La solidarité des citoyens ou des associations est parfois l'ultime recours des familles à la rue. Jean-François Véran, coordinateur à MSF, Sandrine Creus et Ophélie Bodin, infirmières de l’association en Ile-de-France, retracent leur journée avec Inaya. Cette mère vivait à la rue avec ses enfants, par crainte d’une expulsion, jusqu’à ce qu’elle se présente à eux à la recherche de soins médicaux.
Nous avons déménagé il y a trois mois après l'incendie de l'ancien camp de Moria dans un nouveau camp et nous vivons ici plus de 7000 réfugiés près de la mer. En septembre, on nous a promis de bien meilleures conditions de vie dans ce nouveau camp (…) Nous résidions toujours dans un endroit sans eau courante, sans douches chaudes suffisantes et sans système d'évacuation des eaux usées fonctionnel.
Le fossé entre ce que je vis tous les jours dans mon travail auprès des demandeurs d’asile et ce que j’entends sur les plateaux télé ou dans la bouche de nos dirigeants en ce moment de vote de la loi Immigration me rend tellement triste et en colère que je ressens le besoin de vous partager ce texte.
Une nouvelle illustration du racisme institutionnel, quelques jours seulement après les violences de la place de la République. Une quarantaine d'exilés, réfugiés dans des logements inoccupés à Reims depuis le début de l'été, ont été évacués par la force, sans visibilité sur leur avenir, confrontés comme tant d'autres au mur d'intolérance construit depuis des années par les autorités légales.
Pour la droite, les personnes migrantes coûtent toujours trop cher. Mais quand elles veulent se former ou travailler, les portes se ferment. Des structures d’aides montent au front.