La confusion et l’imprédictibilité sont des caractéristiques majeures de l’époque actuelle. Il ne reste au capitalisme qu’un seul territoire à conquérir : le corps humain. Mais sa fuite en avant est une course contre la montre perdue d’avance. D'où l'importance d'une démarche comme celle de Barbara Holub.
Puisqu’un seul dessin est une production dynamique, chimique, un micro électrochoc, un court-circuit propre à faire surgir un début qui n’a pas encore d’histoire…une table rase. Les dessins sont des équations successives pour arriver à un nouvel état de choses ou de corps.
Corps zig-zag - corps rizhome du roi - corps des mille plateaux.
Ce corps est assoiffé, du désir de l’autre, corps réinventé, sculpté, offert à l'autre, tous les jours, à chaque instant, ses métamorphoses sont infinies, aime-moi, désire-moi, flatte ma vanité, célèbre ma beauté...
Madrid célèbre l’art plastique et chorégraphique de La Ribot, enfant de la Movida, dans une exposition où le corps occupe le centre de sa pratique transdisciplinaire. « A escala humana » convie à une traversée dans plus de vingt ans de création qui n’a de cesse de redéfinir la place du spectateur, mélangeant les arts pour mieux les fondre dans une œuvre totale, libérée.
Dans «Opération Dragon», Bruce Lee livre un combat à mort dans un palais de miroirs dans lequel l'image de son corps se diffracte dans un jeu de reflets infinis. Quarante-huit ans après sa mort, l'exposition «Ultime Combat» du Quai Branly lui rend un bel hommage.