Ecoles fermées, déjà-vu, accueil des enfants de personnels prioritaires... Multiplication des tâches, perte de sens. La situation est moralement difficile. Des sensations qui remontent. Une explosion de colère. La tempête sous un crâne.
Les échanges sur le contenu de travail des enseignants s’invitent dans les conversations de trottoir, au cours des repas familiaux, sur les réseaux sociaux, les médias télévisées, dans les discussions politiques avec une argumentation très générale et remplie de clichés. Le débat n’avance pas. Voici un témoignage objectif, strictement factuel. Démarche réductrice mais plus crédible?
Ça devait se régler en un clic, finalement, c'est un couac qui mériterait des claques. Un gros hic dans l'enseignement numérique. Face au bis repetita du big bug, retour des blagues à gober d'un Blanquer qui va commencer à gamberger.
Selon le Rapport de l'OCDE sur l'école pendant la pandémie, la France n'est pas le seul pays à avoir maintenu l'école ouverte longtemps. Par contre elle fait partie des rares pays qui ne donnent pas la priorité aux enseignants pour la vaccination. Et se dessinent des choix pédagogiques français qui tous ciblent les minorités ethniques.
Professeure précaire d'Ile de France, j'ai comme contractuelle été appelée à remplacer des professeurs vulnérables en pleine crise sanitaire. J'ai vu mon contrat s'interrompre en février dans l'opacité la plus totale comme 5000 autres personnes. Aujourd’hui nos contrats sont renouvelés. Je suis estomaquée de la façon dont s’organise cette grande Institution qu’est l’Éducation Nationale. Témoignage.