Depuis plus d'un an, les hôpitaux se réorganisent autour du coronavirus, au détriment des patients non-Covid. Cette épidémie révèle les failles de notre système de santé, fragilisé par la tarification à l'acte. Ce mode de financement a des conséquences désastreuses pour les patients de l'hôpital public, aux urgences comme dans les services, où la maltraitance institutionnelle est omniprésente.
Il s'agira dans ce texte d'aborder la manière dont les habitus produisent des rapports aux soins différents, des visions du corps et de la santé différentes.
Ce n'est pas parce que, en tant que citoyens respectueux des lois, il nous faut faire ce qu'on nous commande, qu'il faut renoncer à le faire quand on ne nous le commande plus, surtout si cela peut nous rendre un peu de dignité.
En guise d’illustration de la mutation cérébrologique du champ de la psychiatrie et de la santé mentale, l'institut Montaigne et le site de FondaMental vantent une «radicalité» dans les décisions politiques à prendre. Radicalité fondée sur l'ubérisation de la psychiatrie.
[Archives] L'expression de « désertification » médicale, répétée ad nauseam renvoie à une certaine naturalité du phénomène, qui nous laisserait donc sans armes. Cependant, le drame qui se joue ici ne relève pas de problèmes naturels mais, bien au contraire, il est le résultat d'actions humaines et s'il y a « désertification » du territoire c'est bien par désengagement décidé par l’Etat.