luttes et à «une critique radicale de la structure oppressive de la société dans le but de nous en libérer tous·tes».
Le confinement a-t-il mis en suspens l'occupation de l'espace public par les hommes ? Et les femmes qui juste avant le grand renfermement prenaient la rue pour dénoncer haut et fort les violeurs et les féminicides, on ne les entend plus, que sont-elles devenues ? Et les collages féministes ? déchirés !
On m’a demandé cette semaine ce que je trouvais le plus difficile dans l’engagement féministe et la lutte contre les violences. Ce n’est ni les paroles des victimes, ni le cyber-harcèlement ni même l’inaction du gouvernement. Le plus dur, c’est l’impunité.
[Rediffusion] Ils refusent toujours aujourd’hui d’énoncer la moindre critique du capitalisme ou même de prononcer ce mot, puisqu’il est la norme. Et la norme n’a pas de nom car elle n’a pas besoin de se définir. Seuls ceux qui la combattent ont besoin de la nommer. Parmi eux, les féministes depuis toujours. Car le féminisme est intrinsèquement anticapitaliste.