Un homme moderne ! Le journal Le Monde de ce jour, titre « Napoléon était-il de droite ou de gauche ? » La question fait polémique chez les historiens. Ah !
[Archives] Tout cela semblait joué d’avance. C’était dit de longue date, ficelé, soigneusement empaqueté et prêt-à-consommer. 2021 serait l’année du bicentenaire de Napoléon Bonaparte, mort à Saint-Hélène le 5 mai 1821. C’était oublier que dans la France d’aujourd’hui, on ne saurait commémorer en rond, entre soi, comme avant en somme, comme si cette société n’avait pas changé et comme si le roman dit national pouvait encore s’identifier aux fables édifiantes. Par Loïc Céry et Louis Sala-Molins.
[Archives] Le 5 mai 2021, E. Macron célèbrera le bicentenaire de la mort de Napoléon avant d’aller se recueillir quelques jours plus tard devant le monument érigé dans les jardins du Luxembourg en l’honneur des esclaves qui ont lutté puis arraché leur libération. Que l’indignité de ce «en même temps» commémoriel échappe à ses concepteurs en dit long sur les rapports qu’ils entretiennent avec ce passé. Il est des honneurs accordés à certains personnages qui déshonorent celles et ceux qui les rendent.
Alors que se prépare à la Villette l’exposition nationale célébrant Napoléon, c’est en poésie que se raconte ici sa politique coloniale cruelle dont on nous laisse tout ignorer. Cette contribution hardie et piquante du genre poétique à l’histoire coloniale tâche de rendre à ce savoir sa portée captivante, pour saisir la colonialité de notre société, là où mots, rythme et imagerie se fondent.
Une date, un lieu et un silence. Nous sommes le 18 novembre 1803, à Vertières, en Haïti. Le silence, c’est celui de l’historiographie française. C’est à ce silence que s’est intéressé Jean-Pierre Le Glaunec dans L’armée indigène. La défaite de Napoléon en Haïti édité par les éditions Lux.