La crise du coronavirus occupe les considérations de beaucoup de Français, et nombreux sont ceux qui applaudissent à leur fenêtre à 20h. Pourtant, peu connaissent le statut des internes, qui n’ont pas encore celui de médecin mais exercent comme tel à l’hôpital. La période semble donc propice à alerter l’opinion publique sur leurs conditions de travail.
Il y a dans nos hôpitaux une omerta, une loi du silence qui se mettent en place. C'est le «coup de gueule» que veulent lancer les agents hospitaliers de l'hôpital du sud77 dont le président du Conseil de Surveillance, maire le la ville de Fontainebleau est aussi le président de la Fédération Hospitalière de France.
Par Florence Ihaddadene (Université Paris Nanterre, IDHES), Francis Lebon (Université de Paris, CERLIS), Sophie Rétif (Université Paris Nanterre, IDHES), Maud Simonet (CNRS, IDHES)
J’ai initié cette lettre suite à un parcours dans le monde hospitalier pour remercier le personnel soignant, cela avant la crise sanitaire du coronavirus. J'ai décidé de la publier pour ancrer mon encouragement durablement. Je n’applaudis pas à 20 h, le personnel soignant mérite mieux. Ils ne sont pas des héros, ils font partie de notre famille. Et il est impératif de sauver l'hôpital public
Surfer la grande vague pandémique est un art rare et dangereux. Ici pas de place pour l’improvisation, pour l’amateurisme, pour l’inconsistance, pour la forfanterie. Être prêt et entraîné. Analyser la lame, interpréter, diagnostiquer, tenir la crête un bref instant puis s’élancer au moment le plus opportun. Ne pas quitter l’horizon de la plage.