En réponse à l'éditorial d'Hubert Coudurier « Le poison de l'indigénisme » publié le 13 juin dans le journal Le Télégramme, des élus, artistes, militants affichent leur indignation face à ce texte qui « attise la haine et les divisions ». Ils dénoncent « la volonté de faire perdurer un roman national raciste. »
En janvier 2019, Claire Tabouret répond à l'invitation du magazine Vogue France de revisiter sa couverture en proposant un portrait peint d'Assa Traoré. L'artiste fait un choix politique, revendiquant son soutien au combat d'une jeune femme pour la vérité sur la mort de son frère, Adama, après une interpellation en 2016. Comme si l'art pouvait être autre chose que politique.
Les statistiques officielles sur les interpellations et les fouilles menées pendant le confinement en Europe sont pour beaucoup alarmantes. En France, la police a contrôlé plus de 20 millions de personnes et en a verbalisé plus d’un million. En y regardant de plus près, on remarque que le contrôle du respect des mesures de confinement a été marqué par d’inquiétantes pratiques discriminatoires.
Minga, la FSU Bretagne, l'Union Syndicale Solidaires Bretagne, CGT-Enseignement Privé, CGT Educ'action 29 et VISA 29 (Vigilance et
Initiatives Syndicales Antifascistes) adressent leur soutien au « collectif Justice pour Adama » et invite à signer la pétition « Le poison du racisme distillé dans les foyers bretons »
En France, le président engage aujourd'hui le combat, non pas contre le racisme, mais contre l’antiracisme. Autant dire qu'il ne suffit pas d’invoquer la République comme un mantra pour mener une politique républicaine. De fait, si la République est vivante aujourd’hui, c’est dans la rue, pour réclamer «justice et vérité»; elle se mobilise au nom de l’égalité, «sans distinction de race».