A l'issue d'une rencontre de coordination des lieux occupés à Villeurbanne le 25 et 26 avril, un large ensemble de collectifs en lutte demandent le retrait de la réforme de l'assurance-chômage. Elles et ils sont « déterminé·e·s à obtenir satisfaction sur l’intégralité de [leurs] revendications ». Pour eux, l’évolution des conditions de travail et de salaires « doit obéir à un objectif de progrès social et écologique. » « Occupons, occupons partout ! »
De nombreux lieux de culture sont occupés en France. C’est le cas à Auch (Occitanie), depuis un mois, jour et nuit. Près de 150 personnes participent. Les artistes, intermittents et précaires, font preuve d’une imagination sans bornes pour rendre attractive leur lutte, et faire connaître leurs revendications. Le tout dans une ambiance chaleureuse et foncièrement démocratique.
Le mouvement actuel d’occupation des théâtres est le lieu d‘une lutte civilisationnelle. Ici pourrait naître le cauchemar du macronisme, le creuset où s’invente une offensive culturelle au double sens du terme, où la culture participe à l’éclosion d’une autre organisation des existences – où la gauche reprendrait enfin à son compte l’ambition fondamentale qui devrait toujours être la sienne : celle de changer la vie. Texte prononcé le 2 mai devant le théâtre de l’Odéon.
En France, on dénombre 2 millions d’intermittents de l'emploi.
Faute d’avoir pu être employées pendant la crise sanitaire, ou parce qu'elles ont repris une activité insuffisante alors que leurs secteurs d'activité sont à l'arrêt, ces personnes n'ont depuis quelques mois plus aucun accès au congé maternité et maladie indemnisé, parce qu'elles n'ont pas pu réunir assez de cotisations sociales.
En prenant la forme d'une occupation d'une centaine de lieux culturels dans la foulée de celle du théâtre de l'Odéon depuis le 4 mars, la mobilisation des artistes, technicien.nes et intermittent.es du spectacle est d'emblée apparue comme fédératrice.