La directrice du think tank iFrap, Agnès Verdier-Molinié, habituée des plateaux de radios et de télévision, cajolée par des journalistes friands de ses saillies contre les fonctionnaires et les impôts, publie un livre : On va dans le mur... On a droit à la panoplie habituelle de la propagande des ultra-libéraux : pas de réelle analyse de fond, mais thérapie de choc par une approche comptable, parsemée d'erreurs de calcul calculées.
Le refrain est bien connu désormais. Il est entonné chaque matin par des chroniqueurs radiophoniques convertis à la religion néolibérale, il est récité inlassablement par bon nombre de responsables et d’élus politiques désireux de maintenir en éveil leur électorat, il est inscrit en lettres d’or par les technocrates bruxellois au cœur du projet de traité transatlantique de libre échange, dit TAFTA : La croissance crée des emplois.
[Revue de Presse] Au départ, il y a une photo magique comme le sport sait en « fabriqué » pour le bonheur des photojournalistes. A l’arrivée, il y a un « remake people » ! Manque d’imagination ? Aux lecteurs de décider.
Pour le sociologue haïtien Laënnec Hurbon, la polémique qui enfle entre indépendantistes et historiens en Guadeloupe autour du Code noir pousse à s'interroger sur « une sorte de fondamentalisme (...) qui se mettrait peu à peu en place au cœur du mouvement nationaliste », auquel il suggère de riposter par « une franche ouverture aux autres pays de la Caraïbe » qui « pourrait favoriser une sortie du rapport duel à la France ».
Les algarades en Guadeloupe autour des diverses lectures politiquement possibles de la traite et de l’esclavage des Noirs et de leurs légitimations juridiques prennent de l’ampleur. Après être resté silencieux, Louis Sala-Molins, professeur émérite de philosophie politique des universités de Paris l et Toulouse 2, très souvent vilipendé comme étant, par ses écrits, à l’origine d’une lecture “trop dure” et, en fin de comptes, “ historiquement irrecevable” du Code Noir, répond à ses détracteurs.