Le dernier livre de Rutger Bregman : « Humanité » montre, à travers de multiples exemples d’expériences vécues et des analyses scientifiques convoquant l’histoire, l’anthropologie, l’éthologie et diverses expériences, que le véritable réalisme ne réside pas dans un cynisme méprisant, mais dans la conscience que nous pouvons vivre ensemble dans le respect mutuel et l’entraide pacifique.
La pandémie actuelle met notre monde à l’épreuve du réel, de la nécessité, de l’essentiel. Elle produit une secousse dans nos imaginaires et nos luttes, mais ne doit pas être un choc économique de plus pour l'avenir du monde. L'inspiration viendrait-elle des peintures d'Ambrogio Lorenzetti qui proposait déjà en son siècle un monde solidaire et juste fondé sur le partage des richesses naturelles ?
Dix mois, cela fait dix mois que l’on vit sous contrainte. Et rien n’assure que cela va s’arrêter, ni un jour, ni bientôt.
Dix mois et mes réflexions oscillent sans fin du singulier au général, de ceux qui subissent la crise sanitaire et les décisions qui en découlent, modifiant profondément leur vie, aux décideurs et aux raisons de leurs choix, qui ne modifient pas profondément leur vie à eux.
Dans mon livre « Prédations – Histoire des privatisations des biens publics », j’indique en conclusion que je ferai tout mon possible, à l’échelle de mes moyens, pour donner l’écho le plus large possible aux mobilisations citoyennes contre les privatisations ainsi qu’aux débats pour inventer un monde nouveau, celui des communs. C'est la raison d'être de cette nouvelle « édition participative ».