La thématique du jour
Mise à mort des services publics : de l’Etat social à l’Etat fatal
Transferts d'enfants nécessitant de la réanimation, soignant·es découragé·es : face à « l'agonie de notre système de Santé », le médecin urgentiste Laurent Thines appelait ce weekend à « mettre fin au massacre » de l'hôpital public. Le Club dresse le tableau d'une déliquescence organisée, et face à un Etat-providence confisqué par « l'oligarchie financière » et ses velléités de libéralisation, puise un espoir dans une reconquête des services publics par les communs. Ou, à l'instar de la recension du beau livre de Nicolas Da Silva « La bataille de la Sécu », explore l'histoire de la « Sociale », qui s'était créée tout à la fois contre l'Etat et contre le capital, par une approche auto-organisée.
Dans un ouvrage passionnant et ô combien nécessaire par les temps qui courent, l'économiste Nicolas Da Silva revient sur l'Histoire de la Sécurité Sociale. Loin d'être le résultat d'un compromis national à l'issue de la seconde guerre mondiale, la « sécu » a toujours été un élément de lutte entre partisans de l'Etat Social et ceux ayant une approche auto-organisée : la Sociale.
En mars dernier, un collectif d’élu·es, de chercheurs, de militant.es associatifs, d’entrepreneurs et de décideurs publics publiaient dans le Monde l’appel « La société des communs offre un nouveau récit et un socle programmatique dont la gauche française doit de saisir ». Mais l'Etat-providence, entre les mains de l'oligarchie financière, ne reviendra plus. Au peuple de prendre le flambeau !
Vous, français, françaises, êtes loin de connaître l’état réel de vos hôpitaux et de savoir les drames humains qui s’y déroulent chaque jour. Dresser un état des lieux de la situation sur le terrain pour susciter une réelle prise de conscience de la gravité est un préalable à un sursaut citoyen pour ne pas accepter l'agonie de notre système de Santé.
Le 28 octobre dernier, le collectif Nos services publics a participé à la concertation sur les services publics organisée par le ministère de la transformation et de la fonction publiques. On n'en attendait pas grand-chose... Mais retour sur cette journée qui ne fait malheureusement que confirmer que rien ne changera.
Lors du dernier sommet mondial du G20 sur la santé, les responsables mondiaux de la santé semblaient avoir oublié l'une des leçons les plus coûteuses de la pandémie.
Nos dernières thématiques
Désastre écologique, travail forcé et conditions esclavagistes, corruption, droits humains foulés aux pieds : à l'approche du Mondial de foot au Qatar, les contributions du Club exposent le répertoire des des bonnes raisons de s'en passer. Si le boycott n'a de sens que collectif, ce « reliquat d’un ancien monde » reposant sur un système d'exploitation des plus vulnérables apparaît dans toute sa dimension d'anachronisme. Face à la grand-messe du capitalisme, l'apparition de ces résistances au coeur du débat public laisse entrevoir ses craquèlements.
Un ensemble d'organisations de lutte pour le climat, sous le nom de « No-Bullshit-Coalition », déplorant la lenteur de ce « ballet de tractations verbales codifiées » veulent « sauver les COPs du naufrage ». Afin que les citoyennes et citoyens prennent les choses en main, la coalition propose la mise en place d'une Convention Citoyenne Mondiale pour le climat, un nouvel organe « décisionnaire, inclusif et citoyen ».
« Madame la Présidente Yaël Braun-Pivet, allez-vous enfin sanctionner les propos homophobes du député Aurélien Pradié ? » Trois mois après les propos du député Les Républicains dans l'hémicycle sous-entendant que les singes devraient être couverts de honte à l’idée d’être assimilés à des hommes homosexuels, un ensemble de député·es de gauche demande que ce commentaire ne soit pas laissé sans conséquences. « Si aucune sanction ne devait être prise dans cette affaire, la honte serait surtout, cette fois, pour les institutions de la République. »
Suite à la publication par la Délégation aux Droits des Femmes du Sénat du rapport « Porno : l’enfer du décor », un collectif de 100 expert·es alerte sur les dangers du prohibitionnisme et propose une voie alternative fondée sur l’accès aux droits et à la santé des travailleurs·euses du sexe ainsi que sur l’éducation populaire, féministe et non moraliste à la vie affective et sexuelle.
La Revue Dessinée et Mediapart poursuivent leur collaboration éditoriale et vous invitent au lancement de leur nouvelle édition spéciale, « Le monde merveilleux d'Amazon », le mercredi 9 novembre à 19h aux Amarres, 24, quai d’Austerlitz, 75013 Paris.
Mediapart accompagne la sortie nationale de RIPOSTE FÉMINISTE, un film de Marie Perennès et Simon Depardon, avec un premier ciné-débat le mercredi 9 novembre à 20h30 au 3 Luxembourg. La séance sera suivie d'une discussion avec Valentine Oberti et Lenaïg Bredoux, journalistes à Mediapart.
La société d'histoire de la révolution de 1848 et des révolutions du XIXe organise chaque mois à la mairie du 18ème arrondissement de Paris une université populaire sur l'histoire des révolutions, dont le fil conducteur est l’émancipation. Huit séances sont programmées de novembre à juin.