En rire ? En pleurer ? Les Open Badges se développent de façon rampante à tous les étages de l'Éducation Nationale, des élèves jusqu'aux enseignants. Destructeurs de la valeur des diplômes, ils réorganiseront à terme les modalités de recrutement en usant d'une arme redoutable : l'intrusion dans la vie personnelle du salarié et le contrôle des modalités d'engagement du citoyen dans la cité.
La chose est passée inaperçue, noyée dans l’actualité. C’est en pleine période de confinement et de fermeture des universités pour cause de crise sanitaire, que le gouvernement a publié, le 3 et le 5 avril, un arrêté et un décret qui rendent obligatoire de passer un examen d’anglais dans un organisme privé pour obtenir son diplôme.
Le Ministre Blanquer met en œuvre sa « stratégie du choc scolaire ». Mise en lumière de la privatisation à travers 4 piliers violemment attaqués « grâce » à la crise : la gestion des personnels, la territorialisation de l'école, le statut des fonctionnaires, le métier et l'expertise des enseignant·es. L’ attaque en cours est d’une violence inouïe. Résister est impératif.
Après avoir appris les liens entre l'IFRAP et le Ministère de l'Education Nationale nous pouvons assister à la mise en place de l'école de demain. Une réforme pleine de bon sens se profile. Son objectif n'est peut être pas celui qui est affiché.